Cinéma coréen : le quotidien des couples lesbiens au pays du matin calme
Entretien
Kangyu Garam est une cinéaste sud-coréenne née en 1979. Après un diplôme en sciences de l’éducation, la jeune femme se tourne vers les études de genre au sein de la prestigieuse université pour femmes de Ehwa. Elle se rapproche alors des cercles féministes et y apprend la réalisation en tant qu’assistante de Kim Hye-jung pour The Girl princes (2013), un documentaire portant sur une forme d’opéra traditionnel joué par des troupes itinérantes composées uniquement d’actrices. Elle poursuit ensuite son apprentissage en participant à la production de Let’s Dance (2013), un documentaire de Jo Se-young traitant de l’illégalité de l’IVG en Corée du Sud. En parallèle, elle réalise un premier documentaire personnel, My Father’s House (2011), avant de s’affirmer comme une spécialiste du documentaire féministe en tournant quatre films sur le sujet entre 2016 et 2022. Le premier d’entre eux, Itaewon (2016), propose le portrait de trois femmes travaillant ou ayant travaillé dans le milieu de la nuit du célèbre quartier de Séoul fréquenté par les soldats américains. Le second, Candle Wave Feminists (2017), suit plusieurs jeunes activistes pour l’égalité femmes-hommes lors des manifestations monstres demandant la démission de la présidente Park Geun-hye. Le troisième, Us, Day by Day (2019), se penche sur ce que sont devenues les activistes féministes de la fin des années 90. Le dernier, #AfterMeToo (2022) est une œuvre collective où quatre réalisatrices se questionnent sur l’impact du mouvement #MeToo sur la société coréenne. Lucky Apartment (2024) est son premier film de fiction.
Le Festival du Film Coréen à Paris (FFCP) présente, chaque fin d’année, le meilleur du cinéma coréen contemporain. Mettant en avant aussi bien des œuvres indépendantes que des films à gros budget, le festival s’est fait un nom grâce à ses nombreux invités. En dehors de la période du festival qui se déroule généralement en octobre, l’équipe de bénévoles organise des séances mensuelles, Les dimanches en Corée, qui reprennent des films présentés lors des éditions précédentes du festival.
G.G.
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