Revue de presse Bangladesh - 28 juin 2016

Bangladesh : 7 membres de l'opposition accusés du meurtre de l'humanitaire italien

En suspectant des membres de l'opposition, les autorités de Dacca continuent de nier la présence du groupe Etat islamique sur son territoire. Copie d'écran du Guardian, le 28 juin 2016.
En suspectant des membres de l'opposition, les autorités de Dacca continuent de nier la présence du groupe Etat islamique sur son territoire. Copie d'écran du Guardian, le 28 juin 2016.
The Guardian – La police bangladaise met en cause sept personnes, dont un haut responsable de l’opposition, pour le meurtre d’un travailleur humanitaire étranger. De nationalité italienne, l’homme de 50 ans avait été assassiné en septembre dernier, près du quartier diplomatique de la capitale Dacca (voir notre revue de presse du 18 novembre 2015). Ce meurtre était le premier d’une série d’homicides revendiqués par l’Etat islamique. Revendications rejetées par les autorités, qui nie toute présence du groupe terroriste sur son territoire.

Pour le gouvernement, les responsables sont au contraire des militants du Bangladesh Nationalist Party (BNP). Les autorités et la police accusent le principal parti d’opposition de fomenter un plan pour déstabiliser le pays, à l’aide de ses « alliés islamistes », explique The Guardian. « Ces charges sont fausses et motivées politiquement », a déclaré le porte-parole du BNP, en réaction à ces accusations. Pour Ruhul Kabir Rizvi, il s’agirait d’une tentative pour cacher les véritables coupables.

Ce mois-ci, la Bangladesh a lancé une sévère politique de répression sur les groupes djihadistes locaux. Un bilan déjà édifiant, puisque 11 000 personnes ont été arrêtées (voir notre revue de presse du 15 juin). Mais les associations de défense des droits de l’homme dénoncent des arrestations arbitraires qui permettent de museler l’opposition. Pour certains experts, ces mesures répressives seraient contreproductives : elles auraient conduit de nombreuses personnes à se tourner vers l’extrémisme…

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