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Séoul entre Pékin et Washington

À l'ancien dicton "À Jeju il y a des femmes, des pierres et du vent", les habitants de l'île ont substitué une version plus actuelle : "À Jeju, il y a des Chinois, des buildings et de l'argent". Ici, la station balnéaire de Gimnyeong Seongsegi.
À l'ancien dicton "À Jeju il y a des femmes, des pierres et du vent", les habitants de l'île ont substitué une version plus actuelle : "À Jeju, il y a des Chinois, des buildings et de l'argent". Ici, la station balnéaire de Gimnyeong Seongsegi. (crédit : AFP/ Christian Kober / Robert Harding Premium / robertharding)
Alors qu’en Asie de l’Est, la Chine marque clairement son mécontentement face au déploiement des batteries antimissiles THAAD américaines à Seongju, dans le sud de la péninsule coréenne, on s’interroge. Quels liens la Corée du Sud entretient-elle avec sa grande sœur historique, la Chine? Mais en même temps comment interpréter la colère des habitants de Seongju qui le 15 juillet dernier accueillaient à coup de jets d’œufs et de slogans anti-américains le Premier ministre Hwang Kyo-ahn? Comment la petite Corée gère-t-elle ses relations avec son puissant voisin chinois et son allié américain de tout temps?
Prise entre Washington qui, face à la montée en puissance chinoise et la menace nord-coréenne, accentue sa présence militaire sur la péninsule et Pékin qui voit cette solide alliance américano-sud-coréenne d’un mauvais œil, la Corée du Sud a-t-elle mis en danger ses relations avec la Chine? Pas du tout à en croire l’importance des relations économiques entre les deux pays qui, elles, sont au beau fixe. Sur l’île méridionale de Jeju, par exemple, tout est fait pour accueillir les riches investisseurs chinois, reçus à bras ouverts. Sans oublier le tourisme chinois de plus en plus florissant… Asialyst fait le point sur la position coréenne entre Chine et États-Unis et tente de répondre à cette double question : entre géopolitique et économie, entre Washington et Pékin, vers qui le cœur de Séoul balance-t-il?

Contexte

Au début des années 2010, les États-Unis annonçaient leur volonté de rééquilibrer leur stratégie à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, alors que l’armée américaine s’est embourbée dans des conflits au Moyen-Orient, l’Asie est en pleine expansion et représentera 60% de la population et de la production mondiale dès 2050. Selon le rapport Sustaining Global Leadership: Priorities for the 21st Century Defense, rendu public en janvier 2012 par Barack Obama, c’est donc vers le Pacifique que doit s’orienter la puissance américaine. C’est le « pivot vers l’Asie » dans lequel la Corée du Sud tient une place toute particulière. En première ligne face à la menace nucléaire nord-coréenne et au plus proche du nouveau rival chinois, elle est, avec le Japon, l’épicentre de cette nouvelle stratégie. Sur ce point, l’opinion sud-coréenne est partagée : privilège selon certains, fardeau pour les autres. Si la question est si controversée, c’est que la présence américaine est encombrante pour Séoul. Les négociations avec la Chine se transforment en un véritable casse-tête.

Les troupes américaines : une aide nécessaire ou une occupation encombrante ?

La situation tendue de la péninsule coréenne explique en partie la forte présence militaire dans la région. Côté sud, l’armée américaine garde des troupes dans le pays depuis la fin de la Guerre de Corée en 1953, même si les effectifs ont diminué au fil des années. Selon les dernières données officielles du département américain de la Défense, il y avait 26 000 soldats américains dans la péninsule en date du 30 septembre 2015.
Pour garantir la protection de la République de Corée, mais aussi la sécurité régionale, Washington et Séoul ont contracté une alliance au lendemain de la signature de l’armistice. Le 1er octobre 1953, les deux États ont signé un traité bilatéral d’aide mutuelle en cas d’attaque de la Corée du Nord mais aussi pour se prémunir de toute agression soviétique dans le Pacifique. Il est aujourd’hui toujours en vigueur.
Côté Corée du Nord, le 11 juillet 1961, Kim Il-sung et Zhou Enlai signent le « traité de l’Amitié sino-coréenne d’aide mutuelle et de coopération ». Son article 2 stipule : « Dans le cas où l’une des parties est sujette à une attaque armée de la part d’un État ou d’une coalition […], l’autre partie doit immédiatement lui porter une aide militaire ou toute autre aide à sa disposition. » Renouvelé tous les 20 ans, ce texte restera en vigueur au moins jusqu’en 2021.
La Corée du Sud, épicentre de la rivalité sino-américaine. Infographie.
La Corée du Sud, épicentre de la rivalité sino-américaine.
Ces deux alliances s’inscrivent dans un processus plus large. La Chine et les États-Unis, aujourd’hui en position de rivalité, placent leurs pions en Asie du Nord-Est. La Chine s’est rapprochée de la Russie en créant l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) en juin 2001. Les États-Unis quant à eux, gardent leur implantation dans la région grâce à leur forte présence au Japon. Taïwan n’est techniquement plus un allié à part entière de Washington. L’ancien traité a en effet été rompu en 1979, avec la reconnaissance de la République populaire de Chine par le président Jimmy Carter. Les relations entre les deux États sont maintenant définies par le Taiwan Relations Act, qui reprend dans les grandes lignes les termes de l’alliance à laquelle il fait suite. Quant à la Mongolie, bien qu’elle soit actuellement observatrice de l’OCS, elle pencherait plutôt vers les États-Unis qui la courtisent en permanence. Elle a notamment participé aux interventions militaires en Irak et en Afghanistan à leur côtés.

Si le Japon reste l’État d’Asie de l’Est qui possède le plus de bases militaires et le plus gros effectif de troupes américaines sur son sol, la Corée du Sud, elle, est le fer de lance des États-Unis. Située à l’extrémité d’un axe où l’on retrouve Okinawa et Guam, elle est l’épicentre de la stratégie américaine dans le Pacifique Nord. Sa position en première ligne face à la menace nord-coréenne et la montée en puissance chinoise rendaient nécessaires pour l’état-major américain le déploiement dans la péninsule d’une batterie antimissile THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) dernier cri. La Corée du Sud deviendra ainsi le seul État d’Asie mais aussi le quatrième territoire du Pacifique après Hawaï, Wake et Guam à posséder un tel équipement.

Le Japon, qui a suivi les négociations américano-sud-coréennes depuis leur début en 2014, semble lui aussi intéressé par l’installation d’un tel dispositif sur l’archipel. Ce bouclier antimissile américain à ses portes ne manque pas d’inquiéter la Chine, qui y voit une perte de souveraineté et redoute une déstabilisation de la région. Pékin a peur notamment que les radars du dispositif, d’une portée maximale de 1000 km, ne détectent ses infrastructures militaires. Le THAAD a pour but officiel de protéger la Corée du Sud et ses habitants d’une potentielle attaque du Nord. Cependant, Seongju ayant été désigné comme le futur emplacement de la batterie, il est permis d’en douter. La portée des lanceurs THAAD n’excédant pas 200 km, Séoul se retrouve vulnérable à une attaque. Il apparaît clair que le bouclier antimissile américain en Corée du Sud a pour but réel de protéger les cibles militaires de la péninsule, et en particulier les bases américaines, dont la majorité se trouve dans le rayon d’action de l’intercepteur.

Par ailleurs, la présence des GI’s dans la péninsule fait l’objet de critiques de plus en plus virulentes de la part des Sud-Coréens. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, un fort sentiment antiaméricain s’est développé au sud du trente-huitième parallèle. Le sujet reste sensible, les GI’s ayant joué un rôle important dans la Guerre de Corée, à laquelle l’armée du Sud n’était pas préparée. Mais la multiplication des incidents, des agressions ou des viols par des membres des forces américaines en Corée du Sud (USFK), tout comme la récupération de l’ancienne base japonaise de Yongsan en plein centre de Séoul, cristallisent les critiques.

Selon un sondage Pew Global de 2015, 45% des Sud-Coréens voient comme une mauvaise chose l’augmentation de la présence militaire américaine en Asie face à la Chine. Depuis l’incident de l’autoroute de Yangju en 2002, à l’occasion duquel un véhicule militaire américain avait percuté et tué deux adolescentes sud-coréennes, l’antiaméricanisme n’a cessé de progresser. Les manifestations se multiplient, parfois soutenues par des personnalités comme le chanteur PSY, auteur du fameux Gangnam Style. Une colère liée à l’impunité des troupes américaines. Ces dernières en effet n’ont pas à rendre de comptes devant la justice coréenne, l’USFK étant soumise à l’accord du SOFA (Status of Forces Agreement), les GI’s sont jugés par un tribunal militaire américain, souvent bien plus clément. Aussi certains Coréens se demandent-ils si cette présence militaire est vraiment nécessaire ou si elle n’est pas seulement profitable aux États-Unis. Même si les liens entres les deux États restent extrêmement forts, les critiques se font de plus ne plus nombreuses, principalement dans les générations les plus jeunes.

Un tourisme tourné vers la Chine ?

Lorsque l’on évoque le tourisme en revanche, ce n’est pas vers son allié américain mais vers le géant chinois que penche Séoul. Le tourisme en Corée du Sud n’a cessé de progresser depuis les années 1990 (la seule baisse, en 2015, coïncide avec l’épidémie de MERS dans le pays). Un engouement qui est souvent vu comme une conséquence du Hallyu, la « vague coréenne » de produits culturels dont la Corée du Sud inonde l’Asie. Cinéma, séries, musiques et jeux vidéo s’exportent de mieux en mieux. Une tendance qui a d’abord atteint ses voisins en Asie de l’Est : le Japon, et surtout la Chine. Les touristes chinois viennent en masse à Séoul pour visiter les lieux emblématiques de leurs séries préférées… Un filon que la Corée compte bien exploiter davantage en développant par exemple, en partenariat avec l’office du Tourisme, les lieux de tournage de la récente série à succès « Les Descendants du Soleil » : les régions de Taebaek, de Jeongseon et la ville de Paju devraient ainsi devenir des centres d’attraction et de pèlerinage entièrement dédiés aux fans asiatiques de la série, avec tout ce que cela comporte d’infrastructures touristiques.

Cependant les causes de l’émergence de la Corée du Sud comme nouvelle destination touristique sont diverses. Au début des années 2010, Séoul était considérée comme le parangon du « tourisme esthétique ». Cet engouement pour le tourisme médical s’est fortement fait ressentir en Chine. Il était tel que l’objectif de Séoul fut alors d’attirer 1 million de patients étrangers, soit un revenu médical de 2 900 milliards de wons d’ici 2020. Un objectif stakhanoviste difficilement réalisable. Les problèmes se sont rapidement accumulés : étrangers facturés plus cher, opérations réalisées par de faux chirurgiens… Ces incidents furent toutefois rapidement réglés et les dérives sanctionnées par Séoul. Cependant, ces problèmes ont largement été médiatisés en Chine, participant au recul du tourisme médical. D’après l’International Medical Travel Journal, le boum de la chirurgie esthétique chinoise en Corée est aujourd’hui terminé. Selon la publication, le nombre de patients chinois dans la péninsule a diminué de 20% entre 2014 et 2015. Une baisse importante qui montre les limites de cette forme de tourisme.

Le tourisme en Corée ne faiblit pas pour autant après cette baisse du tourisme médical. La venue de riches touristes chinois est souvent vue comme un moyen de faire entrer des liquidités dans le territoire. L’exemple le plus flagrant a été le développement du tourisme sur l’île de Jeju, au sud de la péninsule. Ce territoire sud-coréen d’un peu plus de 1 800 km² (plus petit que l’île de la Réunion) accueille chaque année toujours plus d’investisseurs chinois.

L'investissement et le tourisme chinois à Jeju en Corée du Sud, un cas d'école. Infographie.
L'investissement et le tourisme chinois à Jeju en Corée du Sud, un cas d'école.
En 2002, l’île jusqu’alors peu urbanisée obtient le statut de « Free International City ». Les étrangers y investissant plus de 500 millions de wons (400 000 euros) obtiennent dès lors un droit de résidence. Après cinq ans, ce droit devient permanent, sur le modèle de la Green Card américaine. De plus, depuis le 1er juillet 2006, l’île a acquis officiellement le statut de « province spéciale autonome de Jeju », qui lui permet d’appliquer une politique de visa sans équivalent dans le reste du pays. Les ressortissants d’une très grande majorité d’États peuvent y entrer sans visa pour un séjour inférieur à 90 jours. Une situation qui a attiré un grand nombre de Chinois fortunés, d’autant que Jeju n’est qu’à une heure d’avion de Shanghai et deux heures trente de Pékin.

Ces trois dernières années, entre 2013 et 2016, le nombre de propriétés chinoises sur l’île a plus que doublé. Une augmentation fulgurante qui permet à Jeju de s’enrichir. Son PIB par habitant a lui aussi doublé depuis 2002. Cependant, des tensions sont aussi apparues. Corollaire du développement économique, les taxes et les prix ont sensiblement augmenté dans la région. Les habitants de l’île ont du mal à accepter que les résidents étrangers permanents aient les mêmes droits qu’un citoyen coréen, notamment dans le domaine des soins ou de l’emploi. Un sentiment anti-chinois se développe donc peu à peu et les rixes entre les locaux et les étrangers en résidence se multiplient.

Pas de quoi refroidir pour autant l’ardeur du reste du pays face à la manne financière chinoise. Les autres régions aussi veulent leur part du gâteau. Un projet de Chinatown géant à Pyeongtaek, dans la province du Gyeonggi a ainsi été révélé en mai 2016. Ce « China Castle », complexe de 2,3 millions de m² à moins de 70 kilomètres de la capitale, devrait être terminé en 2018. Il abritera des hôtels, des centres de convention et de nombreux espaces et infrastructures de loisirs. Le but est clair : attirer les riches Chinois près de Séoul.

L’économie sud-coréenne, terrain de jeu des investisseurs chinois ?

La Corée du Sud est l’une des principales économies d’Asie. Avec un PIB à parité de pouvoir d’achat de 1 321 milliards de dollars, elle détient la quatrième place du continent et la onzième dans le monde. Un résultat étonnant quand on sait que ce chiffre était de 2,7 milliards seulement (l’équivalent du Burundi actuel) au début des années 1960. Un bond gigantesque souvent surnommé « miracle de la rivière Han », du nom du fleuve traversant Séoul. Les Coréens du Sud, encore majoritairement agriculteurs à l’issue de la Guerre de Corée, se sont en l’espace de quelques décennies hissés à un niveau de vie élevé. Le revenu par habitant devrait même dépasser celui des Japonais et des Français d’ici 2018. Le pays est aujourd’hui l’un des principaux acteurs dans plusieurs domaines, comme la construction navale, la construction automobile et l’électronique.

Bien qu’elle repose de plus en plus sur ses services, l’économie coréenne reste fortement exportatrice de ses produits manufacturés. En 2014, l’industrie représentait encore approximativement 38% du PIB. Une part non négligeable de l’économie, qui se partage entre ses deux principaux partenaires commerciaux : la Chine et les États-Unis.

Corée du Sud, Chine et Etats-Unis : un ménage économique à trois. Infographie.
Corée du Sud, Chine et Etats-Unis : un ménage économique à trois.
La dépendance sud-coréenne envers Washington en matière de défense pourrait laisser penser qu’il en est de même en ce qui concerne l’économie. Pourtant la réalité est toute autre. Avec le « miracle de la rivière Han » reposant sur une main-d’œuvre bon marché et une grande discipline, fruit du confucianisme et héritée des années sous la main de fer du président Park Chung-hee, la Corée du Sud est devenue une puissance exportatrice importante. En 2014, le pays détient la cinquième place mondiale, juste derrière le Japon. Les États-Unis sont la deuxième destination de la production industrielle du pays et le troisième importateur. Une place importante qui a poussé les deux nations à signer un traité de libre-échange, effectif depuis le 15 mars 2012.

Cependant, il est aujourd’hui remis en cause par les États-Unis. Alors qu’il était censé multiplier les échanges, il fonctionne plutôt de manière unilatérale. Alors que les importations américaines en Corée du Sud sont restées stables, les exportations sud-coréennes aux Etats-Unis ont augmenté de près de 10% en passant de 57 milliards de dollars pour la saison 2011-2012 à 62,6 milliards de dollars pour 2013-2014 selon les chiffres officiels américains. Une situation qui n’a pas manqué d’attirer les critiques aux Etats-Unis. Des associations de consommateurs comme Public Citizen appellent la population américaine au protectionnisme, en particulier dans le secteur automobile, secteur majeur des échanges entre les deux pays. Certaines personnalités politiques comme Donald Trump vont jusqu’à demander l’arrêt du traité.

La Chine, elle, loin de ces considérations, investit massivement chez son voisin sud-coréen. Elle était encore minoritaire dans ses échanges il y a quelques années avec une balance commerciale déficitaire de 119 millions de dollars pour la Corée en 1990. Sur vingt ans, entre 1994 et 2014, les exportations sud-coréennes vers la Chine ont été multipliées par 22 et les importations par 15. De quoi en faire aujourd’hui le principal partenaire de Séoul, en particulier dans les secteurs de l’électronique et des instruments de précision.

Mais on retrouve aussi l’influence chinoise dans d’autres secteurs clés de l’économie sud-coréenne. Avec le phénomène de plus en plus important du Hallyu, la Chine est la principale destination des exportations sud-coréennes de l’industrie culturelle, avec 1,2 milliards de dollars, contre seulement 0,5 pour toute l’Amérique du Nord. Si des produits comme les séries sont a peu près autant consommées dans les deux territoires, d’autres chiffres sont plus impressionnants, comme les jeux vidéo qui s’exportent 5 fois mieux en Chine, ou encore la musique, 10 fois mieux.

C’est ce vif intérêt qui pousse les investisseurs chinois à rentrer directement au capital des entreprises distribuant ces produits culturels. Le plus spectaculaire a sans doute été la transaction de l’entreprise chinoise Tencent, qui a investi 500 millions de dollars dans la sud-coréenne CJ Games, l’un des poids lourds du marché. Mais ce n’est pas le seul : de 2014 à aujourd’hui, on peut aussi citer Chorokbaem Media, une société de production de séries qui est passée successivement entre les mains des entreprises Juna international et DMG entertainment après des transactions à plusieurs millions. Ou encore l’entrée du géant chinois du e-commerce Alibaba au capital de la maison de disques SM Entertainment, l’une des plus importantes de Corée, en février 2016.

Par Nicolas Baranowski
A propos de l'auteur
Nicolas Baranowski
Historien de formation, Nicolas Baranowski est diplômé de l'École Publique de Journalisme de Tours (EPJT) et s'apprête à partir une année à la Korea University de Séoul. Passionné par les deux Corées, il s'intéresse de près à leur relation mouvementée.