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L'Asie à Paris : Romain Graziani, Festival Jean Rouch et cinéma coréen

Détail de l'affiche du ciné-club mensuel "Les exilés du cinéma coréen", présenté par le Centre LGBTQI+ de Paris et d'Île-de-France, à partir du 9 octobre 2019 au cinéma Le Brady. (Source :Exilés du cinéma coréen)
Détail de l'affiche du ciné-club mensuel "Les exilés du cinéma coréen", présenté par le Centre LGBTQI+ de Paris et d'Île-de-France, à partir du 9 octobre 2019 au cinéma Le Brady. (Source :Exilés du cinéma coréen)
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8 novembre : rencontre avec le sinologue Romain Graziani à la librairie le Phénix

Le sinologue Romain Graziani. (Source : Le Phénix)
Le sinologue Romain Graziani. (Source : Le Phénix)
Une rencontre autour de son livre L’usage du vide – Essai sur l’intelligence de l’action, de l’Europe à la Chine (Gallimard, Bibliothèque des idées).
Il semble que les états les plus désirables, à l’image du sommeil, ne puissent survenir qu’à condition de n’être pas recherchés, le simple fait de les convoiter pouvant suffire à les mettre en déroute. Or ce paradoxe de l’action volontaire, mal élucidé et jamais résolu dans la philosophie occidentale, est au centre de la pensée taoïste. L’auteur explore dans cette double lumière, à partir de diverses sphères d’expérience, de la pratique d’un sport à la création artistique, de la recherche du sommeil à la remémoration d’un nom oublié, ou encore de la séduction amoureuse à l’invention mathématique, les mécanismes de ces états qui se dérobent à toute tentative de les faire advenir de façon délibérée. Une telle approche, qui requiert une observation patiente des dynamiques du corps et des différents registres de conscience, permet de comprendre pour quelles raisons, et au terme de quelles expériences, les penseurs taoïstes de l’antiquité chinoise ont formulé les concepts si déroutants de non-agir ou de vide. Elle permet par la même occasion de démonter les erreurs et les leurres sur le pouvoir et la volonté qui sont à la base des représentations occidentales de l’action efficace. Mobilisant, sans les opposer, les ressources de la pensée chinoise et de la pensée européenne, l’ouvrage apporte ainsi une contribution originale à l’intelligence de l’action.
Professeur en études chinoises à l’école normale supérieure de Lyon depuis 2009, rédacteur en chef de la revue Extrême-Orient Extrême-Occident, Romain Graziani a notamment publié Fictions philosophiques du Tchouang-tseu (Gallimard, 2006), Amor Fati (poésie, José Corti, 1997), Mues indigènes (poésie, Fata Morgana, 2002), L’homme qui voulait naître moi (Fata Morgana, 2004), Legs du bègue (récit, Bibliothèque du Lion, 2005).
La rencontre aura lieu le vendredi 18 novembre à 18h à la Librairie le Phénix, 72 boulevard de Sébastopol, Paris IIIème, Métro Réaumur-Sébastopol.

16 au 23 novembre : Festival international Jean Rouch – « Cinéma et anthropologie »

L'affiche du 38ème Festival international Jean Rouch : cinéma et anthropologie, du 16 au 23 novembre 2019 à Paris. (Source : Comité du film ethnographique)
L'affiche du 38ème Festival international Jean Rouch : cinéma et anthropologie, du 16 au 23 novembre 2019 à Paris. (Source : Comité du film ethnographique)
Vingt-trois films, dont 5 asiatiques, ont été retenus pour la compétition internationale. Issus de la production mondiale des deux dernières années, ces films explorent en profondeur les pratiques sociales et culturelles à travers des formes cinématographiques originales et novatrices. Huit prix seront décernés par les trois jurys : le Jury international, le Jury Inalco et le Jury de détenus de Fleury-Mérogis.
A voir notamment Une nouvelle ère de Boris Svartzman, The Futures cries beneath our soil de Hang Pham Thu ou Chanson d’amour des vivants, chanson d’amour des morts de Zhang Ping.
Retrouvez ici le programme et le calendrier du festival. Les projections auront lieu au Musée de l’Homme, à l’auditorium Jean Rouch, 17 place du Trocadéro, Paris XVIème, métro Trocadéro.

9 octobre à janvier 2020 : « Les exilés du cinéma coréen » au Brady (Centre LGBTQI+ de Paris et d’Île-de-France)

Présenté par le Centre LGBTQI+ de Paris et d'Île-de-France, le ciné-club mensuel "Les exilés du cinéma coréen" aura lieu au cinéma Le Brady. (Source :Exilés du cinéma coréen)
Présenté par le Centre LGBTQI+ de Paris et d'Île-de-France, le ciné-club mensuel "Les exilés du cinéma coréen" aura lieu au cinéma Le Brady. (Source :Exilés du cinéma coréen)
Quatre longs-métrages coréens autour du thème de l’exil : le départ, les raisons qui poussent à tout quitter, les conséquences et implications d’un tel choix.
Cette sélection met en lumière la problématique de l’homosexualité dans le cinéma coréen et de manière plus générale dans une société où elle est peu acceptée. Au-delà du caractère engagé, ces quatre films feront voyager le spectateur du XVIème siècle jusqu’à nos jours, de la campagne coréenne au palais royal.
Retrouvez ici tout le programme des projections. Présenté par le Centre LGBTQI+ de Paris et d’Île-de-France, le ciné-club « Les exilés du cinéma coréen » aura lieu au Brady, cinéma indépendant Art & Essai, 39 Boulevard de Strasbourg, Paris Xème, métro Strasbourg-Saint-Denis.
A propos de l'auteur
Joris Zylberman
Joris Zylberman est directeur de la publication et rédacteur en chef d'Asialyst. Ancien correspondant à Pékin et Shanghai pour RFI et France 24, cofondateur de la société de production Actuasia, écrit, réalise et produit des reportages sur la Chine depuis 9 ans. Il est co-auteur des Nouveaux Communistes chinois (Armand Colin, 2012) et co-réalisateur du documentaire “La Chine et nous : 50 ans de passion” (France 3, 2013).