Société
Portraits de femmes

Coronavirus : quand les Chinoises montent au front contre la maladie et la censure

Une infirmière de l'hôpital Jnyintan à Wuhan enlève son masque après une journée de travail, le 16 février 2020. (Source : Chinatopix via AP)
Elles sont auteure, urgentiste, infirmière, journaliste ou chanteuse. Ces héroïnes chinoises modernes se battent contre les moulins à vent. Elles n’hésitent pourtant pas à se jeter dans la tourmente provoquée par la pandémie de Covid-19. Malgré les risques de représailles, oubliant leur corps, leur nom et leur réputation, ces femmes sont sur tous les fronts durant cette crise sanitaire et sociale.

Ton corps, tu oublies

Dès l’annonce de la quarantaine à Wuhan, le 23 janvier dernier, la ville vit une pénurie totale. Il manque des masques, des blouses de protection, des lits, des soignants. Plusieurs provinces répondent sans tarder à la demande des autorités locales pour des renforts humains. Beaucoup de médecins et d’infirmières quittent leur famille du jour au lendemain et traversent la Chine sans avoir la moindre idée de la durée de leur mission. Selon le China Daily, environ 42 000 « anges gardiens en blouse blanche » (baiyi tianshi, 白衣天使 en chinois) viennent prêter main-forte durant les 76 jours du confinement.
Cette mobilisation historique est louée au nom de la solidarité nationale. Début février, une vidéo montrant de jeunes infirmières de la province du Gansu se faisant tondre les cheveux circule sur Internet. Ces images, censées monter la détermination et le courage de ces guerrières des temps modernes, provoquent l’indignation. Certaines jeunes femmes sont en sanglots, l’une d’entre elles ose à peine jeter un regard à sa chevelure coupée, exhibée par le coiffeur. La vidéo s’achève avec une photo de groupe, sur laquelle toutes ces femmes lèvent le poing, souriantes et fières de leur nouvelle coupe.
Capture d'écran montrant les infirmières de la province du Gansu qui s'apprêtent à partir pour Wuhan, début février (Source : Weibo/Gansu Daily )
Sur les réseaux sociaux, de nombreux commentaires font le parallèle avec les prisonniers chinois qui, jusqu’en 2004, devaient subir l’épreuve de la tondeuse. « Pourquoi ces jeunes femmes doivent-elles endurer ce geste ultime — la privation d’un symbole de féminité — quand des cheveux raccourcis auraient suffi pour respecter les conditions d’hygiène de leur mission ? », demandent les internautes. « Le fait de se porter volontaire ne suffisait-il pas à montrer leur enthousiasme ? »

Manque de serviettes hygiéniques

Cet épisode n’est qu’un début. Dans les médias officiels, on publie la photo d’une infirmière à la combinaison blanche bombée au niveau du ventre. Enceinte de neuf mois, elle a choisi de continuer le travail. Au panthéon des louanges, elle rejoint deux autres soignantes : l’une a repris son poste juste après son accouchement, l’autre après… une fausse couche. Ces histoires relayées en permanence dans les journaux doivent mettre en exergue l’esprit de sacrifice inhérent aux femmes, sans se soucier du carcan très lourd qui pèse sur leurs épaules. Beaucoup considèrent que c’est leur rôle et leur devoir.
Début février, une femme prénommée Stacey, lance une campagne sur Internet pour livrer des protections hygiéniques au personnel féminin des hôpitaux. Son initiative est remarquée par les 1 300 infirmières de l’hôpital Jinyintan de Wuhan, qui lui commandent plusieurs colis. La jeune femme sollicite ensuite l’hôpital central de la ville. « Après plusieurs relances, un homme de la direction m’a répondu : Nous n’en avons pas besoin », explique-t-elle le 15 février sur son blog.

« Ce n’est pas très élégant de parler de ces choses-là »

Le 17, elle ajoute : « J’ai reçu des appels de plusieurs personnes de l’hôpital. Ils me demandent de supprimer mes messages, parce que ce n’est pas très élégant de parler de ces choses là. » Est-ce le rôle d’un directeur masculin de refuser le don de serviettes qu’il ne juge pas nécessaires chez ses collègues femmes ? Le même jour, les téléspectateurs du JT national découvrent avec stupeur l’interview d’une infirmière de Wuhan qui évoque sa journée longue et épuisante. « En plus, j’ai mes règles en ce moment », ajoute la jeune femme. Mais la phrase a été coupée au montage. Cette société puritaine et patriarcale n’est-elle pas prête à entendre le mot « règles » ? Doit-elle dénigrer les efforts physiques et mentaux déployés par les femmes pour atténuer les inconvénients provoqués par leur utérus tous les mois?
Il faut dire que dans la représentation collective chinoise, ce corps de femme, gênant et répugnant, s’adapte mal à l’héroïsme masculinisé promu par la propagande, notamment durant cette guerre contre le Covid-19. L’individualité est encore une notion trop abstraite dans un monde où chacun doit se conformer à la ligne de conduite collective. Constat ironique : pour la première fois, le cycle menstruel a été démythifié, devenant un sujet de conversation du grand public durant cette crise sanitaire.

Han Hong, une star à l’aide de Wuhan

Elle n’a pas de silhouette fine ni un visage ovale, comme le veulent les canons de beauté chinois, mais elle possède une voix puissante. Cela a suffi à Han Hong (韩红) pour devenir une star de la chanson. Originaire du Tibet et membre du Parti communiste – deux caractéristiques qui figurent dans toutes ses biographies – cette chanteuse de 48 ans a gagné en 1995 un concours organisé par la chaîne nationale CCTV. Elle fait carrière dans le monde du spectacle et profite de son nouveau confort financier pour s’investir dans des œuvres caritatives. En 2008, elle donne des sommes importantes aux victimes du séisme du Sichuan. Quatre ans plus tard, la « Han Hong Love Charity Foundation » est enregistrée à Pékin. Selon son rapport d’activité 2018, la fondation a récolté plus de 22 millions de yuans de dons (près de 3 millions d’euros), un montant significatif pour une année sans catastrophe en Chine.
Han Hong, chanteuse et fondatrice d'une fondation caritative (Source : Han Hong Love Charity Foundation)
L’organisme fonctionne comme une entreprise avec des salariés. Il publie chaque mois sur son site les noms des donateurs, parmi lesquels des entreprises et des personnalités connues, et les montants reçus. Han Hong a fait de la transparence une valeur centrale et affirme pouvoir « fournir une facture pour tous les achats, même pour un paquet de nouilles instantanées ».
Le 25 janvier, Han Hong arrive à Wuhan avec des camions remplis de produits de protection et de première nécessité. Suite à un appel aux dons, sa fondation annonce avoir levé, au 4 février, plus de 300 millions de yuans (environ 40 millions d’euros). De quoi faire pâlir la Croix-Rouge chinoise, organisme public souvent critiqué pour sa paralysie bureaucratique et son opacité. La division de la province du Hubei dont le siège est à Wuhan, est étrillée sur les réseaux sociaux pour un ensemble d’erreurs portant sur la distribution de masques et de produits alimentaires.

Les déboires de la Croix-Rouge chinoise

Créée en 1904, bien avant la République populaire, la Croix-Rouge chinoise est une structure publique aussi tentaculaire que bureaucratique. Son existence a été jalonnée d’accusations de mauvaise gestion et la crise sanitaire actuelle l’a encore montré. Plus de 300 tonnes de légumes offerts par la province du Shandong à Wuhan n’ont pas été distribués comme prévu dans les différents quartiers de la ville. La Croix-Rouge de Wuhan les a vendus. Plusieurs hôpitaux ont également dénoncé des erreurs majeures dans la distribution de masques. Pour les donateurs, les procédures sont très complexes, certains voyant même leur contribution refusée par la Croix-Rouge pour cause d’affranchissement postal insuffisant. Le 4 février, la direction centrale de l’organisme a limogé les trois plus hauts cadres de son bureau du Hubei.

Faire profil bas

À l’inverse, la fondation de Han Hong s’en voit d’autant plus valorisée. Le président de la Fédération des Organismes caritatifs chinois, Zheng Gongcheng, ose même la comparaison : « Il existe un fossé entre le fonctionnement de ces structures et leurs actions sur le terrain. Face à la défiance publique grandissante, l’opacité de la gestion, la lourdeur administrative et enfin le manque de réactivité en cas d’urgence, beaucoup de ces structures ne sont pas en mesure de répondre aux demandes publiques… Quand notre pays vit une catastrophe sanitaire comme en ce moment, nous avons compris qu’il faudrait plus de structures comme la fondation de Han Hong, qui coordonne l’ensemble des actions avec efficacité. »
La chanteuse va-t-elle en tirer une quelconque gloire ? Pas vraiment. En Chine, l’exposition médiatique peut être dangereuse, surtout si elle fait de l’ombre aux instances officielles. Dès lors que les scandales de la Croix-Rouge chinoise se succèdent, Han Hong comprend très vite qu’il est temps de se retirer pour ne pas s’embourber dans la fange. Elle disparaît soudainement des caméras et publie une photo d’elle alitée quelques jours plus tard, laissant penser qu’elle est malade. A-t-elle reçu des consignes du Parti ? On ne le saura jamais. Mais c’est sa manière de pouvoir maintenir sa fondation et continuer de lever des fonds. Au mois d’avril, sa fondation annonce avoir collecté au total 500 millions de yuans (70 millions d’euros) de dons.

Ai Fen, celle qui « distribue les sifflets »

« Tenez-vous bien, je vous ai préparé une bombe », écrit le 9 mars sur son micro-blog Weibo la journaliste Gong Jingqi (龚菁琦), du magazine Renwu (人物, « Portrait »). Elle annonce l’interview de la responsable des urgences de l’hôpital central de Wuhan, à paraître le lendemain. Dans cet article, Ai Fen (艾芬), directrice du service depuis 2010, raconte son histoire, celle d’un des premiers médecins à avoir été confronté au nouveau coronavirus. Tout commence le 16 décembre 2019, lorsqu’un homme de 65 ans franchit la porte de son hôpital. Le patient présente une forte fièvre et la radio montre une zone grise diffuse au niveau des poumons. Les médicaments anti-viraux ne donnent aucun résultat et le 22 décembre, il est transféré au service des maladies infectieuses de l’hôpital Jinyintan. Après plusieurs recherches, Ai Fen découvre que ce patient est un livreur du marché de Hua Nan, connu pour ses fruits de mer et sa viande d’animaux sauvages.
Photo d'Ai Fen publiée dans le magazine Renwu, le 10 mars 2020
Cinq jours plus tard, elle reçoit un autre patient d’une quarantaine d’années qui souffre de fièvre et de difficultés respiratoires. Le matin du 30 décembre, elle découvre le résultat des analyses : « infection par un coronavirus inconnu, similaire à celui du Sras ». Après l’avoir souligné au stylo rouge, elle prend une photo et la partage sur le groupe Wechat des médecins de son service. L’un d’entre eux s’appelle Li Wenliang, jeune ophtalmologiste qui contribuera à révéler l’information au grand public, avant de décéder du Covid-19 un mois plus tard.

Convoquée par sa direction

Entre-temps, quatre autres personnes travaillant au marché de Hua Nan ont été admises à l’hôpital. Au 1er janvier dernier, sept patients au total souffrent de cette mystérieuse pneumonie d’origine infectieuse. Ai Fen décide d’aller voir son responsable pour l’alerter sur l’hypothèse d’une contamination massive, voire même d’une transmission inter-humaine, et suggère de renforcer la protection de ses collègues. Elle est convoquée par la direction de l’hôpital pour un entretien le lendemain.
Selon ses mots, relatés par la journaliste de Renwu, Ai Fen se voit reprocher d’avoir « diffusé une rumeur » et commis « une erreur professionnelle sans précédent et extrêmement sévère ». Elle est la personne par qui tous « les malheurs » sont arrivés. La quinquagénaire assume pourtant ses actes : « Je ne suis pas une lanceuse d’alerte, mais plutôt celle qui a distribué les sifflets. »
Les réprimandes exactes, reçues lors de cet entretien, restent inconnues, mais Ai Fen raconte sa vie bouleversée : les nuits sans sommeil, son mutisme, les malades affluant dans les hôpitaux, ses collègues infectés par négligence et leur décès. Elle évoque aussi le remords de s’être tue pendant ces deux semaines cruciales, durant lesquelles Wuhan vivait dans l’insouciance totale : « Si j’avais su ce qui allait se passer, j’en aurais parlé à tout le monde, peu importe les remontrances. »

Censuré le jour-même

Cet article de plusieurs pages aura vécu moins de douze heures sur Internet. Il est censuré le jour-même, au moment où le président Xi Jinping se rend à Wuhan pour la première fois depuis le début de l’épidémie. Les internautes chinois se lancent alors dans une vaste opération de contournement de la censure, aux airs de révolution numérique. L’article est traduit et publié dans toutes les langues étrangères, mais aussi dans des écritures beaucoup plus difficiles à détecter par les radars du gouvernement : hiéroglyphe, braille, emoji, ossécaille, morse et même QR code ! Une tour de Babel des temps modernes. S’y ajoute un slogan revendicatif : « Pour que la génération future puisse s’exprimer librement en chinois ! »
Traduction de l'article de Renwu en écriture ossécaille (Jiaguwen, 甲骨文). Ces caractères étaient utilisés du XVe siècle au Xe siècle av. J.-C.
Nous ne savons pas quel motif a poussé Ai Fen à raconter son histoire à la journaliste de Renwu, puisque toutes les deux « ont disparu » aussi vite que l’article. Le compte Weibo de la reporter est resté figé au 9 mars, et Ai Fen n’a plus donné de nouvelles jusqu’au 14 avril, jour où elle apparaît sur une vidéo devant l’hôpital, en blouse blanche. « Je vais bien et je continue à travailler, ne vous inquiétez pas », affirme-t-elle avec une voix radieuse.

Fang Fang : « J’écris contre l’oubli »

On n’a pas fini d’entendre parler d’elle. Fang Fang (方方) est l’auteure d’un journal écrit pendant le confinement à Wuhan. Elle est aujourd’hui la cible privilégiée des nationalistes chinois depuis l’annonce d’une future parution en anglais et allemand de son « Journal de Wuhan ».
Les chroniques de Fang Fang ont commencé le 23 janvier 2020. L’écrivaine de 65 ans, primée à plusieurs reprises en Chine, décide de noter tout ce qu’elle entend dans son entourage et ce qu’elle voit de sa fenêtre. Au fil du temps, sa plume devient une critique ouverte et acérée de la bureaucratie, et exprime une compassion envers la population endeuillée par le Covid-19. Le 17 février, le traducteur américain Michael Berry lui propose d’adapter ses textes en anglais. Après un premier refus, elle finit par accepter.
L'écrivaine Fang Fang. (方方) (Source : journal de Fang Fang)
« Il y a eu plusieurs propositions d’éditeurs chinois au mois de mars, mais ils ont tous abandonné l’idée de publier mon journal après avoir reçu des menaces de l’extrême gauche chinoise », affirme-t-elle le 13 avril dans une interview à Scholar (un compte public sur WeChat). Elle dénonce « un parfum de Révolution culturelle sur l’Internet chinois ». « On m’accuse de trahison ou de créer des rumeurs, on me reproche d’avoir donné des armes aux étrangers et d’avoir l’intention de piéger notre pays. Ma façon de noter ce que je sais de l’épidémie à Wuhan est assez modérée. Si ce pays ne tolère même pas mon journal comme un mode d’expression normal, alors tout le monde devrait avoir peur. »

« Terreau fertile de l’extrême gauche chinoise »

* »Funérailles molles » de Fang Fang est paru en français en 2019 aux éditions de l’Asiathèque dans une traduction Brigitte Duzan et Zhang Xiaoqiu.
Née à Nankin, scolarisée à Wuhan, elle vit depuis 60 ans dans cette ville de onze millions d’habitants. Elle a été ouvrière, journaliste, puis écrivaine. En 2007, elle a été élue présidente de l’Association des écrivains de la province du Hubei, un poste rémunéré par l’État. En 2016, son dernier roman Funérailles molles (Ruanmai, 软埋)sort en Chine*. Il raconte l’histoire d’une femme qui a perdu toute sa famille pendant la réforme agraire des années 1950. Dans une interview donnée au New York Times en 2017, Fang Fang critique « le terreau fertile de l’extrême gauche chinoise ». Pour elle, certaines personnes souhaitent ouvertement une « nouvelle Révolution culturelle sur la Toile » (网络新文革, wangluo xin wenge). Elle dénonce déjà à l’époque le despotisme post-maoïste qui prône la censure absolue au nom du populisme.

Menaces sur ses soutiens

Le déchaînement des passions autour d’un journal écrit sous forme littéraire et par une auteure populaire est sans précédent en Chine. À entendre Fang Fang, le pays est divisé en deux. A la majorité silencieuse, qui lit et relit son journal comme une consolation après le drame, s’oppose une frange de la population poussée par un patriotisme exacerbé, qui s’estime trahie par son écriture. Ce n’est pas sans rappeler l’affaire Dreyfus. Ceux qui la défendent subissent des menaces, comme la professeure de lettres de l’Université du Hubei, Liang Yanping, qui fait l’objet d’une enquête par sa propre université, après avoir rédigé un article en faveur de Fang Fang.
À la fin d’avril, l’auteure publie plusieurs articles de suite pour faire baisser la pression. Dans cette nouvelle série intitulée « À propos de », elle s’explique : « Si je n’écrivais plus rien, une saleté deviendrait une tache indélébile. Je ne veux pas que cette tache s’incruste en moi. Pour ceux qui veulent entendre, et pour les autres qui ne veulent pas, je prends ma plume et tente de vous donner des explications. »
La compilation du journal de Fang Fang, traduit en Anglais
En attendant la version française (sortie prévue en septembre chez Stock), on peut lire déjà l’excellent article écrit par la sinologue Brigitte Duzan, ainsi que sa remarquable traduction de la réponse de Fang Fang à la lettre anonyme reçue d’un lycéen.

Exigence et alterité

Ces femmes, comme des milliers d’autres, se battent contre un directeur d’hôpital, comme les infirmières ; contre une structure publique, comme Han Hong ; contre un système de contrôle étatique, comme Ai Fen ; et contre une idéologie politique, comme Fang Fang. A contre-courant, ces femmes osent s’exprimer avec les moyens du bord dans un pays où la culture du débat et de la discussion fait défaut : par refus de se rendre complice d’une société de la soumission ; par courage de montrer faiblesse et peur dans un pays où la population est sous le diktat du sacrifice pour la nation ; par goût de prendre leurs distances avec la banalité et de déployer exigence et altérité ; et enfin par joie de se reconnaître dans l’impuissance de résister à sa propre conviction.
Par Tamara Lui, avec l’aide de Patrick Cozette

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A propos de l'auteur
Tamara Lui
Originaire de Hongkong, ancienne journaliste pour deux grands médias hongkongais, Tamara s'est reconvertie dans le documentaire. Spécialisée dans les études sur l'immigration chinoise en France, elle mène actuellement des projets d'économie sociale et solidaire.