Politique
Entretien

Si loin, si proche : Taïwan dans le sillage d’un chapitre olympique abouti

Agnès Pottier-Dumas, maire de Levallois-Perret.
Agnès Pottier-Dumas, maire de Levallois-Perret.
Agnès Pottier-Dumas, maire de Levallois-Perret, est âgée de 39 ans, l’une des plus jeunes de France. Elle succède à Patrick Balkany dont la gestion de la ville a été pour le moins contestée. Fille d’une DRH de France Telecom, son histoire est empreinte de fraîcheur et de dynamisme. « Mes parents cherchaient à acheter, nous sommes arrivés à Levallois il y a 25 ans, un peu par hasard, » confiait la jeune femme peu après son élection à un média français. La jeune mère de famille a su bouter les Balkany hors de son équipe. Elle le raconte sans détour. Après qu’elle a été́ choisie comme la successeure de « Patrick, » empêché par ses différentes affaires, elle lui avait vite fait comprendre qu’elle ne comptait lui laisser aucun rôle dans la nouvelle équipe municipale.
Madame Pottier-Dumas, le ministère taiwanais des Affaires étrangères vous a remis à la mi-avril, lors de votre visite à Taipei – sur laquelle étrangement les médias français ne se sont guère appesantis -, la médaille de l’amitié diplomatique en remerciement de vos efforts et de votre contribution à l’approfondissement de l’amitié entre Taiwan et la France. Pourriez-vous nous dire quelques mots à ce sujet et sur les circonstances amenant à cette marque d’estime particulière de Taïwan « l’île rebelle ? »
Agnès Pottier-Dumas : Tout commence à l’été 2024 à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris lorsque la délégation taïwanaise a été accueillie dans les infrastructures sportives de la Ville de Levallois afin qu’elle puisse s’entraîner dans les meilleures conditions. Levallois a mis en avant la qualité de ses infrastructures et de ses agents dans le but d’appuyer sa candidature afin d’accueillir des délégations étrangères. C’est dans ce contexte que la ville a été retenue comme « ville hôte, » c’est-à-dire capable d’accueillir les délégations dans des infrastructures bien fléchées. Nous avons donc été retenus au niveau français dans un catalogue mis à la disposition des délégations qui ont pu le consulter et choisir Levallois. Nous avons accueilli la délégation taïwanaise au même titre que d’autres délégations comme celles des États-Unis, de l’Australie et du Canada. Nous avons par ailleurs été très touchés par l’amabilité et la gentillesse de la délégation taïwanaise vis-à-vis des agents de la Ville de Levallois et des bénévoles qui avaient été mobilisés pour organiser leur accueil. De plus, leur délégation a été la seule à passer du temps avec les sections sportives de Levallois, où des jeunes adolescents ont pu échanger au-delà de quelques mots, en jouant avec les sportifs taïwanais, au badminton par exemple. Ainsi, nous sommes très fiers d’avoir pu, à notre échelle, aider les athlètes taïwanais à remporter sept médailles aux Jeux Olympiques et cinq aux Jeux Paralympiques.
L’assistance logistique et l’hospitalité offertes par votre municipalité aux athlètes taiwanais lors de la parenthèse olympique 2024 mérite comme il se doit d’être saluée. J’imagine que cette décision de bon sens s’inscrivant dans le plus pur esprit olympique n’a pas été du goût de tout le monde, au niveau national et extérieur notamment ?
Je n’ai pas reçu de menace de la part de Pékin. Lorsque nous avons reçu la demande de l’Ambassadeur de Taïwan en France de l’époque, Monsieur François Wu, mes équipes ont d’abord été sur leurs gardes en raison de la situation géopolitique complexe de Taïwan et de la Chine. Toutefois, j’ai voulu que l’on réponde favorablement à leur demande en affirmant la légitimité de Taïwan de pouvoir bénéficier des infrastructures au même titre que les autres délégations. Dès lors qu’elle participe aux Jeux Olympiques, il fallait que l’île puisse être accueillie dans les mêmes conditions que tout le monde. C’est pourquoi j’ai validé la venue de Taïwan dans nos infrastructures en les traitant de la même façon que les autres délégations olympiques. En effet, j’ai organisé un accueil officiel, une signature de convention pour la mise à disposition gracieuse de nos locaux et l’accueil de la délégation avec le drapeau taïwanais, qui était par la suite affiché sur la façade de notre Palais des Sports, aux côtés des autres pays accueillis. Après avoir validé la proposition, je l’ai soumise au conseil municipal qui l’a votée à l’unanimité. En remerciement de notre appui en faveur de la délégation sportive taïwanaise placée au même niveau que les autres délégations, le ministère de l’Éducation et des Sports taïwanais a annoncé un partenariat et notamment des bourses, qui s’inscrivent dans deux programmes : la Huayu Enrichment Scholarship et le Taiwan Scholarship Program, pour les Levalloisiens souhaitant étudier à Taïwan. Les étudiants âgés de dix-huit ans et plus, possédant le bac et étant en études supérieures, peuvent désormais bénéficier de cette opportunité afin d’étudier le mandarin ou suivre une formation diplômante, peu importe leur domaine d’étude. Le programme que nous sommes venus signer est la « Convention Éducation » et prend en charge tous les frais de scolarité, sous forme de bourse, ainsi que les frais d’hébergement, favorisant donc les mobilités pour les étudiants qui peuvent postuler dans l’école de leur choix à Taïwan.
* Rappelons ici à nos lecteurs qu’à l’exception de douze Etats, le concert des nations ne reconnaît pas Taïwan comme un pays indépendant mais comme une province chinoise, pour le plus grand plaisir de Pékin.
A titre personnel, quel regard portez-vous sur le statut « complexe » de Taiwan dans le monde contemporain* entre velléités légitimes d’indépendance démocratique et d’inclusion à part entière dans la communauté internationale, réalité matérielle** et résistance toutes voiles dehors de la Chine continentale ?
** En 2025, l’économie taiwanaise occupe le 25e rang mondial au niveau du PIB
Je pense que le statut « complexe » de Taïwan peut être contrebalancé grâce à son soft power, c’est-à-dire sa puissance d’influence, notamment dans le secteur des hautes technologies. À l’heure actuelle, Taïwan domine le marché mondial des semi-conducteurs et représente 63% des capacités mondiales de fonderie des semi-conducteurs, sachant que cette part de marché atteint 90% pour les systèmes les plus avancés de 5 nanomètres, principalement utilisés dans le domaine militaire et de l’intelligence artificielle. L’île est donc un acteur incontournable sur la scène internationale en matière d’industrie de haute technologie et c’est ce qui constitue sa force principale : sa capacité à avoir de l’influence sur la scène internationale malgré la menace chinoise. Par ailleurs, l’île peut compter encore sur le soutien officiel de douze pays dans le monde, parmi eux le Tuvalu dont la délégation présidentielle partageait notre hôtel dans le cadre de notre déplacement.
* Des manœuvres militaires chinoises massives étaient notamment organisées autour de Taïwan tout début avril.
Lors de votre récent séjour dans l’ancienne Formose, en marge de vos diverses visites et entretiens, avez-vous perçu dans le discours et l’attitude de vos hôtes taiwanais quelques craintes ou fébrilité particulières quant à la posture combative de la Chine* et au niveau de la relation Taipei-Washington, sous le jour erratique, incertain, imprédictible d’une administration Trump 2.0 ?
Non. Lors de ma visite je ne me suis pas sentie en insécurité et j’ai justement été marquée par le sentiment de grande sécurité qui règne au sein de la ville. J’ai trouvé les Taïwanais chaleureux et enthousiastes, faisant preuve d’une attitude sereine, ce qui ne m’a pas étonnée pour la 4e ville la plus sécurisée du monde ! J’ai pu voir que Taipei est une ville avant tout tournée vers l’avenir. Les infrastructures fleurissent dans la capitale et la multiplication des gratte-ciels dans le paysage urbain vient symboliser la prospérité économique du pays, devenu le quatorzième pays le plus riche du monde, selon le Global Times. J’ai donc vu un pays avant tout tourné vers l’avenir et fier de son histoire, marqué par des traditions ancrées dans son territoire qui permettent de dynamiser son économie. Par ailleurs, je pense que le retour de Donald Trump à la tête de la Maison Blanche est un facteur à prendre en compte pour l’économie taïwanaise, qui n’a pas été épargnée par la mise en place des droits de douane à hauteur de 32% par le président américain. Malgré leurs mises en place, le nouveau président élu à la tête de Taïwan, Monsieur Lai Ching-te, a expressément qualifié les mesures américaines d’« injustes » et « très déraisonnables, » tout en déclarant ne pas mettre en place de mesure de rétorsion réciproque. Il demeure que malgré la conjoncture et le climat commercial instables installés depuis l’avènement de Donald Trump, Taïwan peut toujours compter sur un excédent commercial de 73,9 milliards de dollars. En effet, 60% de ses exportations se concentrent dans l’industrie de technologies de l’information et de la communication (TIC), parmi lesquelles ses semi-conducteurs qui ne sont pas touchés par la mise en place des droits de douane, car Washington les considère comme nécessaires pour son économie.
Au niveau français et européen, à titre institutionnel ou au niveau des individus (élus, etc.), pensez-vous qu’il existe des « leviers, » non utilisés ou insuffisamment exploités pour une raison ou pour une autre, qu’il serait possible d’actionner pour allouer à cette « île rebelle » un peu plus d’espace de normalité, auquel aspire une majorité de Taïwanais ? A ce propos, diriez-vous de l’opinion publique française dans sa majorité qu’elle se désintéresse du « cas taïwanais » ou que la situation dans le détroit de Taïwan l’indiffère ?
Je pense que la question de la souveraineté taïwanaise est importante et n’est pas à négliger. Toutefois, malgré nos préoccupations communes, nous faisons face aux échelles française et européenne à des conflits immédiats, proches de notre cercle, à commencer par les crises sociales en France et le retour de la guerre en Europe avec la guerre en Ukraine. En France, les difficultés économiques liées aux conséquences de la crise du COVID ont davantage recentré la population française sur des questions nationales touchant avant tout à la baisse de leur pouvoir d’achat et à l’augmentation du coût de la vie. La pandémie, à laquelle est venue s’ajouter la guerre en Ukraine depuis plus de trois ans maintenant, ont renforcé les difficultés économiques des Français avec une inflation croissante et un prix de l’énergie qui n’a cessé d’augmenter également.
Je ne pense pas que le cas taïwanais désintéresse les Français, mais plutôt que la conjoncture économique particulière depuis cinq ans a entraîné un revirement des priorités des ménages français, centrées davantage autour des questions économiques et de politique intérieure plus que géopolitiques. Enfin, depuis les Jeux Olympiques 2024, Taïwan entend développer encore davantage son soft power sportif. En effet, Taïwan a pu constater l’importance accordée au sport à échelle mondiale. En septembre prochain, un ministère des Sports pleinement indépendant verra le jour, s’émancipant de la tutelle du ministère de l’Éducation avec lequel il est aujourd’hui rattaché. Cette nouveauté vient illustrer l’importance encore plus grande désormais accordée au sport à Taïwan, qui compte s’appuyer sur ce domaine afin d’approfondir son soft power à échelle mondiale, notamment lors des grands événements sportifs internationaux. Enfin, j’ai eu l’occasion de discuter avec le maire de la ville de Taipei, Monsieur Chiang Wan-an, à propos des défis auxquels nos villes peuvent faire face : à savoir l’éducation, la santé et la sécurité. Je me suis rendu compte que malgré la distance géographique qui sépare nos deux villes, nos préoccupations étaient similaires sur beaucoup d’aspects et que nos deux villes ont des défis communs. Nous avons par exemple évoqué les défis des femmes à équilibrer la vie professionnelle et la vie familiale ainsi que des problèmes liés à la natalité. Que l’on soit en France ou à Taïwan, les deux pays connaissent une baisse de la natalité, en raison de l’augmentation du coût de la vie depuis quelques années, ainsi qu’aux incertitudes liées au futur : conséquences du changement climatique, enjeux géopolitiques qui se multiplient. À Taïwan le taux de fécondité est estimé à 0,9 enfant par femme, là où celui de la France est estimé à 1,7, autrement dit, l’île de Formose connaît les mêmes enjeux démographiques que les pays occidentaux, liés à la baisse de la natalité.
* La dernière visite officielle du Dalaï-Lama en France remonte à 2008.
En Occident (la France ne fait pas exception), on fait communément – à tort ou à raison – le lien entre les situations de Taïwan et du Tibet, dans leur rapport pour le moins difficile avec la République populaire de Chine ; on note, irrésistiblement – tristement serait plus juste -, année après année, une certaine distance de l’opinion avec le sort des Tibétains*. Pensez-vous qu’une dynamique similaire guette Taiwan ?
Non. Les liens entre Taïwan et le reste du monde restent forts surtout grâce à la puissance technologique qu’ils ont réussi à devenir grâce au développement des semi-conducteurs dès les années 1980. Aujourd’hui, Taïwan est un pionnier de l’innovation grâce à l’entreprise Taïwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) et contrôle une large majorité des technologies de pointe en matière de semi-conducteurs, éléments nécessaires dans la course à l’innovation contre les grandes puissances américaine, chinoise et même européenne. En devenant une puissance technologique, Taïwan a su, malgré la cession de son siège au Conseil de Sécurité de l’ONU en 1971 à la Chine, devenir un acteur incontournable sur la scène mondiale. Si l’île s’est illustrée pendant de la pandémie de COVID-19 par l’envoi massif de sept millions de masques en direction de l’Europe, dont un million pour la France, elle a aussi réussi à construire un réseau diplomatique souterrain malgré la cession de son siège.
En effet, bien que Taïwan ne soit reconnue que par douze pays à échelle mondiale, l’île de Formose a su développer un réseau diplomatique légitime, plus fort que celui du Tibet. Là où le Dalaï-lama est en exil depuis 1959, Taïwan a noué des relations diplomatiques fortes, comme elle l’a fait avec la France. D’abord par le Bureau français de Taipei, anciennement l’Institut français de Taipei jusqu’en 2011, la France et Taïwan ont su rester en contact en nouant des relations diplomatiques durables, malgré les événements de 1971. Ensuite, lors du Sommet Choose France 2025, l’entreprise taïwanaise Foxconn, aux côtés et Thalès et Radiall, a proposé un investissement conjoint d’environ 250 millions d’euros, visant la mise en place d’une usine de production et de tests de composants électriques pour développer l’intelligence artificielle en France. Par ailleurs, il existe à échelle parlementaire de multiples groupes de haute qualification qui agissent activement au développement des relations bilatérales entre la France et Taïwan. Le Groupe d’amitié France-Taïwan de l’Assemblée nationale participe par exemple activement à des échanges avec des parlementaires taïwanais. En avril 2023, le président du groupe Éric Bothorel a conduit une délégation de députés français à Taïwan pour discuter de la situation dans le détroit de Taïwan et de l’état des relations bilatérales entre les deux pays. Au Sénat, il existe également le Groupe d’études et d’informations sur Taïwan, qui quant à lui est présidé par le sénateur Alain Richard et qui organise régulièrement des échanges avec des responsables taïwanais afin de maintenir des relations pérennes.
Ici, à Levallois, j’œuvre activement au renforcement de ces liens par des échanges et des rencontres régulières. Le 5 juin, j’ai par exemple eu l’honneur de recevoir son Excellence Hao Pei-Chih, Ambassadrice de Taïwan en France, ainsi qu’une délégation de six étudiants taïwanais dans le cadre du programme « Global Pathfinders. » De plus, j’aurai l’occasion d’accueillir le maire de Taipei, Monsieur Chiang Wan-an, le 20 juin dans le but de prolonger l’amitié et d’échanger sur d’éventuels futurs projets de collaboration. Ainsi, toutes ces démarches, qu’elles soient prises à échelle locale sous mon impulsion, ou à échelle nationale par le Parlement, tendent à mettre en avant l’importance que nous accordons à l’île du détroit ainsi qu’à son fort réseau diplomatique que nous considérons avec beaucoup d’attention.
Pour finir ici notre entretien sur une perspective plus enjouée, pourriez-vous nous dire si vous avez à l’étude ou en cours quelques projets futurs – au niveau personnel, de votre municipalité ou du département – avec Taïwan, à développer sur notre territoire ou sur le sol taïwanais, qui capitaliseraient demain sur le terreau très favorable de votre généreuse action olympique ?
Nous n’en sommes encore qu’aux premiers jalons de la coopération entre Levallois et Taipei, initiée lors de la période des Jeux Olympiques de 2024. Notre venue pour la signature de la Convention Éducation, signée en présence du ministère de l’Éducation taïwanais Cheng Ying-yao symbolise les liens forts déjà établis entre les deux villes, qui ont été renforcés par la remise de la médaille de l’amitié diplomatique par le ministre des Affaires étrangères Lin Chia-lung 林佳龍. Par ailleurs, la Ville de Levallois et Taïwan collaborent étroitement au prolongement de ces liens particuliers. Le 12 avril dernier a par exemple été ouvert le tout premier Taïwan corner à la médiathèque de Levallois, premier en France aux côtés de la ville de Lyon. L’ouverture a été inaugurée par Madame la Directrice de la Bibliothèque nationale Centrale, où une trentaine de livres en français, anglais et mandarin ont été remis. Nous travaillons également auprès du Lycée International Français de Taipei (LIFT) et d’autres écoles taïwanaises afin de renforcer notre présence directement sur place, tout en travaillant à l’approfondissement de nos bonnes relations. Nous comptons à ce sujet continuer à développer nos relations par le biais du sport en misant sur la facilitation d’échanges sportifs, premier lien qui nous a unis à l’origine ! C’est pourquoi nous sommes prêts à accueillir des représentants taïwanais pour notre course annuelle La Levalloisienne cette année. D’autre part, un projet de « Journée Taïwan – Fête Champêtre » à l’été 2025 est en cours d’élaboration et consiste à faire découvrir la culture et la gastronomie taïwanaise aux Levalloisiens. Le programme sera riche et complet, s’accompagnant de stands de nourriture et d’animations, le tout en présence d’associations taïwanaises en France.
Propos recueillis par Olivier Guillard

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A propos de l'auteur
Spécialiste de l'Asie, chercheur au CERIAS (Université du Québec à Montréal), chercheur associé à l’Institut d’Etudes de Géopolitique Appliquée, le Dr Olivier Guillard est notamment l'auteur du livre "Que faire avec la Corée ? Subir, honnir ou punir ? » (NUVIS, 2019) et co-auteur de "Géopolitique du XXIe siècle" (chapitre Afghanistan, Ellipses, Paris, 2024). Entre autres régions d’Asie, il a abondamment voyagé en Inde, en Corée du sud, en Afghanistan, en Birmanie, au Sri Lanka, au Pakistan, en Chine, en Thaïlande, en Indonésie, au Népal, au Cambodge ou encore au Bangladesh. Titulaire d’un Doctorat en droit international public de l’Université de Paris XI, il est aussi directeur de l’information de la société Crisis24 (GARDAWORLD), un cabinet de conseil et d’ingénierie spécialisé dans l’analyse et la gestion des risques internationaux.