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Chine : comprendre le rapprochement avec l'Iran face à l'accord Israël-Émirats

Le président iranien Hassan Rohani et son homologue chinois Xi Jinping, le 23 avril 2015 à Jakarta. (Source : Caspian News)
Le président iranien Hassan Rohani et son homologue chinois Xi Jinping, le 23 avril 2015 à Jakarta. (Source : Caspian News)
La montée en puissance de la Chine au Moyen-Orient s’intensifie. En témoignent deux événements majeurs dans la région : le rapprochement extraordinaire entre Téhéran et Pékin ; puis, l’accord de paix entre Israël et les Émirats arabes unis, sous l’influence d’une administration Trump qui se définit de plus en plus à l’extérieur par sa « guerre froide » avec la Chine.
Beaucoup de publications traitent de la diplomatie chinoise au Moyen-Orient ou Asie de l’Ouest, mais trop souvent en faisant la même erreur : toujours attendre que l’empire du Milieu se comporte comme l’hyperpuissance américaine. Ce qui entraîne au moins une certaine incompréhension face à une diplomatie capable de tisser des liens autant avec l’Arabie saoudite qu’avec l’Iran, sans oublier Israël, ou quand les Chinois apparaissent comme peu pressés de militariser leur présence dans la région. Parfois même des erreurs d’interprétation surgissent au moment de comprendre la nature des liens tissés en Asie de l’Ouest par la grande puissance asiatique.
Pourtant, la logique chinoise fait sens, quand on met de côté la comparaison avec les États-Unis : le Moyen-Orient est devenu plus important pour la Chine, ces dernières années, du fait de ses besoins énergétiques, mais aussi parce que la région est d’un grand intérêt dans le cadre de ses « Nouvelles Routes de la Soie » ou BRI (Belt and Road Initiative). Pékin n’a pas encore totalement la capacité de projection militaire nécessaire pour nourrir son influence régionale, un outil qui d’ailleurs n’a pas forcément été des plus positifs pour les puissances occidentales. La Chine a par contre une force de frappe économique importante, et une politique étrangère pragmatique qui refuse la logique d’alliance ou de bloc, afin d’éviter d’être entraîné dans des conflits loin de ses intérêts. Les Chinois préfèrent les « partenariats stratégiques » hiérarchisés. Cette hiérarchie va du « partenariat de coopération amicale » (renforcement de la coopération sur certains sujets bilatéraux, comme le commerce) au « partenariat stratégique global » (coopération globale touchant également aux affaires régionales et internationales). À chaque fois, le rapprochement a un but pragmatique, normalement bénéfique pour les deux parties, sans que cela lie les mains de la puissance étrangère. Ce qui est en fait plutôt raisonnable, surtout quand on souhaite développer une influence véritablement régionale dans des zones du monde minées par de longues rivalités.
Bien entendu, le partenariat stratégique global est réservé aux États les plus importants pour les objectifs chinois. L’Iran est un de ces pays, mais n’est pas le seul : ainsi, son ennemi juré, l’Arabie saoudite, a le même niveau de partenariat avec Pékin. De récentes révélations ont malgré tout rappeler l’importance toute particulière de Téhéran pour Xi Jinping : en juillet dernier, le New York Times a révélé que la Chine négociait avec la République islamique un plan sur 25 ans, offrant l’assurance de pétrole à prix réduit, mais surtout des investissements chinois en Iran dans les infrastructures (de transport notamment), les télécommunications et la cybersécurité, à hauteur de 339 milliards d’euros (400 milliards de dollars). L’accord évoque la possibilité d’une coopération militaire, par le biais du développement de l’armement comme de l’échange d’informations pour lutter contre le terrorisme, les groupes séparatistes, et le trafic de drogue.

Iran–Chine : une alliance anti-américaine ?

L’annonce a fait paniquer l’administration Trump. Le Secrétaire d’État Mike Pompeo est allé jusqu’à annoncer que ce rapprochement sino-iranien allait « déstabiliser » le Moyen-Orient, mettant Israël, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis en danger. En fait, à Washington, on comprend que ce rapprochement entre son principal rival à l’international avec son principal opposant au Moyen-Orient va au moins rendre sa politique de pression maximale sur l’Iran autrement plus difficile.
Mais la réaction américaine semble disproportionnée. D’abord parce qu’un tel accord devra être accepté par le parlement iranien. Et le débat interne en Iran prouve qu’une telle ratification ne serait pas forcément chose aisée : de nombreuses fake news se sont vite emparées des informations données par le New York Times, évoquant la possibilité de bases militaires chinoises en territoire iranien, ou l’idée d’un prêt d’îles iraniennes à la marine chinoise… Ces inventions ne se retrouvent pas dans le texte de l’accord, mais expriment bien les craintes nationalistes iraniennes. C’est sans surprise que, suite aux révélations du quotidien new-yorkais et aux rumeurs qu’elles ont déclenchées en Iran, les autorités à Téhéran comme à Pékin ont minimisé l’aspect militaire de l’accord en discussion.
Par ailleurs, la Chine a de bonnes relations avec l’Iran, mais aussi avec ses ennemis jurés dans la région, l’Arabie saoudite, les Émirats et Israël. Il est clair, du côté chinois, que le renforcement des liens bilatéraux ne revient pas à une alliance anti-occidentale. Confirmation cet été lorsque Pékin a aidé Riyad à développer ses capacités nucléaires. Plus précisément, des compagnies chinoises ont permis d’établir, dans une zone désertique du nord-ouest du royaume, une installation capable d’extraire le concentré solide d’uranium appelé « yellow cake », qui, une fois enrichi, pourrait être utilisé pour la production d’armes nucléaires.
Bien sûr, cette information, mise en avant par le Wall Street Journal, suite à une découverte supposée des services de renseignement occidentaux, doit être prise pour ce qu’elle est : une information impossible à vérifier indépendamment, et qu’on peut donc choisir de croire ou non. En tout cas, elle n’est pas en contradiction avec la logique diplomatique chinoise : coopérer, commercer avec tous, refuser d’être limité par les rivalités régionales. Si on était effectivement dans le cadre d’une alliance sino-iranienne menaçant le statu quo régional, une telle aide chinoise à l’Arabie Saoudite ne serait pas possible. En effet, la pensée sécuritaire saoudienne est obsédée par le supposé danger iranien. Si Riyad veut se donner les moyens d’une possible nucléarisation, cela ne peut être que dans le cadre de sa rivalité avec Téhéran.
Jusque-là, les Chinois n’ont pas donné non plus le sentiment qu’ils étaient prêts à s’opposer frontalement à Washington pour défendre Téhéran. En fait, ils ont dû plier face aux sanctions américaines. Ils ont donc réduit leurs importations (y compris en pétrole) et leurs investissements en conséquence. Jusqu’à aujourd’hui, rien ne prouve que Xi Jinping est prêt à se confronter directement aux États-Unis pour défendre l’Iran, ce qu’on attendrait du type d’alliance que semble craindre le Département d’État.

Un rapprochement attendu et relatif

Loin d’une alliance de puissances « anti-statu quo », le rapprochement sino-iranien suit plutôt une certaine continuité diplomatique qui, en fait, ne devrait surprendre personne.
C’est tout d’abord une réponse de l’Iran à l’abandon de l’accord sur le nucléaire construit avec l’administration Obama, et abandonné par le président Trump, face à une Europe globalement suiviste et impuissante. Le message est clair : à défaut d’avoir des interlocuteurs raisonnables en Occident, la République islamique a la possibilité de se rapprocher d’autres forces non occidentales. C’est aussi une parfaite réponse de la Chine au discours occidental, de « nouvelle Guerre froide » : soutenir le régime iranien, c’est s’assurer qu’il reste un problème pour les Américains, que le Moyen-Orient reste au centre de leurs préoccupations plutôt que l’Asie.
Plus prosaïquement, rappelons cette idée soulignée par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Mousavi : l’accord avec Pékin remonte en fait à 2016, lors de la visite de Xi Jinping à Téhéran. À cette occasion, immédiatement après l’accord sur le nucléaire iranien, Chine et Iran annonçaient publiquement leur désir de renforcer leur coopération dans un plan sur 25 ans, déjà. Et en août 2019, quand le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif vient à Pékin pour présenter une version préliminaire de cet accord, le but de la visite n’est en rien dissimulé au public. Si les sommes mises en avant sont sans doute exagérées, elles évoquent surtout le désir chinois, sur le plus long terme, de développer les infrastructures iraniennes afin que ce pays soit pleinement intégré à la BRI. Et peut-être à ce que l’Iran soit une partie de la solution au grand problème chinois : la trop grande dépendance au détroit de Malacca dans son approvisionnement énergétique.
Le fait même que l’idée d’un tel rapprochement existe depuis 2016, qu’il soit dans la continuité des relations bilatérales entre les deux pays, mais qu’il soit aussi long à se concrétiser, prouve qu’il ne faut pas surestimer la « révélation » du New York Times. La Chine n’est pas prête à s’opposer aux sanctions américaines contre l’Iran, et cette relation bilatérale ne se construit pas contre le statu quo régional.
La relation sino-iranienne est importante, c’est incontestable. Mais la surestimer, ou même simplement parler d’alliance, c’est mal connaître la situation moyen-orientale et la diplomatie chinoise.

L’accord entre Israël et les Émirats : une action américaine pour contrer l’Iran et la Chine ?

La diplomatie chinoise a forcément été marquée, comme le reste du monde, par un autre événement cet été : l’annonce d’un traité de paix entre Émirats arabes unis et Israël, puis, plus tard, avec Bahreïn, et formant ensemble les accords d’Abraham. L’accord a été présenté comme ciblant les intérêts de l’Iran et de la Chine. S’il est difficile de nier le premier point, les choses ne sont pas aussi simples en ce qui concerne Pékin.
Sans grande surprise, l’Iran est bien l’une des cibles de ce rapprochement israélo-émirati. Les dirigeants de la République islamique l’ont bien compris. Ainsi le major-général Mohammed Hussein Bagheri n’a-t-il pas hésité à faire savoir que les Émirats seraient tenus pour responsables si les intérêts nationaux iraniens étaient attaqués dans le Golfe Persique. Les autorités iraniennes craignent une capacité d’espionnage et de sabotage renforcées pour le Mossad. Une inquiétude à associer à l’explosion inexpliquée d’un site d’enrichissement d’uranium à Natanz le 2 juillet dernier, et d’autres incidents ciblant des centrales électriques, des bâtiments militaires, un pipeline.
Pour certains, Israël serait le principal responsable ici, cherchant à pousser les forces iraniennes à la confrontation. Face à une coopération israélo-arabe soutenue par Washington et associant l’État hébreu, les Émirats, mais aussi Bahreïn et l’Arabie Saoudite (qui, à l’heure où ces lignes sont écrites, n’a pas officialisé ses relations avec Israël, mais s’en est rapproché depuis quelques années), l’Iran pourrait avoir le sentiment d’être assiégé. Cela renforcerait les conservateurs et les faucons au sein du régime, avec une possibilité de montée des tensions dans la région.
On pourrait penser que les difficultés de Téhéran ne seraient pas forcément gênantes pour Pékin. Pourtant, nous l’avons vu, l’Iran reste un partenaire important pour la Chine, malgré les limites actuelles, d’autant plus que le pays n’est pas inféodé à Washington. Une République islamique mise en danger ou affaiblie, c’est la possibilité d’explosions de violence au Moyen-Orient, ou à plus long terme, une soumission de Téhéran aux pressions des forces pro-américaines. Dans les deux cas, ce serait une évolution gênante pour les intérêts chinois dans la région.
Plus inquiétant encore, vu de Pékin, est le sentiment que l’accord puisse cibler la Chine elle-même. L’empire du Milieu s’est montré relativement mesuré dans sa réaction à l’annonce des accords d’Abraham. Le porte-parole du ministère des Affaires Étrangères, Zhao Lijian, a bien sûr mis en avant la satisfaction chinoise face à ce qui représente un effort pour réduire les tensions au Moyen-Orient. Mais toujours dans un esprit d’équilibre entre les différents acteurs, la diplomatie chinoise a rappelé le soutien de Pékin à l’autodétermination des Palestiniens, et au désir de la Chine de jouer un rôle constructif dans la construction d’un État pour ce peuple. Façon indirecte de rappeler un acteur-clé de la question israélo-palestinienne, sans lequel la paix risque d’être un leurre. Plus généralement, on doute, dans l’analyse chinoise, que cet accord de paix (comme celui avec Bahreïn par ailleurs) puisse apporter la stabilité nécessaire aux « Nouvelles Routes de la Soie ». Cet accord pourrait donc indirectement heurter les intérêts chinois dans la région.
Mais on peut voir l’accord Israël–Émirats, et plus largement les accords d’Abraham, comme ciblant directement la Chine. C’est en tout cas la lecture qui est largement faite du côté des Américains. Bien entendu, l’accord ne contient pas spécifiquement des clauses anti-chinoises. Mais certains signes ne trompent pas : le jour de l’annonce de l’accord entre Israéliens et Émiratis, les Américains disaient être proches d’un autre accord avec Israël, visant à exclure la Chine du développement de la 5G dans ce pays. Ce qui cadre bien avec la diplomatie américaine de ces derniers mois, qui insiste ouvertement auprès des pays du Golfe, afin qu’ils fassent un choix entre Pékin et Washington.
Par ailleurs, à l’accord de paix annoncé est associé un projet d’alliance entre Américains, Israéliens et Émiratis se concentrant sur la sécurité maritime. Soi-disant pour contrer l’Iran, cette alliance protégerait la libre circulation du détroit d’Hormuz, essentiel pour le commerce international d’hydrocarbures, et le détroit de Bab-el-Mandeb, faisant le lien entre le canal de Suez et l’océan Indien. Récemment, une rumeur persistante parle d’ailleurs d’une base pour les services de renseignement israéliens et émiratis sur l’île de Socotra, permettant de surveiller les activités chinoises, pakistanaises et iraniennes dans le détroit de Bab-el-Mandeb.
Il faut savoir que ces deux détroit, associés au fameux détroit de Malacca, sont capitaux pour l’économie et les projets géopolitiques chinois. Or sur le détroit de Malacca, la capacité d’action, et donc potentiellement de nuisance pour la Chine, de la part des Américains, n’est plus à prouver. Ainsi, avec cet accord, Washington confirme sa domination navale sur des zones essentielles pour le commerce maritime chinois.

Un accord de paix à la fois positif et négatif pour les intérêts chinois

Il faut cependant nuancer. Car les Émiratis veulent éviter la montée des tensions avec Téhéran. Ils soutiennent également le projet de « Nouvelles Routes de la Soie chinoises ». Dubaï aurait dû accueillir le Sommet BRI de cette année, et n’en a été empêché que par le Covid-19. Et les Émirats restent un des membres-fondateurs de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures lancée par Pékin. Ils sont le lieu de résidence de pas moins de 200 000 Chinois et de 4 000 entreprises de l’empire du Milieu, et il n’est pas rare d’entendre Dubaï présentée comme une autre Hong Kong.
Pour ce qui est d’Israël, au moins à court terme, le pays n’a pas le sentiment que la Chine soit une menace. Bien sûr, mise au pied du mur, s’il faut choisir entre le vieil allié américain et le partenaire économique chinois, le choix sera fait sans difficulté. Mais pour l’instant, l’État hébreu ne voit pas de danger spécifique pour ses intérêts nationaux. Si les Israéliens n’ont pas besoin de l’argent chinois pour développer leurs infrastructures, les compagnies chinoises ont la réputation d’être sérieuses et compétitives, et sont donc attractives dans le cadre de projets d’infrastructures dans le pays. Surtout, la Chine est un investisseur conséquent, notamment dans le secteur technologique. Pékin reste donc un partenaire économique important, et la logique israélienne se veut pragmatique : céder aux demandes américaines quand c’est nécessaire, et autrement, continuer à profiter de relations économiques et diplomatiques bénéfiques avec l’empire du milieu. L’accord entre Israël et les Émirats n’est donc pas forcément une mauvaise chose pour les Chinois : ces deux pays semblent toujours considérer leurs relations avec la Chine comme une source d’opportunités, pour l’instant.
Deux points peuvent malgré tout être une source d’inquiétude pour Pékin. D’une part, Téhéran reste une pièce importante dans le jeu chinois au Moyen-Orient : le voir basculer ou affaibli à cause de rivalités régionales serait forcément problématique. Or cela reste l’une des principales raisons des rapprochements concrétisés par les accords d’Abraham. D’autre part, l’hostilité des Américains à la présence chinoise au Moyen-Orient, autour de cet accord comme dans la relation à l’Iran évoquée plus haut, est transparente. Même si le président Trump n’est pas reconduit dans ses fonctions pour un second mandat, il est probable que la diplomatie américaine au Moyen-Orient reste opposée à l’influence chinoise sur place. Et elle risque de soutenir et nourrir les guerres froides qui consument la zone, et empêche, de fait, sa stabilisation… Ce qui confirme également le besoin constant de la protection américaine, pour certains pays.
La Chine, à bien des égards, s’impose comme un acteur incontournable au Moyen-Orient. Et elle a la possibilité de devenir bien plus présente sans forcément attiser les tensions : son désir de travailler avec tous, d’Israël à l’Iran en passant par la péninsule arabique, son refus des alliances exclusives également, sa force de frappe économique enfin, en fait un partenaire prisé par les pays de la région. Globalement, dans les États arabes du Moyen-Orient, en Iran et en Israël, on accepte, on souhaite même la présence de la Chine. Mais ce souhait d’un investissement chinois substantiel dans la région ne cadre pas avec l’attitude des principaux acteurs locaux : leurs propres « guerres froides » (entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, la Turquie et l’Arabie Saoudite, l’Iran et Israël, etc.) et la dépendance de certains d’entre eux aux États-Unis ne peuvent qu’amener la supposée seconde « guerre froide » au cœur des relations interrégionales.
Et en tant qu’État totalement indépendant des États-Unis, et cible des forces pro-américaines dans la région comme de Washington même, l’Iran pourrait bien être la nation dont l’avenir va définir l’influence chinoise au Moyen-Orient. Si la « guerre froide » moyen-orientale contre l’Iran devient de moins en moins froide, les possibilités chinoises vont forcément en souffrir. À bien des égards, la stabilité de Téhéran et la montée en puissance de Pékin sont donc liées dans les années à venir.
Par Didier Chaudet

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A propos de l'auteur
Didier Chaudet
Didier Chaudet est un consultant indépendant, spécialisé sur les questions géopolitiques et sécuritaires en Asie du Sud-Ouest (Iran, Pakistan, Afghanistan) et en Asie Centrale post-soviétique. Il est également le Directeur de la publication du CAPE, chercheur non résident à l’IPRI, l’un des principaux think tanks pakistanais, et attaché scientifique de l’IFEAC (Institut français d’études sur l’Asie centrale). Il intervient régulièrement dans les médias français (France Culture, Huffington Post, Radio Vatican, Réforme, entre autres). D’octobre 2013 à début 2015, il a vécu en Iran, en Afghanistan, et au Pakistan, où il a été chercheur invité par plusieurs think tanks locaux. Auparavant, il a été chercheur à l’ISAS (Institute for South Asian Studies – National University of Singapore) en charge de l’analyse sur le Pakistan et l’Afghanistan, enseignant à Sciences Po (Collègue universitaire), chercheur à l’IFRI (en charge de l’Asie Centrale). Pour Asialyst, il suit principalement les évolutions sécuritaires et géopolitiques de l’Asie Centrale, de l’Afghanistan, et du Pakistan.