Environnement
Analyse

Chine : l’essor de l’agriculture biologique

L’agricultrice Min Dong dans sa ferme biologique Tootoo à Pékin, le 30 décembre 2013. (Crédit : Stephan Scheuer / DPA / dpa Picture-Alliance/AFP)
L’agricultrice Min Dong dans sa ferme biologique Tootoo à Pékin, le 30 décembre 2013. (Crédit : Stephan Scheuer / DPA / dpa Picture-Alliance/AFP)
Alors que la conscience environnementale se mondialise, que les sommets et traités à ce sujet se multiplient – le sommet Eye on earth à Abou Dhabi en octobre prochain ou encore la COP21 sur le climat à Paris en décembre -, l’agriculture, notamment biologique, se retrouve sur le devant de la scène. Dernier exemple en date : le premier sommet international des jeunes agriculteurs en septembre 2014. Mais qu’en est-il en Chine, pays des scandales alimentaires et de la pollution extrême ?
La prise de conscience du gouvernement chinois dans la lutte contre la pollution date du début des années 1990. C’est à ce moment que germe l’idée de labels et de systèmes normatifs pour la production agricole. Prenant davantage en considération les ressources naturelles, la qualité des produits et l’impact néfaste de l’agriculture sur l’environnement, trois labels pour une production agricole écologique ont donc été créés : « Green Food » (lüse shipin, 绿色食品), « Biologique » (youji, 有机) et « Sans pollution » (wu wuran, 无污染), c’est-à-dire « sans contamination de produits chimiques ».
Les deux premiers labels concernent une agriculture biologique, donc sans produits chimiques, avec une tolérance plus importante pour le « Green Food ». En revanche, le label « sans pollution », premier créé, demande simplement moins d’intrants chimiques mais l’utilisation de ceux-ci n’est pas interdite : il ne correspond donc pas au cahier des charges de l’agriculture bio.

Contexte

Quel est le lien entre l’agriculture traditionnelle chinoise, encore pratiquée dans certaines campagnes, et l’agriculture biologique telle qu’on l’entend aujourd’hui ? Dans un ouvrage publié en 1911, Farmers of Forty Centuries or Permanent Agriculture in China, Korea and Japan, le chercheur Franklin H. King nous permet de comprendre les similitudes entre ces deux types d’activités agricoles.

Au cours du siècle dernier, l’agriculture dite traditionnelle s’est vue écartée des usages pour laisser la place à une agriculture intensive, notamment pour éradiquer la famine née du « Grand bond en avant ». Cette campagne lancée par Mao de 1958 au début de 1960 devait permettre l’industrialisation rapide du pays, notamment la production sidérurgique. Les moyens mis en place, particulièrement la collectivisation des terres agricoles, ont été dévastateurs. Les experts estiment le bilan de la famine de 30 à 45 millions de morts.

L’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping en 1978 a profondément changé la Chine rurale et agricole de Mao. Ce faisant, cette nouvelle Chine a suivi un modèle de développement que les acteurs politiques de la fin des années 1970 appellent eux-mêmes « Polluer d’abord, contrôler ensuite » (Xian wuran, hou zhili, 先污染,后治理). C’est le point d’inflexion qui voit à la fois le PIB par habitant augmenter et la pollution s’accélérer.

En contrepartie, le PC chinois doit dorénavant faire face aux dommages écologiques collatéraux considérables, qui résultent de cette trentaine d’années de laisser-faire environnemental.

Avec la généralisation des scandales environnementaux et les problèmes récurrents de sécurité alimentaire en Chine – le lait frelaté à la mélamine en 2008 ou plus récemment en février 2015, la viande de porc contaminée par un virus hautement transmissible à l’homme -, les consommateurs craignent de plus en plus pour leur santé. Une étude de l’institut Pew montre que les scandales alimentaires sont devenus l’une des premières préoccupations du peuple chinois et donc, in fine, de son gouvernement.
Ainsi, en 2007, l’Agence Internationale pour l’Environnement (AIE) et l’OCDE ont toutes deux pointé du doigt les graves problèmes de pollution qui accablent la Chine. Et les deux de souligner, dans leur rapport « Examens environnementaux : Chine », l’inefficacité des politiques chinoises et le besoin urgent de les renforcer.
*Le terme de « San Nong » vient de la contraction de trois mots en chinois : agriculture (nongye – 农业), paysans (nongmin – 农民) et campagnes (nongcun – 农村).
Et si cela ne suffisait pas, à la suite de ce rapport, le Congrès national du Peuple de 2006 sous la houlette de Hu Jintao, le président de l’époque, et de son Premier ministre Wen Jiabao, a mis en avant les « San Nong »* – terme donné aux politiques agricoles en Chine – pour en faire une priorité gouvernementale. Dès lors, l’importance de la mise en place d’une agriculture plus durable, plus respectueuse des ressources naturelles disponibles et assurant l’innocuité des produits alimentaires est devenue une évidence, et une voie possible pour sortir de la spirale des scandales alimentaires.
Pour autant, malgré ces efforts affichés, seul le cahier des charges des produits labellisés biologiques correspond aux standards français. Le label AB en France oblige à maintenir la fertilité et l’activité du sol, et à les augmenter par le biais des rotations de cultures, de la culture d’engrais verts et du recyclage des matières organiques. Les producteurs biologiques doivent uniquement utiliser des amendements naturels et bannir les OGM. Mais en Chine, une large partie des produits issus d’une agriculture dite durable ne sont pas labélisés.

Labélisation

Fin 1999, le Centre de développement d’alimentation biologique (Organic Food Development Center – OFDC) est créé par l’Agence d’Etat pour la Protection de l’Environnement et devient le premier membre chinois de l’International Federation of Organic Agriculture Movements (IFOAM).
Les premiers produits issus de l’agriculture biologique exportés sont deux sortes de thés (un thé noir et un thé vert) du Zhejiang, province côtière du Sud-Est chinois. En 2002, le Centre de développement des produits Green Food crée son propre institut national de certification d’aliments issus de l’agriculture bio, le Centre chinois de Certification d’alimentation biologique (China Organic Food Certification Center). Cet institut reprend le concept du label « AA-Grade Green Food » et crée le premier label « biologique « .
Il faut attendre 2005 pour une harmonisation des normes et la reconnaissance internationale du label chinois d’agriculture biologique, le « Chinese National Organic Products Standard ». Reconnu comme l’un des plus restrictifs au monde, il est basé sur les normes de l’IFOAM et se conforme au Codex Alimentarius de la FAO ainsi qu’à la régulation européenne (2092/91.45) en vigueur.
Un deuxième label est créé en 2006 pour les produits issus des fermes en pleine conversion à l’agriculture biologique. Le nombre de bureaux de certification a sensiblement augmenté, passant de 6 organismes en 2005 à 26 fin 2006. Encadré par des régulations, ce chiffre est resté stable depuis lors. Parmi ces bureaux de certification se trouvent des organismes étrangers (IMO, ECOCERT, BCS, etc.) certifiant les produits destinés à l’exportation et à certains supermarchés chinois. Conséquence, le nombre de certifications biologiques attribuées en Chine a grimpé de 192 en 2005 à 9 957 en 2013.
Une cultivatrice chinoise dans la ferme bio de Ji Yunliang, en balieue de Pékin, le 7 juin 2010. (Crédit : OLLI GEIBEL / AFP)
Une cultivatrice chinoise dans la ferme bio de Ji Yunliang, en balieue de Pékin, le 7 juin 2010. (Crédit : OLLI GEIBEL / AFP)

Diversification

*Une précision sur la viande biologique. Contrairement à l’agriculture dite conventionnelle, les contraintes à l’élevage biologique sont importantes. Les animaux doivent être élevés en extérieur sur de grandes surfaces. Ils doivent être nourris uniquement à base d’alimentation biologique, ce qui est très coûteux. Les antibiotiques sont également fort réglementés et tolérés seulement en traitement curatif. Les coûts et contraintes demeurent bien supérieurs à l’élevage industriel, obligeant les exploitants bio à les répercuter sur leurs prix de vente.
La hausse du nombre de certifications s’est accompagnée presque logiquement d’une diversification de la production agricole biologique chinoise. Outre les céréales (riz et riz sauvage, maïs, soja), outre les fruits et légumes, la Chine produit du thé, du miel, du vin, du taro (le chou chinois) et du gingembre biologiques, mais aussi plus récemment du lait et de la viande. Fait notable, les viandes* et les fruits biologiques restent parfois très difficiles à trouver.
En effet, la production de viande biologique est extrêmement coûteuse. Quant à la rareté des fruits bio, elle tient, semble-t-il, davantage aux habitudes des consommateurs chinois, très attachés à l’aspect extérieur des fruits ; une exigence difficilement conciliable avec des fruits issus d’une agriculture biologique, qui sont moins beaux.
En 2013, la production totale d’aliments bio en Chine a atteint 6,73 millions tonnes soit 2,4 fois la production de 2005. Et pourtant, selon Business Monitor International, ce chiffre de 2013 correspond seulement à moins d’1% de la production agricole globale chinoise, ce qui laisse donc place à une importante évolution.
Aujourd’hui, l’agriculture bio en Chine a trouvé son cadre législatif et productif. Cette assise juridique et technique permet de rassurer les consommateurs sur les produits issus de cette agriculture et, de fait, d’augmenter la demande. Ainsi, d’abord conçue pour le marché extérieur, l’agriculture bio se développe désormais aussi sur le marché intérieur.

Implantation

En 2013, le ministère chinois de l’Agriculture estimait que les revenus domestiques liés aux produits biologiques avaient atteint entre 20 et 30 milliards de yuans contre 3,1 milliards pour les exportations. Et cette tendance à la hausse ne cesse de se confirmer puisque depuis 2014, la Chine est devenue le deuxième marché le plus important de denrées bio de l’Asie, suivi par le Japon. Toujours selon le ministère de l’Agriculture, elle serait également devenue le 4ème pays consommateur de bio au monde.
Le marché intérieur a donc quadruplé entre 2006 et 2011 et selon l’association britannique Soil Association, le marché en 2015 vaudrait déjà 48,3 milliards de yuans, soit dans ce cas pratiquement le double de ce qu’il valait il y a seulement deux ans.
De tels chiffres ne vont pas sans attiser la convoitise des exploitants eux-mêmes : les surfaces cultivées en agriculture bio sont passées de 464 mille à 1,287 millions d’hectares entre 2005 et 2013. Selon le Docteur Shi Shangbai, ancien expert rattaché à la FAO et aujourd’hui professeur à la Farmer Field School, le Chine comptait, en 2005, plus de 1 500 fermes certifiées « biologiques ». Un chiffre multiplié par dix entre 1995 et 2005. Ainsi à Pékin, par exemple, alors qu’on ne trouvait en 2009 que 3 fermes réellement bio, en 2015 plus d’une quinzaine de fermes se sont converties aux cultures alternatives.
Des poulets dans un enclos ouvert de la ferme bio Tootoo à Pékin, le 30 décembre 2013. (Crédit : Stephan Scheuer / DPA / dpa Picture-Alliance/AFP)
Des poulets dans un enclos ouvert de la ferme bio Tootoo à Pékin, le 30 décembre 2013. (Crédit : Stephan Scheuer / DPA / dpa Picture-Alliance/AFP)
Cependant, cette reconversion vers une agriculture plus éco-responsable ne se fait pas sans mal. En effet, durant les premières années de développement de l’agriculture sous label en Chine, les principes et exigences de la labellisation ont été traitées sommairement. Le lien entre le produit labellisé, le lieu et les conditions de production étaient trop floues. Les exigences environnementales étaient superficielles et se résumaient à l’absence d’activités industrielles visibles sur la zone de production.
A l’époque, une région pauvre était préférée pour implanter des exploitations d’agriculture bio. Or, c’est souvent dans ces régions les plus défavorisées que s’achètent les engrais et pesticides bon marché, souvent contrefaits et avec risques de pollution sévères et durables. Un problème d’autant plus difficile à gérer dans ces territoires que les pollutions générées par les petites unités industrielles y sont le plus difficiles à prévenir et à combattre. A cela s’ajoute le manque cuisant de sensibilisation et de formation. Sans oublier la pression économique et l’absence de traçabilité dans ces régions ; le tout encourageant très largement la fraude.
A l’heure actuelle, l’agriculture biologique chinoise a deux visages : une agriculture intensive, qui est soumise à des pressions et à des contrôles sévères pour pouvoir s’exporter ; et une agriculture artisanale, pratiquée souvent par de jeunes « militants » du bio, qui aspirent à un meilleur environnement et à une nourriture plus saine. C’est pourquoi, même si les cas de fraudes sont encore parfois détectés, ils deviennent dorénavant assez rares.

Distribution

Les systèmes de distribution pour le bio ont à leur tour beaucoup changé. Aujourd’hui, les circuits courts se multiplient, comme en Occident à la fin du XXème siècle. Ainsi, les systèmes d’AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) en France ou les CSA (Community Supported Agriculture) aux Etats-Unis, se développent très rapidement en Chine.
Le réseau CSA a été introduit à Pékin par Shi Yan, post-doctorante de l’école d’économie agricole et du développement rural de l’université du Peuple (Renmin University) à Pékin. En 2009, après six mois passés aux Etats-Unis dans une ferme CSA du Minnesota, Shi Yan se convainc de transformer sa ferme expérimentale, en banlieue de Pékin, en ferme CSA. Depuis l’importation de ce réseau en Chine, 55 fermes de ce type ont été créées sur l’ensemble du territoire.
*Les principaux sont le Beijing Farmers’ Market, ouvert tous les samedis, dans un endroit différent 14h à 16h ; le Farm2neighbors’ Market, ouvert tous les dimanches au Modernista de 12h à 17h (Baochao Hutong – vers Gulou, 鼓楼东大街宝钞胡同44号) et les Samedis au Swissotel Appartments de 11h à 16h à Dongsishitiao qiao (工体北路66号) ; et le Conrad Beijing Farmers’ Market, ouvert tous les samedis au Vivid du Conrad hotel de 11h30 à 16h (东三环北路29号).
Un autre système de circuit court ayant le vent en poupe est celui des marchés paysans. Bon exemple de cet enthousiasme : le Beijing Farmers’ Market créé en 2010. A ses débuts, ce marché accueillait quelque 2 000 personnes par mois. Un chiffre qui atteint désormais une fréquentation record de 300 000 visiteurs mensuels. De même, alors que c’était le seul marché du genre en 2010, Pékin en compte aujourd’hui pas moins de 6*, tous situés à l’intérieur du 5ème périphérique de la capitale chinoise au premier semestre 2015.
L’engouement pour le commerce en ligne en Chine, avec des sites comme Taobao ou Jingdong, n’ont pas échappé aux exploitants. Ces derniers vendent dorénavant par le biais de sites Internet, au nom de leur ferme, aux consommateurs finaux qui voient leurs fruits et légumes directement livrés chez eux.
Face à l’ampleur nouvelle du secteur, les chercheurs tout comme les grandes marques de produits biologiques conduisent de plus en plus d’études afin d’établir un profil type d’acheteurs.
Une Chinoise pousse son bébé devant le rayon “légumes bio” dans un supermarché Tesco à Shanghai, le 6 janvier 2009. (Crédit : Shanghai Daily / Imaginechina / via AFP)
Une Chinoise pousse son bébé devant le rayon “légumes bio” dans un supermarché Tesco à Shanghai, le 6 janvier 2009. (Crédit : Shanghai Daily / Imaginechina / via AFP)

Consommation

En 2011, une large étude sur les consommateurs chinois a été menée par le Centre du Commerce International, organisation co-fondée par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (UNCTAD) et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Cette étude montre que 60% des consommateurs de produits bio en Chine sont des cadres, des expatriés, des familles avec enfants ou des personnes souffrant de problèmes de santé.
Parmi les personnes interrogées, 98% des consommateurs de bio liait directement leur comportement d’achat aux problèmes d’innocuité des produits alimentaires et à l’augmentation des maladies dues à une alimentation industrielle.
Toujours selon cette étude, en terme géographique, les consommateurs chinois de bio résident plus particulièrement dans les provinces côtières les plus développées, dont Pékin, Shanghai et les provinces du Zhejiang, du Shandong et du Jiangsu.

Le bio, un remède aux maux de l’agriculture ?

Le marché du bio en Chine, notamment le marché intérieur, est donc en plein essor. Cette évolution rapide n’est pas sans créer de nombreux débordements et questionnements. En tête, la pollution de l’air, des sols et de l’eau est telle aujourd’hui dans l’Empire du milieu qu’il est légitime de s’interroger. Est-il raisonnable de cultiver bio dans un pays où le manque de terres arables se fait cruellement sentir et dont plus de 16% d’entre elles sont gravement polluées ?
Et pourtant, grâce à la période de conversion de cinq ans nécessaires à l’obtention du label bio (c’est-à-dire qu’aucun intrant chimique ne doit être utilisé pendant ce laps de temps) et grâce à une remédiation efficace, la culture en bio est désormais possible.
Bien entendu, la pollution des sols, des eaux et de l’air, la possible présence de polluants dans les produits agricoles, les dangers que représente la non-traçabilité des produits, sont autant de problèmes à résoudre d’urgence pour le gouvernement chinois. Dans cette optique, les dirigeants ont modifié le logo « AB » pour lui ajouter un code de traçabilité. Depuis le 1er juillet 2012, ce code est obligatoire sur chaque produit étiqueté « bio ».
Le concept de greenwashing ou « écoblanchiment » est apparu au début des années 1990. Il donne une image éco-responsable à une entreprise ou à des produits. Le greenwashing a une connotation plutôt négative et concerne plus généralement des activités ou produits dont le bilan écologique est négatif.
En parallèle, cette effervescence sur le marché des produits agricoles bio sème la confusion dans l’esprit des consommateurs. De nouveaux labels se créent régulièrement, devenant un must pour le lancement d’un produit. Il existe ainsi une multitude de labels nés de la seule créativité des services marketing des fabricants. Le greenwashing* n’est pas loin.
Cela dit, on ne peut retirer à la Chine ses progrès réels vers une agriculture plus durable et plus saine. A l’évidence, elle est sur la bonne voie pour encore la renforcer et la développer. L’important est de rappeler que la clé de la réussite réside aussi – et surtout – dans la formation et la sensibilisation de la population. Sensibilisation à la nécessaire protection de l’environnement couplée à une agriculture écoresponsable. Il faut se réjouir des initiatives qui se multiplient en ce sens (farmers’ market, conférences, mise en place de jardins communaux), et constater que la prise de conscience du peuple chinois est réelle et sincère.
Par Olivia Guerry à Pékin
A propos de l'auteur
Olivia Guerry
Après des études mêlant agriculture, civilisation et linguistique, Olivia quitte la France en quête de découverte des cultures alternatives. Après un long périple à travers l'Asie et l'Océanie, elle décide de poser ses valises à Pékin où elle vit depuis presque 10 ans. Sa passion pour la cuisine et son amour des bons produits l'ont poussé à se pencher sur la problématique très actuelle de l'agriculture durable urbaine. Amatrice de challenges, c'est sans surprise qu'elle a choisi la capitale chinoise comme lieu d'étude.