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Conférence le 14 mai : "Xinjiang : quel avenir pour la population ouïghoure ?"

(Source : BBC)
(Source : BBC)
A ne pas manquer ! Le mardi 14 mai à 18h30, Asialyst organise avec l’Institut des langues et civilisations orientales une conférence gratuite sur le Xinjiang et l’avenir des Ouïghours. Elle aura lieu à l’Inalco à Paris.
« Système orwellien », « région la plus surveillée du monde », « laboratoire du contrôle social chinois »… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire la situation politique dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang.
Située dans l’Extrême-Ouest chinois, frontalière de huit pays (dont le Pakistan et l’Afghanistan), la zone a toujours a fait l’objet d’une surveillance massive des autorités chinoises. Mais la pression sur les communautés musulmanes turcophones, principalement composées de Ouïghours (environ 10 millions d’habitants), semble atteindre un niveau jamais vu. L’utilisation de technologies de pointe (fichage génétique, recours massif à l’intelligence artificielle) s’associe à la mise en place d’un immense système de camps d’internement. Jusqu’à 1 million d’habitants, majoritairement ouïghours, pourrait y être détenus selon le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale. Pékin, qui ne donne pas de chiffres, les décrit comme des « centres de formation professionnelle » destinés à combattre le séparatisme et l’Islamisme.
Pour mieux cerner la situation au Xinjiang, et cette politique de « transformation par la rééducation » menée par la Chine, il convient de revenir sur la perception de la population ouïghoure par les autorités chinoises. Pourquoi le contrôle social est-il plus important pour les Ouïghours que pour d’autres minorités musulmanes comme les Hui ? Existe-t-il réellement une mouvance séparatiste, voire jihadiste, ouïghoure ? Quelle est l’importance économique et géo-stratégique du Xinjiang pour la République populaire de Chine ?
En première partie de cette conférence, une présentation en cartes et illustrations du Xinjiang et de la minorité ouïghoure introduira la projection d’un documentaire inédit sur les Ouïghours de 32 minutes produit par France 24 et Arte. En deuxième partie, un dialogue à la manière « Chatham house » (« à bâtons rompus ») sera animé entre les auteurs du documentaire et deux chercheurs spécialistes du Xinjiang. Le débat sera suivi de questions/réponses avec le public.
Intervenants :
Angélique Forget et Antoine Védeilhé, les deux réalisateurs du documentaire, journalistes basés en Chine.
Dilnur Reyhan, docteure en sociologie, enseignante à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et directrice de publication de la revue bilingue Regard sur les Ouïghour-e-s.
Sabine Trebinjac, Directrice de recherche au CNRS, anthropologue, ethnomusicologue, spécialiste du Xinjiang. Elle analysera l’intégration à marche forcée des Ouïghours en Chine et la politique de sinisation de l’islam menée par le gouvernement.
Modérateur :
Baptiste Fallevoz, chroniqueur et rédacteur en chef à France 24, journaliste à Asialyst et ancien correspondant en Chine.
La rencontre aura lieu le mardi 14 mai de 18h30 à 20h30 dans l’amphi 3 de l’Institut des Langues et Civilisations Orientales (Inalco), 65 rue des Grands Moulins, Paris XIIIème, métro Bibliothèque. Entrée gratuite !
A propos de l'auteur
Joris Zylberman
Joris Zylberman est directeur de la publication et rédacteur en chef d'Asialyst. Ancien correspondant à Pékin et Shanghai pour RFI et France 24, cofondateur de la société de production Actuasia, écrit, réalise et produit des reportages sur la Chine depuis 9 ans. Il est co-auteur des Nouveaux Communistes chinois (Armand Colin, 2012) et co-réalisateur du documentaire “La Chine et nous : 50 ans de passion” (France 3, 2013).