Politique

Corée du Sud : Park Geun-hye contre-attaque, sa confidente se rétracte

Choi Soon-sil, la confidente de la présidente sud-coréenne Park Geun-hye, a fait sa première apparition publique depuis l'éclatement du scandale impliquant les deux femmes, au mois d'octobre. Copie d'écran du Korea Herald, le 19 décembre 2016.
Choi Soon-sil, la confidente de la présidente sud-coréenne Park Geun-hye, a fait sa première apparition publique depuis l'éclatement du scandale impliquant les deux femmes, au mois d'octobre. Copie d'écran du Korea Herald, le 19 décembre 2016.
Double renversement dans les discours de la présidente Park Geun-hye et de sa confidente Choi Soon-sil. Alors que la première prépare sa stratégie pour contrer sa destitution récemment votée par l’Assemblée nationale, la seconde a nié tous les chefs d’accusation portés contre elle à l’ouverture de son procès ce lundi 19 décembre.
Elle n’est plus si certaine de « mériter la mort ». Lors de sa première « audition préliminaire » dans le cadre de son procès, Choi Soon-sil, confidente de la présidente sud-coréenne accusée « d’abus d’autorité », « d’extorsion de fonds » et de « tentative de fraude », s’est complètement ravisée. « Quand je suis rentrée d’Allemagne, j’étais d’abord prête à me plier à n’importe quelle peine, mais j’ai depuis fait face à de nombreuses interrogations », déclare la principale intéressée, qui fait ce lundi sa première apparition publique depuis l’éclatement du scandale au mois d’octobre, rapporte le Korea Herald.
Celle qui demande le « rétablissement de la vérité » à travers son procès dément toute « collusion » avec Park Geun-hye. Choi Soon-sil estime ainsi que les accusations contre elles sont « fausses ». Et son avocat de résumer : « Huit des onze chefs d’accusation qui lui sont reprochés ont trait à de la collusion avec la présidente. […] Dans la mesure où les deux n’ont pas agi de connivence, Choi ne peut donc pas être reconnue coupable. » Une défense loin de ravir les 150 spectateurs réunis dans le tribunal du sud de Séoul.
De son côté, la présidente Park Geun-hye parfait aussi son argumentaire auprès de la Cour constitutionnelle sud-coréenne, chargée de statuer sur sa destitution votée par l’Assemblée nationale le 9 décembre. Une décision que la principale intéressée jugerait « biaisée », fondée sur de « fausses accusations » et « sans preuves », d’après des documents soumis à la Cour révélés par des parlementaires et relayés par le Korea Herald, dans un autre article. Comme un écho parfait au discours de sa confidente.
Mais la divulgation de sa défense avant même son audience a fait bondir Park, rapporte l’agence de presse Yonhap. En réaction, les représentants légaux ont demandé à la Cour constitutionnelle d’interdire la diffusion de l’argumentaire par les députés, en vertu de la loi sur la procédure pénale. Car l’entourage de Park est bien décidé à casser la motion de destitution (voir notre article).
Par Alexandre Gandil

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