Politique
Entretien

Théo Clément : "La Corée du Nord est le plus pauvre des pays développés"

Anciens timbres de la délégation olympique nord-coréenne. (Source : China Daily)
Anciens timbres de la délégation olympique nord-coréenne. (Source : China Daily)
La Corée du Nord devrait donc envoyer une délégation aux Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, le mois prochain. Cette diplomatie du patin s’accompagne d’une reprise du dialogue. Après des mois d’escalades, d’invectives et de guerre des boutons, Séoul et Pyongyang se parlent à nouveau. Un rendez-vous a été fixé ce mardi 9 janvier au village de la trêve de Panmunjom pour les premiers « pourparlers de haut niveau » en un peu plus de deux ans. Pour Théo Clément, Kim Jong-un sort ainsi grand vainqueur des tensions. Il faut changer de logiciel sur la Corée du nord explique ce doctorant à l’école normale supérieure de Lyon, à l’Université de Vienne et ancien professeur à l’Université pour la Science et la Technologie de Pyongyang qui rappelle la phrase de l’universitaire japonais Mitsuhiro Mimura : « la Corée du Nord est aujourd’hui le plus pauvre des pays développés ». Entretien.

Contexte

Au jeu du « qui a le plus gros bouton ? », c’est donc Kim Jong-un qui rafle la mise. Même chose au jeu du « qui a le plus de toupet » ? Le dirigeant nord-coréen est parvenu à imposer son timing au président américain, qui apparait désormais comme un suiveur. Suite à la proposition d’envoi d’une délégation nord-coréenne aux Jeux Olympiques en Corée du Sud, Donald Trump s’est déclaré en effet ce week-end, « absolument » disposé à passer un coup de fil à Pyongyang.

Dans sa marche stratégique et malgré les pressions américaines, Kim junior ne s’est jamais départi de son sourire. Du coup, le « feu et la fureur » ont, sinon changé de camps, du moins été renvoyés du côté de Washington. Make North Korea Great Again. Aidé par Donald Trump, le régime nord-coréen est passé maître en matière de relations publiques.

Plus ouverte aux journalistes que la région autonome du Tibet, la Corée du Nord a multiplié les invitations aux médias étrangers ces dernières années. 70 confrères ont pu ainsi assister au lancement « d’un satellite d’observation » en avril 2012, premier d’une longue série de tests balistiques qui ont conduit à la maîtrise de l’arme nucléaire. 130 journalistes étaient encore conviés au Congrès du Parti des travailleurs en mai 2016.

Le cocktail, nouvelle piste de ski et tirs de fusées, a semble-t-il produit son effet. La Corée du Nord alterne l’usage de sa puissance douce et celui des menaces.

Au final, on n’en sait toujours aussi peu sur les conditions de vie des Nord-Coréens, mais après de longs mois d’impasse diplomatique, un nouveau rayon de soleil semble percer dans les relations inter-coréennes.

Théo Clément, doctorant à l'ENS de Lyon et ancien professeur à l'Université pour la Science et de la Technologie à Pyongyang. (Crédits : Stéphane Lagarde, Asialyst)
Théo Clément, doctorant à l'ENS de Lyon et ancien professeur à l'Université pour la Science et de la Technologie à Pyongyang. (Crédits : Stéphane Lagarde, Asialyst)
La participation d’une délégation nord-coréenne aux Jeux d’hiver de Pyeongchang en Corée du Sud doit être discutée ce mercredi 10 janvier au siège du Comité International Olympique à Lausanne. Est-ce que cette annonce formulée par Kim Jong-un lors de son discours du nouvel an vous a surpris ?
Théo Clément : Traditionnellement, le discours du 1er janvier évoque les relations de Pyongyang avec le Sud. Cette main tendue de Kim Jong-un n’est donc pas surprenante en soi. Ce qui peut étonner en revanche, c’est qu’elle arrive à un moment de très fortes tensions dans la péninsule. Kim Jong-un tente d’enfoncer des coins dans l’alliance américano-sud-coréenne. C’est un moyen d’isoler une question particulière (en l’occurrence celle des Jeux Olympiques) dans un contexte particulier qui est celui du dialogue Nord-Sud. Et cela en mettant totalement de côté les États-Unis.
Kim Jong-un répond finalement à la main tendue de son homologue sud-coréen…
C’est sûr qu’il fait un très beau cadeau au président sud-coréen. Après être arrivé au pouvoir en disant qu’il allait réconcilier les deux Corées, Moon Jae-in a parfois été perçu comme un président faible. Aujourd’hui, Kim Jong-un lui offre l’idée d’un rapprochement sur un plateau. Moon Jae-in est suffisamment intelligent pour s’en saisir. Du coup, sa popularité a fait un bond en trois jours, pour atteindre 72 % d’opinions positives.
C’est presque un « ouf » de soulagement du côté de Séoul, semble-t-il. Les Sud-Coréens, chose rare, étaient inquiets de la tournure des événements ces derniers mois, et en particulier des gesticulations de Donald Trump…
Kim Jong-un est parvenu à séparer la question Nord-Sud traitée directement avec Séoul, de la question nucléaire qui fait l’objet d’un bras de fer avec les États-Unis.
Du côté de Pyongyang en tous cas, rien n’a changé. Les Nord-Coréens sont cohérents dans leur politique. Il y a une différence de degré, mais pas de nature entre la stratégie menée par Kim Jong-un et celle de son père Kim Jong-il. L’incertitude vient donc des États-Unis, et d’un président américain disons peu fiable. Or le manque de fiabilité chez quelqu’un qui dispose selon ses propres dires d’un « gros bouton » sur son bureau, c’est forcément inquiétant. Et l’autre problème, c’est que les Sud-Coréens sont devenus inaudibles sur la question du nucléaire. Kim Jong-un est parvenu à séparer la question Nord-Sud traitée directement avec Séoul, de la question nucléaire qui fait l’objet d’un bras de fer avec les États-Unis.
Certains en Corée du Sud, notamment parmi les universitaires, disent souhaiter aujourd’hui la mise en place d’un programme de dissuasion nucléaire…
Les Sud-Coréens ont la technologie et le savoir-faire nécessaire au développement d’un tel programme. Pour Séoul, ce n’est pas un défi technologique, c’est une décision politique. La question étant de savoir si les Sud-Coréens sont les premiers menacés par la bombe atomique nord-coréenne ? Personnellement, je ne le pense pas. Pyongyang n’a jamais associé la question de la réunification à celle du programme nucléaire. Les Nord-Coréens considèrent la Corée du Sud comme leur pays occupé par les Américains. On ne voit donc pas pourquoi ils iraient raser une partie de ce qu’ils considèrent comme leur territoire. Je comprends qu’ils se sentent menacés, mais je ne vois pas ce qu’apporterait la bombe à la Corée du Sud. Et puis on a vu la réaction épidermique de la Chine, quand la Corée du Sud a déployé le THAAD [système antimissile américain, NDLR].
La présidence précédente en Corée du Sud avait fait fermer le complexe industriel de Kaesong. Est-ce que ces signes d’apaisement signifient un retour à la politique du « soleil qui brille », la fameuse Sunshine Policy, du côté de Séoul ?
Pour l’instant, on n’en est pas encore là. Le président Moon Jae-in s’est déclaré favorable à une reprise de la coopération économique avec le Nord et des diplomates travaillent à cette possibilité. En même temps, cette coopération a été rendue très difficile en raison des sanctions économiques renforcées suite aux essais nucléaires et balistiques de Pyongyang. Si les deux capitales décident de rouvrir la zone industrielle de Kaesong, cela ira probablement à l’encontre de l’embargo sur la Corée du Nord. Il faudra peut-être réfléchir à des aménagements et les États-Unis risquent de ne pas être d’accord. En attendant, le fait d’envoyer une délégation nord-coréenne aux JO dépasse ici le stricte cadre du sport. Le négociateur choisi par Pyongyang est le colonel Ri Son-won, autrement dit le secrétaire général du comité pour une réunification pacifique de la péninsule et membre de la commission diplomatique de l’Assemblée Populaire Suprême. Si Pyongyang avait voulu déléguer un spécialiste des questions sportives, c’est le directeur du comité olympique qui aurait été choisi. C’est pour moi le signe que le régime nord-coréen entend aller plus loin.
C’est une bonne séquence pour Kim Jong-un ?
Kim Jong-un profite d’une diplomatie américaine complètement dans les choux
Kim Jong-un sort effectivement grand vainqueur de ces derniers mois de tensions. C’est facilité par le fait que la Chine est assise entre deux chaises, par la faiblesse du gouvernement sud-coréen, et le fait que les Japonais qui n’ont plus leur mot à dire. Enfin Kim Jong-un profite aussi d’une diplomatie américaine qui est complètement dans les choux.
Les États-Unis ont-ils sous-estimés les capacités nucléaires de la Corée du Nord ?
On s’est longtemps moqué de la Corée du Nord en disant que leurs fusées explosaient sur les pas-de-tir, maintenant cela ne fait plus rigoler personne. Ils ont des ingénieurs et des scientifiques de très haut niveau.
Ce qui est sûr, c’est que les diplomates américains ne s’attendaient pas à une avancée aussi rapide. Les chercheurs sont encore à se demander comment ils ont fait pour aller aussi vite. Il y a plusieurs théories sur le sujet. La production de carburant pour les fusées a peut-être été réalisée de manière domestique, alors qu’on pensait qu’ils l’importaient. Et s’ils sont capables de produire du carburant, ils peuvent produire d’autres matériaux sensibles et cela a pu accélérer le programme. Il y a un gros brouillard sur le sujet. Cela contribue en tous cas à rendre les sanctions peu efficaces, sachant qu’on ne sait pas exactement ce qu’ils parviennent à produire en interne. On s’est longtemps moqué d’eux en disant que leurs fusées explosaient sur les pas-de-tir, maintenant cela ne fait plus rigoler personne. Ils ont des ingénieurs et des scientifiques de très haut niveau.
Le régime nord-coréen semble être parvenu à ses fins sur le plan nucléaire, il est aussi doué en matière de communication. Le nucléaire monopolise le débat, et on oublie de parler de la nature du régime ou du quotidien des habitants…
Le nucléaire monopolise tout l’espace de réflexion. J’ai un collègue qui est anthropologue et qui souhaitait travailler sur les villages de pêcheurs. Tout le monde lui dit : ça n’existe pas les villages de pêche en Corée du Nord !
Oui, et on le mesure à tous les niveaux. Je le vois par exemple dans la recherche universitaire. Si demain je fais un projet de recherche qui ne parle pas de la bombe atomique, cela risque de ne pas intéresser grand monde. J’ai un collègue qui est anthropologue et qui souhaitait travailler sur les villages de pêcheurs. Tout le monde lui dit : ça n’existe pas les villages de pêche en Corée du Nord ! On a tendance à oublier que c’est aussi un pays avec des universités, des principes démographiques et des caractéristiques anthropologiques qui sont celles de tous les États. On ne voit toujours pas la Corée du Nord comme un vrai pays. La France est d’ailleurs particulièrement isolée sur la question nord-coréenne. Nous restons un des très rares pays à ne pas avoir reconnu la Corée du Nord en tant qu’État. Dans l’Union Européenne, nous sommes les seuls avec l’Estonie ! Au tournant des années 2000, des diplomates français avaient pris position en prônant cette reconnaissance. Il y avait alors un frémissement d’ouverture économique en Corée du Nord, et de nombreux pays européens ont alors voulu discuter avec Pyongyang. La France n’a pas suivi malheureusement. Nous disposons simplement d’un bureau de coopération composé de deux personnes, en charge des relations humanitaires et culturelles. On le regrette je pense aujourd’hui, car le contexte fait qu’il est difficile d’établir des liens maintenant.
Kim Jong-un lors du discours du nouvel an le 1er janvier 2018 (Copie écran : KCNA)
On est loin d’un François Mitterrand rendant visite à Kim Il-sung en février 1981…
Totalement. Si on regarde les dernières déclarations d’Emmanuel Macron ou de Jean-Yves Le Drian, on sent qu’il y a un manque de recul sur la situation. On suit encore de près les discussions du bloc occidental qui sont celles des États-Unis sur cette question.
S’est-on beaucoup trompé sur la Corée du Nord ?
On a longtemps regardé la Corée du Nord avec nos grosses lunettes de l’anticommunisme, ce n’était pas un pays de l’est comme les autres
Oui, car on a longtemps considéré qu’il s’agissait d’un pays du bloc de l’Est comme les autres. Or la Corée du Nord, ne l’a jamais été en fait. On a des travaux de chercheurs qui vont fouiller dans les archives russes ou des ex-démocraties populaires, et qui se rendent compte qu’il s’agit d’un régime socialiste certes, mais qui a sa propre idéologie et ses propres traits sociétaux. On a vu cela avec nos grosses lunettes de l’anticommunisme, mais c’est autre chose…
C’est quoi la Corée du Nord ? Une dynastie rouge ?
C’est un système proche des démocraties populaires, avec une transmission filiale du pouvoir. Et cela pour éviter la rupture qui s’est produite dans l’ex-URSS entre Staline (l’ami des Coréens) et Krouchtchev (le traître). Dans ses mémoires, Kim Il-sung explique que le peuple coréen a trouvé, au travers de cette transmission dynastique, une manière de garantir la continuité politique du régime et la légitimité du pouvoir en évitant le révisionnisme et le réformisme. Alors, évidemment c’est aussi du népotisme.
Parmi les clichés qui ont la vie dure sur la Corée du Nord, celui du « royaume ermite » : est-ce que les Nord-Coréens restent coupés du monde ?
Les Nord-Coréens savent très bien ce qui se passe ailleurs. Pour avoir eu de longues discussions avec mes étudiants, je me suis rendu compte qu’ils avaient certes leur propre angle de vue et un accès limité à la culture occidentale. C’est un pays où il y a une grosse asymétrie de l’information, mais cela ne les empêchent pas d’être informés sur ce qui se passe aux États-Unis ou très férus de culture française par exemple. Ils ont une connaissance parfois déroutante. Ils savent par exemple très bien comment fonctionnent les réseaux sociaux en Occident, sans y avoir jamais touché. La culture occidentale entre en Corée du Nord, soit filtrée par le régime, soit par petites touches, et elle finit par composer une sorte de mosaïque mentale de ce qui se passe dans le reste du monde.
Le régime de Kim Jong-un est-il stable ?
Même si les Nord-Coréens venaient à « manger de l’herbe » comme disait Poutine, le régime devrait tenir
Tout indique qu’il l’est. On peut supposer que même si la Chine demain était plus incisive sur la question des sanctions, même si Pékin fermait sa frontière, le régime nord-coréen survivrait. La situation économique est plus solide qu’elle ne l’était pendant la famine des années 1990. Et même si des gens venaient à « manger de l’herbe » comme disait Poutine, le régime devrait tenir.
On a vu pourtant récemment la défection spectaculaire d’un soldat nord-coréen qui a traversé la zone démilitarisée sous les balles. Il y a eu encore la fuite au Sud de serveuses de restaurants nord-coréens en Chine, ou celle du numéro deux de l’ambassade nord-coréenne à Londres
Il y a effectivement l’histoire de ce jeune soldat qui faisait son service militaire et qui apparemment était arrivé à ses cinq ans dans l’armée. Il était donc à mi-chemin de la fin de son service, un moment où se joue les perspectives de carrières. Est-ce qu’on lui a dit qu’il allait encore stagner pendant cinq ans avant de retourner travailler à la campagne ? De toute façon, cela reste un cas extrêmement rare. Globalement, le nombre des transfuges est en recul depuis l’accession au pouvoir de Kim Jong-un. C’est d’ailleurs un bon indicateur de la situation économique du pays. On n’est plus du tout dans la situation des années 1990. Il y a cet universitaire japonais, Mitsuhiro Mimura, qui va souvent en Corée du Nord. Il connaît très bien le pays et dit que « la Corée du Nord est le plus pauvre des pays développés ». L’économie nord-coréenne s’est largement améliorée ces dernières années, avec un régime qui ne cherche pas à se spécialiser, mais au contraire à produire la plus large palette de biens agricoles et industriels possibles de manière à rester autonome.
Avec des grands projets mis en avant par le régime…
La Corée du Nord est une sorte d’escalier de montagnes. Plus vous allez vers le Nord et plus vous prenez de l’altitude. Il faut donc laisser circuler les biens, car vous ne pouvez pas tout produire au même endroit.
Oui, vous avez des projets phares comme la piste de ski du mont Masik ou la « rue du futur » à Pyongyang, mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Vous allez à la campagne et vous voyez qu’il y a de plus en plus de tracteurs qui fonctionnent, les routes sont en meilleur état, des villes se transforment… C’est lié aux politiques d’ouvertures, c’est lié aussi à la structure du marché intérieur nord-coréen. Pendant la famine des années 90, les Nord-Coréens ont dû apprendre à se débrouiller sans l’État. Il existe des réseaux plus ou moins informels, plus ou moins encouragés par les autorités. La Corée du Nord est une sorte d’escalier de montagnes. Plus vous allez vers le Nord et plus vous prenez de l’altitude. Il faut donc laisser circuler les biens, car vous ne pouvez pas tout produire au même endroit. La production agricole vient des côtes et du Sud par exemple, et il faut la ramener au centre.
Quel rôle jouent la Chine et les entreprises chinoises ?
Avec la Chine, vous avez des voies d’échanges légales, mais vous avez aussi beaucoup de réseaux gris ou illégaux. Cette économie informelle est plus ou moins encouragée par les Nord-Coréens, mais aussi par les Chinois qui cherchent à développer la « ceinture de rouille » du Dongbei regroupant les provinces du Nord-Est.
Où en sont les investissements chinois en Corée du Nord ?
En 2002, le mouvement de réforme sous Kim Jong-il a entraîné une vague d’investissements chinois en Corée du Nord. Seule une entreprise chinoise était présente dans le pays à la fin des années 90. Aujourd’hui, elles sont autour de 120. En revanche, depuis 2015 on note un recul de ces investissements en raison de la montée des tensions. On ne sait pas si les Chinois ne prennent plus cela en compte dans leurs statistiques et donc camouflent leurs échanges avec la Corée du Nord, ou si cela correspond à une réalité.
Sur un plan plus diplomatique, à quel jeu joue Pékin vis-à-vis de Pyongyang ?
Pékin se retrouve dans un porte-à-faux diplomatique extrêmement complexe. Les Chinois sont enfermés dans un attentisme destiné à sauvegarder la stabilité de la situation. Ils disent qu’ils mettent en place des sanctions, mais les camions de manière autorisée ou non continuent de circuler sur le fleuve Yalu [à la frontière sino-nord-coréenne, NDLR]. Les Chinois ont de toute façon bien compris que mettre la pression sur la Corée du Nord n’était pas la solution. Pyongyang entend assurer la pérennité de ses structures politiques au travers de sa politique de dissuasion et une Corée du Nord isolée et affaiblie est plus dangereuse qu’une Corée du Nord en forme économiquement.
Propos recueillis par Stéphane Lagarde
A propos de l'auteur
Stéphane Lagarde
Stéphane Lagarde est rédacteur en chef adjoint d'Asialyst. Grand reporter au Desk Asie de Radio France International, ancien correspondant à Pékin et Séoul, tombé dans la potion nord-est asiatique il y a une vingtaine d’années.
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