Revue de presse Australie - 18 août 2016

Papouasie-Nouvelle-Guinée : l'Australie accueillera des réfugiés de Manus Island

L'Australie va accueillir des réfugiés en provenance du camp de Manu Island dont la fermeture vient d'être annoncée. Copie d'écran du South China Morning Post, le 18 août 2016.
L'Australie va accueillir des réfugiés en provenance du camp de Manu Island dont la fermeture vient d'être annoncée. Copie d'écran du South China Morning Post, le 18 août 2016.
South China Morning Post – L’Australie et la Nouvelle-Zélande accueilleront les réfugiés du camp prochainement fermé de Manus. Colin Barnett, le Premier ministre d’Australie-Occidentale, le plus grand Etat australien, a annoncé hier soir, mercredi 17 août, que face à l’augmentation des craintes sur les conditions de détention dans les camps pour demandeurs d’asile, son Etat accueillerait un certain nombre des réfugiés qui y sont enfermés. Cette déclaration est intervenue peu après l’annonce le même jour de la fermeture du camp de détention de l’île de Manus décidée conjointement par l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. La Nouvelle-Zélande a, quant à elle, proposé de s’aligner sur la position de Canberra.

Selon la loi australienne, quiconque est intercepté en train d’essayer de rejoindre le pays par bateau est envoyé aux camps de l’île de la République de Nauru ou de l’île de Manus (Papouasie-Nouvelle-Guinée). Les détenus ne sont d’habitude jamais réinstallés en Australie. Cette annonce de Colin Barnett marque donc un tournant dans la politique d’accueil australienne. Selon lui, certains réfugiés de Manus seront en effet hébergés en Australie-Occidentale et aidés par le gouvernement fédéral.

La décision de fermer le camp de Manus – qui abrite 850 personnes – a eu lieu à la suite de nombreux scandales. En revanche, le camp de Nauru ne devrait pour l’instant pas être fermé. Il demeure toutefois sous haute surveillance depuis que des journaux y ont dénombré plus de 2 000 incidents parmi lesquels de nombreux cas touchant des enfants : abus sexuels, agressions ou automutilation (voir notre revue de presse du 17 août). La prochaine fermeture de Manus n’a cependant pas généré beaucoup d’espoir parmi les réfugiés. Un grand nombre a déjà passé de longues années en détention et souffre en effet de problèmes mentaux.

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