Histoire
Analyse

Honorer les ancêtres : comment le santal a participé à la mondialisation de l’Indo-Pacifique

Bois de santal. (Source : Lush)
Bois de santal. (Source : Lush)
Dans l’histoire des matières premières, l’impératif cultuel est aussi puissant que celui de l’industrie ou de la technologie. Bois associé aux rites indiens et chinois anciens, le santal est commercé depuis des millénaires, de l’Inde à Hawaï, en passant par toutes les îles du Pacifique et l’Australie. Menacé d’extinction malgré des campagnes de reboisement qui occultent le temps nécessaire à sa maturation, le santal reste un des Graals de la parfumerie contemporaine, et donc un enjeu économique dans sa région d’origine. Son histoire, parsemée d’aventures aux contours hollywoodiens, est celle de la mondialisation d’un double océan, Indien et Pacifique.

Nourrir les dieux et les ancêtres

* »Among the eight magical Vedic fragrant substances, sandalwood or « chandan » can be called the backbone of Vedic spirituality and fragrance… »
Le parfum, per-fumum en latin, se réfère aux éléments transcendants qui se cachent derrière un nuage de fumée. Avant que le parfum ne devienne liquide, on a honoré les dieux et les ancêtres avec des fumigations parfumées aux accents de myrrhe, d’oud, d’encens oliban, de musc, de benjoin ou encore de santal. Dans l’antiquité de l’Asie, ce dernier occupe une place prépondérante. Comme l’affirme Krishnaraj Iyengar dans un article de 2017, le santal est l’épine dorsale de l’ashtaghanda, ces huit espèces sacrées qui entrent, sous diverses formes, dans les rituels védiques*.
La fumigation peut être pratiquée sous forme de bâtons d’encens ou de copeaux de bois brûlés, mais le santal sert aussi à la construction, dont celle des temples, et à la médecine ayurvédique, qui le considère comme une quasi-panacée. Il est enfin un composant fondamental des attars, parfums huileux très prisés au Moyen-Orient issus de la longue distillation de différentes matières premières.

La dépendance chinoise

On compte 18 espèces de santal. Le dilemme chinois est simple. Tôt dans son histoire, la Chine a considéré que le santal était indispensable au culte des ancêtres. Malheureusement, elle n’en possédait pas. L’équation est la suivante : la vie sur terre dépend de la capacité à honorer convenablement les ancêtres, un culte qui exige du santal. Il reste deux options : la colonisation ou le commerce, avec la particularité chinoise des dons et contre-dons et du privilège donné par l’empereur de commercer avec l’empire du Milieu. Les commissaires de l’exposition « Parfums de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs » (Musée Cernuschi, 2018) indiquaient que la Chine avait très tôt opéré des incursions au Sud (soit dans l’espace indochinois) pour se procurer du santal. Au XIXème siècle, cette dépendance permettra aux santaliers australiens de faire naître un commerce triangulaire avec la Chine.
De la côte de Malabar, le santal est parvenu à l’Égypte ptolémaïque. Il est mentionné par le médecin grec Dioscoride (1er siècle avant notre ère) dans son De Materia Medica. De Rome, il a fait chemin jusqu’à la cour de Louis XIV, comme le précise Alice Camus dans un article récent : « Parmi les nombreuses marchandises vendues par les apothicaires-épiciers, se retrouvent des matières premières également utilisées par les gantiers-parfumeurs, tels que l’ambre gris, le musc, le castoréum, l’iris ou le santal… » La pénétration occidentale du Pacifique va révéler de nouvelles espèces.

Le début du trafic dans le Pacifique oriental

En 1767, le capitaine Samuel Wallis tombe sur Tahiti par hasard. L’année suivante, Bougainville y débarque. Dans les décennies suivantes, les bateaux se multiplient, avec leur part de naufrages qui font naître un nouveau résident des îles du Pacifique, le beachcomber, naufragé qui servira d’intermédiaire entre navigateurs, missionnaires et sociétés indigènes. Ceux du Bounty (1789) ont été immortalisés par Marlon Brando, mais bien d’autres ont atterri aux Îles Tonga, Samoa et Salomon.
1796 : Le Duff, bateau de la London Missionary Society (LMS), débarque à Tahiti. Que les organisations missionnaires soient des instruments de mondialisation ne fait aucun doute : d’abord, elles agissent en accord avec les États, voire pour leur compte ; ensuite, elles transforment les modes de vie par la croyance et le rite ; enfin, elles standardisent, d’abord par le vêtement, plus tard par la langue. Ce n’est pas un hasard si les navires santaliers seront généralement précédés de missionnaires.

Nuku Hiva devient Madison Island

Pénétré dans les dernières années du XVIème siècle, l’océan Pacifique s’est mondialisé par phases. Dans les années 1790, cette mondialisation est acquise. Les marins américains commercent la baleine et les fourrures avec la Chine depuis longtemps. En 1813, sur fond de guerre avec l’ancienne puissance coloniale, un certain David Porter, en quête d’ennemis britanniques, débarque aux Marquises et tente de coloniser Nuku Hiva, qui devient Madison Island.
La coupe du santal (Santalum insulare est l’espèce polynésienne) débute avec l’aide initiale des indigènes. Elle est accompagnée du pillage des objets de rite et des cochons, les marins de passage cherchant à se ravitailler sur place. Les ennemis britanniques mettent fin à cette tentative coloniale américaine, mais l’historien Nicholas Thomas estime qu’en trois ans de coupe, le santal local a été épuisé. Aux Îles Sandwich (Hawaï), la coupe de santal a aussi commencé. Le débouché commercial est bien connu : la Chine.

En naviguant vers l’Ouest

Sur Tahiti, également, où le tsar envoie des expéditions scientifiques dans la première décennie du XIXème siècle, la coupe de Santalum insulare est aux mains de navigateurs américains, écossais, irlandais et anglais, avec l’assistance des teachers, ces « moniteurs » tongiens ou samoans qui participent à l’évangélisation. Dans cette première décennie, le beachcomber Oliver Slater, qui a été emprisonné à Guam et a constaté le prix du santal de passage à Canton, met le feu aux poudres du santal fidjien (Santalum yasi). Le bois disparaît rapidement des zones côtières, sa quête donnant lieu à des luttes concurrentielles entre marins et entre clans. On retrouve à Fidji l’Américain Dorr et l’Écossais Lockerby, deux William qui se sont rencontrés à Boston ! Les équipages incluent des Noirs américains, des Chinois, des Bengalais.
La décennie suivante est celle de la découverte du santal aux Nouvelles-Hébrides, en particulier à Erromango, qui acquiert la réputation d’être intraitable envers les envahisseurs. Qu’à cela ne tienne : le santal d’Erromango deviendra l’un des plus prisés de la zone. Deux maîtres du commerce santalier se disputent sa découverte vers 1826 : Samuel P. Henry et Peter Dillon, à qui l’on doit d’avoir repéré les épaves de la Pérouse à Vanikoro. Toujours est-il qu’une première expédition montée par Henry en 1829 conduit à l’étrange tentative par les chefs d’Hawaï de coloniser Erromango en 1830. En effet, Henry est retourné à Honolulu, et la rumeur s’est donc propagée, conduisant à quatre expéditions à partir d’Hawaï sur Erromango. La pénétration des îles hébridaises se poursuit dans les années 1830.

Le prix du thé

Le dilemme commercial australien vis-à-vis de la Chine ne date pas d’hier. En 1834, l’Australie marque un point crucial : c’est la fin du monopole de la Compagnie britannique des Indes orientales sur le commerce avec la Chine. Jusqu’alors, les marins australiens avaient le choix entre la contrebande ou vendre leur santal à des intermédiaires. Ils sont maintenant libres, juste à temps pour se ruer sur le santal calédonien et hébridais. Comme les Chinois eux-mêmes, ils ont un besoin impérieux de ce commerce : en effet, les Australiens consomment plus de thé que les Anglais de l’époque. Le thé vient de Chine, mais l’Australie n’a, pour l’instant, rien à exporter. Il faut trouver une matière première pour financer le grave déficit commercial qui ruine la colonie australe.

L’épopée du santal calédonien et hébridais

En provenance de Sydney, le bateau missionnaire Camden, accompagné de teachers samoans, initie les contacts. En 1840-41, on le trouve à Tanna (Nouvelles-Hébrides), à l’Île des Pins et à Maré (Îles Loyauté). Dans son sillage, les grandes expéditions santalières australiennes se suivent, donnant lieu à la première ruée sur le Santalum austrocaledonicum, de 1841 à 1843. Trois navires arrivent à Tanna en 1842 ; de Tahiti, Samuel P. Henry débarque, lui, sur Erromango, puis Vaté. Les rencontres sont violentes.
À l’Île des Pins, le contact pris avec le Grand Chef Vendégou en 1840 est cordial. La campagne de 1841 commence sous de bons augures, mais lorsque la maladie apparaît, les choses se gâtent. Fin 1842, le Star est attaqué et tout son équipage massacré. En janvier de l’année suivante, c’est le Catherine qui s’en retourne de justesse à Sydney en mode « radeau de la Méduse ». La coupe du bois se mêlant à la maladie et à l’évangélisation, le chef se pose la question de savoir si ses sujets meurent parce qu’il a accepté un nouveau dieu ou ne l’a pas accepté suffisamment.
Même scénario aux Îles Loyauté où les navires se multiplient sur Maré, Lifou et Ouvéa jusqu’à 1844. À Lifou, la capitaine Cheyne baptise la Baie du Santal. En 1842, le Juno quitte Ouvéa avec 240 tonnes de bois. Les destinations sont soit la Chine, soit Sydney. La création d’une source de richesse nourrit des guerres claniques.
"Baie du Santal à Lifou, Iles Loyalty" (d'après Dufty?), dessin au fusain, vers 1878, Jean Mauger. (Source :Musée de Nouvelle-Calédonie)
"Baie du Santal à Lifou, Iles Loyalty" (d'après Dufty?), dessin au fusain, vers 1878, Jean Mauger. (Source :Musée de Nouvelle-Calédonie)

Un chef kanak en promenade à Sydney

L’historienne Dorothy Shineberg estime que les premiers Blancs rencontrés par les Kanak de la région de Balade (Nord-Est de la Grande-Terre) sont des santaliers australiens, un an avant l’arrivée de frères maristes en 1843. Au cours de ces deux années, les navigateurs Lewis, Richards et Towns coupent du santal dans la chefferie de Hienghène. Les liens sont si fructueux qu’au milieu de la décennie, Robert Towns emmènera le grand chef et quelques membres de sa famille en voyage à Sydney. Plus tard, la France exilera ce chef anglophile à Tahiti. La coupe se poursuit dans le Grand Sud (Sud-Est de la Grande-Terre) et sur la côte ouest, entre Koné et le Nord.
Les répercussions de la première guerre de l’opium (1839-42) posent des problèmes temporaires d’écoulement des stocks. De plus, la Chine prise le santal blanc de l’Inde. Mais en portant attention à la qualité du bois et à sa préparation, les santaliers parviennent à nourrir une seconde grande campagne de coupe, de 1846 à 1850.

Les maîtres du jeu

Les hommes qui mènent le trafic du santal au XIXème siècle incarnent parfaitement la mondialisation du Pacifique. Quatre sont restés légendaires.
Samuel Pinder Henry est né de parents missionnaires irlandais à Tahiti en 1800. Éduqué à Sydney, il épouse à 21 ans une Australienne de son âge. Le roi Pomaré II lui confit l’exclusivité de l’écoulement des cargaisons de Tahiti vers l’Australie. « Chercheur de santal », il est peut-être passé dans les eaux de l’Île des Pins dix ans avant l’arrivée du Camden. Il aurait pénétré Erromango avant ou en même temps que Peter Dillon. Son beau-frère, Thomas Ebrill, commandait le Star attaqué à l’Île des Pins en 1842. En 1831, Henry est jugé devant un tribunal de commerce à Sydney et trouvé insolvable, ce qui démontre que le trafic est autant entrepris pour le goût de l’aventure que pour l’appât du gain. Il meurt à Tahiti en 1852.
Peter Dillon est né de parents irlandais à La Martinique en 1788. On le trouve à Fidji négociant avec Dorr et Lockerby dans la première décennie du siècle et il connaît suffisamment le grand océan pour trouver les épaves de la Pérouse aux Îles Salomon, aiguillé par les récits que les « vieux » lui ont faits ici et ailleurs. Comme beaucoup d’autres, il traite aussi la bêche de mer. En 1813, il manque de périr sur un rocher aux Îles Fidji et perd une bonne partie de son équipage dans un conflit clanique. Charles X le fait chevalier de la Légion d’honneur pour son expédition à la recherche des objets de la Pérouse, partie de Calcutta en 1827. Il meurt à Paris en 1847.
Robert Towns est un patricien et, avec Paddon, le seul qui, selon Shineberg, ait véritablement prospéré dans le trafic du santal. Né en Angleterre en 1794, il arrive à Sydney en 1827 en tant que marin. Il épouse une fille Wentworth, future grande famille australienne. D’abord engagé dans le cheminement des colons vers l’Australie, il se lance dans des opérations santalières d’envergure à partir de 1842. Towns était propriétaire de ses navires et commandait nombre d’hommes. Établi à l’Île des Pins, il récoltait du santal sur tout le territoire calédonien. Le santal n’était qu’une de ses multiples activités, au point que dans les années 1850, il parvint à forcer son ennemi Paddon à trafiquer pour lui. Il se lança dans le coton dans le Queensland et entra en politique.
James Paddon est né en Angleterre vers 1812. Marin, on le retrouve sur les bords de la Mer de Chine avant 1840, en pleine guerre de l’opium. Il y rencontre un marchand farsi dont il commande le brick, Le Brigand. Témoin du débarquement d’une cargaison de santal, Paddon nourrit le projet d’une expédition sur les Nouvelles-Hébrides. Il lève des fonds en Nouvelle-Zélande et quitte Auckland en octobre 1843. Il a la mauvaise idée de s’arrêter à Maré, où, après quelques jours de troc, son équipage est attaqué. Il perd 17 hommes et se rapatrie sur l’Australie. Non dissuadé, il arrive à Anatom, l’île la plus méridionale de l’archipel des Nouvelles-Hébrides, en janvier 1844 et y établit sa première station. Ses opérations hébridaises prennent de l’ampleur et il s’installe à Tanna, où il vit avec une indigène, Naitani. Paddon eut des stations à l’Île des Pins, où il considérait que Towns empiétait sur son territoire. Mais surtout, il s’engagea dans l’installation des colons en Nouvelle-Calédonie, le développement de l’élevage et celui de ses stations de Païta et de l’Île Nou, où il repose.

Un or en remplace un autre

Signe des temps, en 1848, un cyclone cause quelques naufrages. La décennie 1850 est une ère de transition. Une autre ruée, celle de l’or, va attirer les aventuriers, à la fois en Californie et en Australie. La prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France en 1853 remplace un « no man’s land » réglementaire en territoire français, terre de bagne à partir de 1864. De nouveaux venus dans le commerce santalier rendent la concurrence plus rude. Le santal « facile » a été coupé.
Alors que Robert Towns trouve d’autres chats à fouetter, Paddon s’implique dans le lancement de l’industrie du nickel. L’industrialisation fait surgir un autre commerce, celui des hommes. Mais il serait faux de dire que les santaliers des années 1840 deviennent les blackbirders du dernier tiers du siècle. Ceux qui se lancent dans le commerce des Hébridais, surtout à destination de l’Australie, représentent une nouvelle génération. Cette histoire des colons Paddon, entre Nouvelles-Hébrides et Nouvelle-Calédonie, commerce humain et développement colonial, est singulièrement racontée par Frédéric Ohlen dans son roman, Quintet. Enfin, si la Chine est le principal acheteur de santal, celle-ci se trouve plongée dans la seconde guerre de l’opium (1856-1860), qui scelle le déclin de la dynastie Qing.
Le santal de Mysore peut entrer dans son heure de gloire. Comme le confirme Ernest Guenther dans The Essential Oils, les forêts du Karnataka, refuges du santal blanc, voient naître deux distilleries à Bangalore et Mysore pendant la Première Guerre mondiale. Au cours du XXème siècle, le santal est également exporté d’Indonésie et de Nouvelle-Calédonie, bien qu’il ne soit pas identifié comme tel par les chimistes de l’époque.

De la rareté des espèces au XXIème siècle

Coupé depuis au moins trois millénaires, le santal se fait rare. Les campagnes de reboisement laissent croire qu’un santal est exploitable à partir de 20 ans, alors que ce n’est qu’à cet âge qu’il commence à développer un cœur, seule matière distillable. À Fidji, des particuliers se voient offrir 40 000 dollars fidjiens (16 000 euros) pour le santal de leur jardin. En Inde, le gouvernement est seul habilité à autoriser les coupes, même sur les propriétés privées. Pays du Santalum spicatum, relativement pauvre en santalol, l’Australie, consciente de la pénurie de santal blanc, s’est mise à en planter.
En Nouvelle-Calédonie, la valorisation du santal bénéficie de l’engouement relativement récent de la parfumerie pour le profil olfactif du Santalum austrocaledonicum. Outre des distilleries artisanales sur la Grande-Terre et à l’Île des Pins, deux opérations qui remplissent les conditions d’un développement pérenne ont été montées aux Îles Loyauté en partenariat avec de grandes maisons de matières premières. À Maré, c’est la maison grassoise Robertet qui est actionnaire dans l’extraction innovatrice du santal local. À Lifou, c’est LMR, filiale du géant américain International Flavors & Fragrances (IFF), qui s’est récemment lancé dans une distillerie. Fort heureusement, les chimistes de ces maisons internationales savent aussi synthétiser une matière dont la rareté fait le luxe.
Par Sandrine Teyssonneyre

À lire

– Dorothy Shineberg, Ils étaient venus chercher du santal, Société d’études historiques de la Nouvelle-Calédonie, 1973 (They Came for Sandalwood: A Study of the Sandalwood Trade in the South-west Pacific, 1830-1865, Melbourne University Press, 1967).

– Nicholas Thomas, Océaniens, histoire du Pacifique à l’âge des empires, Anacharsis, 2020.

– Georges Pisier, Kounié ou l’Île des Pins, Société d’études historiques de la Nouvelle-Calédonie, 1972.

– Frédéric Ohlen, Quintet, Gallimard, 2014.

– Krishnaraj Iyengar, « Scent and Spirit : Fragrances in the Vedic Tradition », in Perfumer & Flavorist, octobre 2017.

– Alice Camus, « Le parfumeur Martial : réalité historique du parcours d’un marchand mercier sous Louis XIV », in Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, octobre 2020.

– « Parfums de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs », catalogue d’exposition, Musée Cernuschi, 2018.

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A propos de l'auteur
Sandrine Teyssonneyre
Diplômée de la School of International and Public Affairs de Columbia University, Sandrine Teyssonneyre a 25 ans de carrière dans la finance, la diplomatie multilatérale, le conseil et l’enseignement des relations internationales. Entre autres livres, elle est l’auteur de "The United Nations and Business : A Partnership Recovered. Elle a conseillé des agences de l’ONU et des entreprises sur leur expansion pérenne dans les pays émergents et en développement.