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Économie, Taïwan, superpuissance : l’illusoire détente entre Chine et États-Unis

Le président chinois Xi Jinping en réunion avec son homologue américain Joe Biden en marge du Forum de la Coopération économique de l'Asie-Pacifique (APEC), le 15 novembre à San Francisco. (Source : Politico)
Le président chinois Xi Jinping en réunion avec son homologue américain Joe Biden en marge du Forum de la Coopération économique de l'Asie-Pacifique (APEC), le 15 novembre à San Francisco. (Source : Politico)
Le dernier sommet entre Xi Jinping et Joe Biden a donné le signal d’un apaisement entre Pékin et Washington. Mais celui-ci n’est que temporaire. Si le président chinois a été contraint de temporiser, il n’a pas abandonné ses objectifs de puissance, y compris et surtout la conquête de Taïwan, l’une de ses principales obsessions.
Tout indique qu’en dépit du sommet du 15 novembre à San Francisco, Taïwan restera le sujet central des tensions entre la Chine et les États-Unis. Au moins jusqu’aux prochaines élections présidentielles américaines en novembre 2024.
Ceci d’autant plus que le candidat favori dans les sondages à la présidentielle de Taïwan le 13 janvier prochain, Lai Ching-te (賴清德), le poulain de la présidente sortante Tsai Ing-wen, a toutes les chances de l’emporter. L’opposition n’a pas réussi à se mettre d’accord pour présenter un candidat commun. Terry Gou (郭台銘), le milliardaire et fondateur du géant taïwanais de l’électronique Foxconn, s’était lancé dans la bataille mais s’en est retiré le vendredi 24 novembre devant l’impossibilité pour lui de réunir autour de sa candidature les partis de l’opposition. Quant à Ko Wen-je (柯文哲), candidat du Taiwan People’s Party, il a lui aussi renoncé à former une alliance avec le candidat du Guomindang Hou You-ih (侯友宜). En cause, leurs désaccords persistants sur le mode de répartition des voix.
La voie est donc désormais ouverte pour le candidat du DPP qui semble avoir toutes les chances d’être élu. Il a déjà annoncé qu’en cas de victoire, la vice-présidente serait Hsiao Bi-khim (蕭美琴), la représentante de Taïwan (ambassadrice officieuse) à Washington, avec son anglais parfait et son carnet d’adresses aux États-Unis particulièrement fourni. Élue en 2016 puis réélue en 2020 sous l’étiquette du DPP, le Parti démocrate-progressiste, la présidente sortante Tsai Ing-wen ne peut se représenter en 2024, la révision constitutionnelle de 2005 ayant gardée la limitation à un maximum de deux mandats présidentiels.

Repli stratégique

D’ordinaire avare de sourires, le président chinois n’en a pas fait l’économie lorsqu’il a rencontré son grand rival pendant quatre heures dans un manoir au sud de San Francisco, leur premier tête-à-tête depuis un an. De l’avis quasi unanime des « China watchers », cette posture accommodante était en réalité dictée par l’état alarmant de l’économie de la Chine et la nécessité impérieuse pour ce pays de redonner confiance à ses partenaires étrangers et à des investisseurs qui font leurs valises par milliers.
Néanmoins, pour de nombreux analystes et observateurs de la Chine, la position et l’objectif du dictateur chinois n’ont, sur le fond, pas varié d’un iota. La priorité pour lui : se maintenir au pouvoir et, en deuxième lieu, conserver pour la Chine l’objectif de conquérir Taïwan, surpasser les États-Unis et devenir la première puissance mondiale. Fin stratège et bon tacticien, Xi Jinping a simplement temporisé, sachant que la prochaine échéance déterminante pour lui sera dans un an l’élection présidentielle aux États-Unis, dont lui et bien d’autres dictateurs espèrent qu’elle se soldera par la réélection de Donald Trump.
« L’ambition secrète de Xi Jinping : rester au pouvoir à vie », titrait jeudi le quotidien japonais Nikkei Asia dans un article signé de Katsuji Nakazawa, ancien correspondant puis chef du Bureau du journal à Pékin pendant sept ans. Pour rassurer son homologue américain, l’actuel maître de la Chine communiste est allé jusqu’à nier devant Joe Biden toute idée d’user de la force pour contraindre Taïwan à accepter d’être rattaché au continent chinois. « J’entends toutes ces informations aux États-Unis sur le fait que nous nous préparons à une action militaire [contre Taïwan] en 2027 ou en 2035, lui aurait-il dit, cité par un haut responsable américain. De tels plans n’existent pas, personne ne m’a parlé de tels plans. »
Ces dates de 2027 et 2035 n’ont pourtant pas été choisies par hasard. Elles ont une signification particulière pour Xi. 2027 marquera le 100ème anniversaire de la fondation de l’Armée populaire de libération dont il est le chef et sera l’année du prochain Congrès du Parti lors duquel il espère être reconduit pour un quatrième mandat. Quant à l’année 2035, Xi Jinping n’a pas fait mystère qu’elle était la date fixée pour que la Chine rattrape les États-Unis et même les dépasse sur les plans économiques et militaires. D’ici là se tiendra en 2032 le 22è Congrès du Parti avec en vue un cinquième mandat.
En 2035, Xi Jinping aura 83 ans, soit deux ans de plus que l’âge actuel de Joe Biden. 83 ans, c’est aussi l’âge auquel Mao Zedong est mort. Si Xi Jinping reste au pouvoir jusqu’à cette date, il espère ainsi combler son rêve jamais déclaré de devenir l’équivalent du « Grand Timonier », le fondateur de la République populaire. « Xi Jinping a l’intention de rester [au pouvoir] pendant encore longtemps et il a choisi de transmettre ce message à Biden », estime une autre source citée par le Nikkei Asia. Dans ses propos face au président américain, le numéro un chinois a aussi délibérément choisi d’envoyer un message subliminal à ses pairs à qui il fait savoir sa confiance en lui et indique ainsi sa ferme volonté de ne jamais céder le pouvoir, selon certains analystes familiers de la Chine.
Si certains dans les milieux d’affaires et même parmi dirigeants politiques américains ont eu tendance à prendre les assurances de Xi Jinping pour argent comptant, des observateurs familiers de la Chine ne s’y sont pas trompés. Pour eux, rien n’a changé dans les objectifs de Pékin à l’égard de Taïwan. Selon une source, citée par le Nikkei Asia, cette remarque de Xi Jinping fait partie d’une stratégie « soigneusement mise au point et à long terme » qui vise essentiellement à orienter le débat politique aux États-Unis qui entreront bientôt en campagne électorale. La veille de ce sommet de San Francisco, l’ancien ambassadeur de Chine à Washington Cui Tiankai avait – le hasard n’en est jamais vraiment un – souligné dans une interview publiée par le South China Morning Post que les relations sino-américaines sont « trop complexes » pour pouvoir être remises à zéro en une seule rencontre.
La question de Taïwan est prioritaire et représente « une question de vie ou de mort » pour la Chine, insiste Cui Tiankai. Elle doit donc être considérée comme telle par l’administration américaine avant que des progrès puissent être réalisés entre Pékin et Washington, explique ce vétéran de la diplomatie chinoise, généralement modéré dans ses propos et très respecté au sein du pouvoir chinois pour son approche raisonnée de l’avenir des relations entre la Chine et les États-Unis.
En dépit des assurances formulées par Xi Jinping à San Francisco, la réalité pour Taïwan est bien différente, souligne vendredi 24 novembre le Wall Street Journal dans un éditorial. « La Chine déploie sa propagande et ses mesures d’intimidation militaire pour jeter les Taïwanais dans les bras du Guomindang, un parti mieux disposé à l’égard de Pékin. Pékin travaille dur pour infiltrer la société civile taïwanaise L’un des thèmes favoris de la Chine est de promouvoir le doute à propos des États-Unis et de leurs intentions, [tandis que] le Parti communiste chinois renforce son harcèlement militaire. » L’APL a procédé à 137 sorties aériennes en 2022 à proximité de Taïwan, contre 20 en 2019, date à laquelle pour la première fois des chasseurs chinois ont survolé le détroit de Taïwan qui sépare l’île du continent, rappelle le journal.
« Les États-Unis organiseront leurs propres élections l’an prochain et Xi pourrait y voir une opportunité pour frapper au moment où les Américains sont aux prises avec leur divisions internes. Le président chinois a donné l’ordre à son armée de se tenir prête pour lutter pour Taïwan d’ici 2027, mais son économie est en difficulté et ses voisins comme le Japon renforcent leur propre défense. Il pourrait comprendre que sa fenêtre d’opportunité se referme », ajoute le Wall Street Journal.
Mais les forces militaires en présence dans la zone de Taïwan ne sont guère favorables à l’Armée populaire de libération (APL). Au point que si celle-ci tentait une invasion de l’île, l’issue probable serait une défaite cuisante pour Pékin. En effet, si l’APL a réalisé des avancées importantes ces dernières années sur mer et dans les airs, elle se heurterait à une résistance des forces armées taïwanaises ainsi qu’à celles des États-Unis et du Japon. Or l’armée taïwanaise s’est depuis longtemps préparée à un tel scénario. De l’avis des experts, elle serait vraisemblablement en mesure de résister deux ou trois semaines, laissant le temps à l’armée américaine de se déployer dans la zone.
Le président américain a par quatre fois déclaré qu’en cas d’agression armée venue de Pékin les États-Unis défendraient Taïwan, sans certes jamais en préciser les termes. Le Japon, de son côté, a plusieurs fois indiqué qu’une telle agression menacerait « les intérêts vitaux » de la population japonaise et laissé entendre que Tokyo interviendrait aussi.
En outre, à Taïwan, le sentiment de défiance à l’égard de la Chine communiste ne cesse de se renforcer. Selon un sondage réalisé par l’Academia Sinica diffusé le 20 novembre et réalisé entre le 14 et 19 septembre auprès de 1 211 Taïwanais en âge de voter, moins de 10 % des habitants de Taïwanais de 20 ans et plus font confiance à la Chine continentale tandis qu’ils sont désormais 65 % à croire à l’engagement américain de défendre l’ancienne Formose, une proportion en forte hausse comparé à celles des derniers sondages sur ce sujet.
Cette question est au cœur du scrutin de janvier. Tandis que le candidat du DPP fait preuve d’une grande fermeté envers Pékin, les candidats de l’opposition, dont celui du Guomindang, demeurent plus ouverts à l’idée de négociations avec le régime communiste chinois.

« Le XXIème siècle ne sera pas forcément chinois »

« Sur le fond, rien n’a donc changé, analyse Nicolas Baverez dans les colonnes du Figaro. La rivalité entre les États-Unis et la Chine est totale et s’inscrit dans la lutte à mort lancée par les empires autoritaires contre les démocraties qui ne laisse pas de place à une paix stable et durable. La Chine n’a renoncé ni à son totalitarisme numérique, ni à son impérialisme, ni à sa volonté de supplanter les États-Unis à l’horizon 2049, ni à l’ambition de construire un ordre post-occidental. Les États-Unis poursuivent leur stratégie d’endiguement économique, technologique et militaire de Pékin, qui constitue le seul point de consensus entre démocrates et républicains. Xi Jinping a opéré une retraite tactique face à l’échec de sa stratégie de confrontation frontale et cherché à convaincre les dirigeants des grandes entreprises américaines de réinvestir en Chine. Cette évolution reflète le basculement en faveur de l’Amérique du rapport de force entre les deux géants qui dominent l’histoire du XXIème siècle. »
« La rencontre de San Francisco constitue une étape modeste dans un vaste choc des civilisations, poursuit l’historien et éditorialiste du Point et du Figaro. Mais elle nous livre des enseignements précieux. Le XXIème siècle ne sera pas forcément chinois. Les empires autoritaires dont la Chine est le parangon ne sont ni infaillibles, ni invincibles. Les démocraties prennent l’avantage, dès qu’elles définissent et appliquent des stratégies de long terme et font preuve de cohérence et de patience. Leur déclin n’a donc rien d’inéluctable et il ne dépend que de la volonté de leurs citoyens et de la lucidité de leurs dirigeants de l’infirmer, aux États-Unis mais aussi en Europe. »
Le sommet de San Francisco « créé un environnement plus favorable pour que les deux parties puissent travailler ensemble sur une liste de problèmes globaux », croit pouvoir affirmer Amanda Hsia, citée le 17 novembre par le Financial Times. Fait qui semble attester de la volonté réelle de Pékin de retrouver un certain calme dans ses relations avec Washington, les médias chinois ont tous donné un écho largement positif à cette rencontre, passant sous silence le fait que Joe Biden a qualifié son hôte de « dictateur » devant les journalistes. Le Quotidien du Peuple, l’organe du PCC, a au contraire insisté sur les liens personnels tissés entre les deux présidents.
Aux yeux de Kevin Rudd, ancien Premier ministre australien, actuel ambassadeur à Washington et bon connaisseur de la Chine, le souhait de Pékin de stabiliser ses liens avec Washington est en partie dû aux difficultés économiques du pays. Il vise à « rassurer les investisseurs internationaux et en Chine quant aux risques géopolitiques » dus aux tensions sino-américaines.
Pour Matt Turpin, un expert des relations sino-américaines de la Hoover Institution, la direction chinoise tente également de tirer avantage des dissensions au sein de l’administration américaine entre les partisans d’une approche douce tels que la Secrétaire au Trésor Janet Yellen et ceux qui lui préfèrent une ligne dure comme le conseiller à la Sécurité nationale Jake Sullivan. « Nous en sommes exactement là où nous étions il y a un an à Bali, explique-t-il. Se mettre d’accord pour dialoguer est bien mais cela nous conduit-il vers la sortie d’une rivalité hostile ? »
Constat analogue chez les analystes chinois. À l’image de Wang Yiwei, un expert de géopolitique de l’université Renmin de Pékin également cité par le quotidien britannique : « Il pourrait y avoir davantage de turbulences [entre Pékin et Washington] malgré l’espoir de la Chine de stabiliser les relations avec les États-Unis pour pouvoir se concentrer sur l’économie. » La volonté d’apaisement exprimée à San Francisco ne devrait guère changer la donne à court terme, juge quant à lui Zou Zhibo, un expert senior de l’Académie chinoise des sciences sociales : « Je suis inquiet quant à la partie américaine. L’an prochain [les Américains] auront une campagne électorale [et] ils pourraient instrumentaliser Taïwan. »
Pour Jennifer Welch, ancienne responsable à la Commission pour la Sécurité Nationale américaine pour la Chine et Taïwan qui est aujourd’hui une analyste du groupe Bloomberg pour les questions de géopolitique et d’économie, il reste à voir si la Chine tiendra ses engagements souscris à San Francisco. En 2015, lors de sa visite officielle à Washington, Xi Jinping avait promis au président de l’époque Barack Obama que la Chine ne chercherait pas à militariser la mer de Chine du Sud dont elle revendique la souveraineté. Pour en réalité faire exactement l’inverse.

Héritage des examens impériaux

« La relation sino-américaine connaît un moment de soleil après des années de tempête, souligne Foreign Policy. Ce n’est pas une lune de miel, il s’agit plutôt d’un arrêt temporaire des hostilités. La structure des relations entre les deux principales puissances du monde demeure la même, tout comme la conviction de nombreux responsables chinois et américains selon laquelle la partie adverse n’est pas un concurrent mais un ennemi. L’objectif à long terme de la Chine demeure de remplacer les États-Unis comme la puissance prédominante de la planète en affaiblissant celle de Washington et en renforçant la sienne », ajoute le magazine américain pour qui l’erreur serait de surestimer les capacités de ce pays empêtré dans une grave crise économique désormais structurelle, tandis que Xi Jinping fait face à des résistances croissantes au sein de l’appareil politique chinois.
À la différence de ses prédécesseurs, Xi Jinping « est moins compétent, plus autoritaire et plus inquiet » sur son avenir, ajoute Foreign Policy. Si sa posture actuelle est plus accommodante, « c’est parce qu’il est en partie mis en échec » par des décisions qui se sont révélées mauvaises. Mais tout compte fait, « une direction chinoise qui pense qu’elle peut dépasser les États-Unis dans les domaines économique et politique est préférable pour un monde en paix et prospère à une [direction] qui croit qu’elle pourrait avoir besoin de frapper en premier car Washington se prépare activement à une guerre. […] Il est mieux pour tout le monde que Pékin se concentre sur ses problèmes intérieurs plutôt que de mettre en place des lignes de front. »
Dans sa dernière livraison, The Economist martèle : « Xi Jinping répète les erreurs de la Chine impériale. » Pour appuyer sa démonstration, l’hbdomadaire cite des passages du livre qui vient de paraître du professeur Huang Yasheng : L’ascension et la chute de l’Orient : comment les examens, l’autocratie, la stabilité et la technologie ont apporté le succès à la Chine et pourquoi ils pourraient conduire à son déclin. Ce professeur d’économie et de gestion globale à la MIT Sloan School of Management dresse un parallèle entre la doctrine confucéenne qui a fini par dominer les examens impériaux pendant plus de 1300 ans au point d’en éliminer tout le reste et de tuer ainsi l’innovation, et Xi Jinping qui a aboli toute alternance au sommet du pouvoir en Chine en 2018 afin de rester au pouvoir jusqu’à sa mort.
Or, si ce système a été aboli en 1905, l’héritage des examens impériaux est toujours vivace aujourd’hui avec le règne du « nouvel empereur rouge » Xi Jinping. « Sa Chine est de plus en plus autocratique, statique et refermée sur elle, observe Huang Yasheng. Les étrangers se demandent comment les Chinois ordinaires peuvent endurer un âge du contrôle croissant. Une réponse est que, pour au moins certains d’entre eux, l’égalité et les opportunités comptent plus que la poursuite de rêves divers et individuels. »
Mais à terme, si les souffrances des Chinois peuvent être endurées, ce n’est pas le cas des inégalités. « Ces discours ambitieux à propos d’une Chine prospère où règnent les hautes technologies pour tous peuvent attendre car l’économie ralentit. Mais dans ces temps difficiles, garantir un sort honnête pour ceux qui le méritent est une promesse que les gouvernants ne peuvent se permettre de rompre », ajoute cet éminent professeur d’origine chinoise qui est une autorité réputée et un conférencier international sur la croissance économique de la Chine et de l’Inde. Il en va ainsi de la Chine de Xi Jinping, engagée dans une dérive vers l’absolutisme qui a brisé la croissance de l’économie au profit de l’idéologie et qui menace de tuer aussi l’innovation. Avec pour risque une fuite en avant de son dirigeant suprême aux conséquences potentiellement funestes, tant pour son pays que pour le reste du monde.
Par Pierre-Antoine Donnet

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A propos de l'auteur
Ancien journaliste à l'AFP, Pierre-Antoine Donnet est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages consacrés à la Chine, au Japon, au Tibet, à l'Inde et aux grands défis asiatiques. En 2020, cet ancien correspondant à Pékin a publié "Le leadership mondial en question, L'affrontement entre la Chine et les États-Unis" aux Éditions de l'Aube. Il est aussi l'auteur de "Tibet mort ou vif", paru chez Gallimard en 1990 et réédité en 2019 dans une version mise à jour et augmentée. Après "Chine, le grand prédateur", paru en 2021 aux Éditions de l'Aube, il a dirigé fin 2022 l'ouvrage collectif "Le Dossier chinois" (Cherche Midi), puis début 2023 "Confucius aujourd'hui, un héritage universaliste" (L'Aube).