Environnement
Analyse

Le Triangle de Corail : trésor en péril

Les Bajau Laut, appelés les "nomades de la mer" sillonnent les eaux du Sud-Est asiatiques dans le Triangle de corail.
Les Bajau Laut, appelés les "nomades de la mer" sillonnent les eaux du Sud-Est asiatiques dans le Triangle de corail. (Copyright : Erik Abrahamsson)
A la croisée des océans Indien et Pacifique, le Triangle de corail ne représente que 1,6% des océans de la planète, mais il abrite le tiers des récifs coralliens de la planète, avec au moins 500 espèces de coraux – soit les trois quarts des espèces existantes. Mais les effets combinés de la pêche destructrice et des dérèglements du climat menacent d’éliminer ce parc aquatique d’ici 2040. Comment inverser la tendance ?
Les mers les plus chaudes de la Terre abritent un jardin d’éden aquatique. A la croisée des océans Pacifique et Indien, se trouve le Triangle de Corail. Nommé ainsi en raison de sa forme triangulaire distincte, ses frontières écologiques englobent une zone de 6 millions de km² allant de l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG), le Timor Oriental jusqu’aux îles Salomon.

En 2006, l’ONU déclarait que des zones du Triangle de Corail et de l’océan Pacifique occidental formaient les mers les plus saines de la planète. Toutes les autres ayant fait l’objet d’une surexploitation massive. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Selon les projections du World Resources Institute (WRI), plus de 80% des récifs de la région vont souffrir d’un grave blanchiment des coraux suite à la hausse des températures de l’eau. Ce qui risque d’affaiblir ou de tuer le corail d’ici 2040.

Qu’est-il arrivé entre-temps?

« L’amazone des mers » a dû faire face à la pression écrasante des pratiques de pêche industrielle et du changement climatique. La demande croissante pour les fruits de mer et les poissons de récif vivants a conduit à la surpêche et à la pêche destructrice, perturbant l’équilibre écologique du Triangle de Corail. Une catastrophe humanitaire potentielle étant donné les 120 millions de personnes dépendant de cet écosystème leur assurant une source majeure de nourriture et de revenus. Pourtant, lors du sommet de la COP21, seule une réunion secondaire pour la « journée des océans » a été organisée en marge des discussions principales.

Contexte

Le Triangle de corail concentre la plus forte biodiversité marine au monde. Il est possible d’y observer 6 des 7 espèces de tortues marines et au moins 2228 espèces de poissons de récif, ainsi que de nombreuses espèces en voie de disparition comme le thon et de rares cétacés tels que le rorqual bleu.

Formant un habitat pour d’innombrables organismes, les récifs coralliens sont à la base de cet écosystème foisonnant. Leurs structures physiques sont construites et composées de milliers d’animaux coralliens, appelés polypes coralliens. Ces minuscules organismes à corps mou possèdent une base dure de calcaire, formant ainsi la structure des récifs. Des algues microscopiques vivent dans les tissus des polypes coralliens, en leur fournissant une source de nourriture, et en leur donnant leur magnifique gamme de couleurs.

Hormis leur valeur biologique, les récifs coralliens protègent environ 45% du littoral de la région. Agissant comme une zone tampon entre les installations côtières et l’impact physique des vagues et des tempêtes, ils réduisent l’érosion et le risque d’inondation. Les avantages économiques nets annuels de la protection du littoral par les récifs ont été estimés à 387 millions de dollars pour l’Indonésie, et 400 millions de dollars pour les Philippines en 2000 (en dollars des valeurs de 2010).

Carte du Triangle de Corail menacé par la surpêche.
Carte du Triangle de Corail menacé par la surpêche.

Dépendant des ressources récifales

Cet écosystème unique, est essentiel à la vie humaine. 31% de la population de la région, environ 114 millions de personnes résident dans le voisinage direct des récifs coralliens (à moins de 30 km d’un récif). C’est le cas de 60 millions d’Indonésiens, ce qui en fait la plus grande population associée à un récif corallien au monde.

Le long des 125 000 km de littoral dans le Triangle de corail, plus de 120 millions de personnes dont 2,25 millions de pêcheurs, dépendent de cette zone comme source de nourriture et de revenus directs. La région produit des gains annuels de l’ordre de 3 milliards de dollars provenant des exportations de poissons et produits de la mer, ainsi que 3 milliards de dollars du tourisme côtier.

En matière d’apports nutritionnels, des récifs en bonne santé offrent une riche variété de nourriture ainsi qu’une source de protéines de bon marché et de qualité. Dans les Îles Salomon, le poisson représente plus de 90% des protéines animales consommées.
Enfin, de par sa diversité biologique unique, le Triangle de corail offre une industrie du tourisme florissante dans la région. La Malaisie et les Iles Salomon tirent profit de cet atout économique qui représente environ 9% de leur PIB.

Ces avantages ne peuvent être tenus pour acquis face à la dégradation progressive du Triangle de corail, augmentant le risque d’un effondrement de son écosystème si les menaces à sa survie ne sont pas traitées efficacement.

Le poids de la pêche dans les économies du Triangle de corail.
Le poids de la pêche dans les économies du Triangle de corail.

Les Bajau Laut, des « nomades de la mer » aux méthodes dommageables

La mer est leur territoire. Depuis au moins 400 ans, le peuple Bajau Laut, appelés également les « nomades de la mer » ont sillonné les eaux du Sud-Est asiatique. Vivant à l’origine sur de petits bateaux traditionnels appelés lepa lepa, ils avaient pour habitude de ne jamais quitter la mer, foulant la terre uniquement lorsqu’ils y étaient contraints. Nageurs hors normes, ils comptent depuis des générations sur leurs extraordinaires performances physiques pour attraper les poissons qu’ils consommeront pour la plupart et vendront ponctuellement sur le marché local.

Sur une seule respiration, certains Bajau Laut peuvent plonger jusqu’à 20 mètres de profondeur et rester sous l’eau jusqu’à 5 minutes. Défiant presque les règles de la nature, ils sont capables de parcourir le fond de la mer à grands pas, comme s’ils chassaient sur la terre ferme, sans aucun poids les retenant au sol.

A l’origine, tous les Bajau Laut étaient des nomades de la mer. Au cours du siècle dernier, un grand nombre d’entre eux se sont peu à peu sédentarisés, contraints pour la plupart à se conformer aux politiques étatiques de la région contre la piraterie. Refusant malgré tout la terre ferme comme nouvel habitat, ils ont établi des villages flottants sur pilotis à Sulawesi en Indonésie, au nord de Sabah, en Malaisie et aux Philippines du Sud.

Confrontés au déclin du nombre de poissons en raison du changement climatique et de la surpêche, les Bajau Laut considérés jusqu’alors comme les gardiens de la mer, participent désormais à sa dégradation.

Abandonnant leurs méthodes de pêche de subsistance traditionnelle comme le fusil à harpon, la pêche à la ligne ou au filet, ils ont commencé à utiliser des explosifs artisanaux ainsi que le cyanure de potassium. En adoptant ces méthodes dangereuses, les Bajau Laut contribuent à détruire le Triangle de Corail, mettant en péril leur propre survie.

Des fruits de mer à tout prix

Supérieur à la moyenne mondiale des 60%, plus de 85% des récifs du Triangle de Corail sont menacés par diverses pressions locales. La plus importante étant la pêche non-viable car non-sélective (surpêche et pêche destructrice), due en grande partie à une croissance des populations côtières à proximité des récifs.

« Lorsque les explosifs et le cyanure ont été introduits par les commerçants du secteur de la pêche dans les zones où vivent les Bajau Laut, le commerce de requins a augmenté, brisant ainsi l’équilibre écologique », affirme Erik Abrahamsson, anthropologue suédois ayant vécu avec les Bajau Laut.

A elle seule, la pêche destructrice menace 60% des récifs dans le Triangle de Corail, affectant l’équilibre fragile entre les algues et le corail, essentiel à la survie du récif. L’utilisation du cyanure dans la pêche destructive a pour conséquence le blanchiment du corail en provoquant la disparition des algues. A l’inverse, lorsque les récifs sont surexploités, seuls les petits poissons demeurent. Les coraux sont alors sujets à la prolifération excessive des algues suite à la disparition des grands herbivores dans la chaîne alimentaire. Les récifs sont alors plus vulnérables à la maladie et prennent plus de temps à se remettre de l’impact de l’activité humaine.

Ces méthodes destructives sont les conséquences directes du commerce prospère des poissons de récif vivants. A l’instar de Hong Kong et de la Chine continentale, l’Asie du Sud-Est est inondée de restaurants proposant ces poissons dont raffolent les populations aisées. Disposés dans de grands aquariums, ils attendent d’être choisis directement par le client. Leur prix peut atteindre 130 dollars la pièce.

« Le problème de ce commerce vivant est qu’il cible un poisson vulnérable, et cette demande est incontrôlée et risque de croître à l’avenir », explique le Dr Sadovy de l’Université de Hong Kong.
En plus de la surpêche, 45 % des récifs du Triangle de Corail sont menacés par la pollution des « bassins versants », liée aux rejets agricoles. Les activités humaines dans les terres intérieures, telles que la déforestation et l’entretien des pâturages provoquent le versement de sédiments dans les rivières suite à l’érosion du littoral. Cet effet est d’autant plus rapide, lorsque le défrichement et la préparation des terres en culture a lieu sur des ​​zones à pentes raides en temps de fortes pluies. L’engrais et les pesticides peuvent alors s’écouler vers les récifs via les rivières. Lorsque ces eaux dégradées atteignent la côte, et se mêlent à la mer, les excès de nutriments combinés à la baisse du niveau d’oxygène dans l’eau (eutrophisation) peuvent conduire à une prolifération d’algues sur les récifs, dégradant considérablement l’écosystème.

L’impact de ces pressions locales est amplifié par la menace environnementale globale affectant d’autant plus la viabilité du Triangle de Corail.

Sensible aux fortes températures

Les récifs coralliens sont considérablement fragilisés par la rapide augmentation des gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère. 30% des émissions de CO2 anthropiques – issues de l’activité humaine – sont absorbées par la surface des océans. Or, le dioxyde de carbone est le gaz contribuant le plus au réchauffement de l’océan et à son acidification. Une fois dissout dans l’eau, de l’acide carbonique est formé, modifiant la composition chimique de l’eau de mer.

L’élévation du niveau d’acidité affecte l’ensemble du récif corallien, pouvant conduire à sa mort lente. Par aileurs, les océans n’ont jamais été aussi chauds au cours des cinquante dernières années. Le risque de l’élévation du niveau de la mer est considéré comme fort, menaçant les petites îles d’Indonésie, de Malaisie et des Philippines. Face à une telle urgence, les pays du Triangle de Corail ont dû réagir afin de développer un cadre régional pour répondre à ces menaces.

Un premier pas pour la conservation marine

En 2009, Les 6 pays de la région du Triangle de Corail – CT6) décident d’agitr ensemble. L’Indonésie, la Malaisie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, les Île Salomon et le Timor Oriental lancent l’Initiative du Triangle de Corail (ITC) sur les récifs coralliens, la pêche et la sécurité alimentaire. Soit la plus grande initiative de conservation marine régionale pour placer la gestion durable des ressources marines et côtières comme priorité des politiques nationales.
Le 15 mai 2009, les dirigeants des six nations du Triangle de corail
Le 15 mai 2009, les dirigeants des six nations du Triangle de corail, de gauche à droite : Derek Sikua (Îles Salomon) Solomon Islands, Jose Ramos Horta (Timor Oriental), Susilo Bambang Yudhoyono (Indonesie), Gloria Arroyo (Philippines), Michael Somare (Papouasie-Nouvelle-Guinée) et Najib Razak (Malaisie), lors du sommet pour l'Initiative du Triangle de corail (ITC) à Manado. (Crédit : ROMEO GACAD / AFP)
Deux principales innovations : primo, la prise de conscience de la participation nécessaire de l’ensemble des parties prenantes, à savoir les collectivités locales, les communautés ainsi que le secteur privé et les universités. Secundo, l’importance de l’intégration des programmes de conservation dans les projets de développement économique. L’ITC contribue à la prise de conscience que les biens communs ne peuvent être gérés et préservés sans une collaboration transnationale.

Ces engagements officiels sont cependant confrontés à l’extrême hétérogénéité de la région. 90 % de la population des CT6 résident en Indonésie et aux Philippines, les deux pays détenant les plus grands récifs coralliens de la région. Les Îles Salomon ont une superficie totale de 28 369 km² et leur juridiction recouvre 1,34 millions de km² dans l’océan, en tenant compte de leur zone économique exclusive. Des proportions sans commune mesure avec l’Indonésie : 2 millions de km² de superficie totale et une zone maritime de 7,9 millions de km². Ces différences posent inévitablement la question des droits et des responsabilités proportionnelles parmi les membres de l’ITC.

En outre, les six pays affichent des disparités économiques considérables : la Malaisie a le PIB le plus élevé par habitant (PPP) dans la région (14 800 dollars) tandis que la PNG et le Timor Oriental souffrent du PIB le plus bas (2 400 dollars). Les économies de la PNG et des Îles Salomon reposent sur une industrie primaire, tandis que l’Indonésie, les Philippines et la Malaisie ont des industries multisectorielles. Ce qui implique une marge de manœuvre différente pour la gestion des stocks de poissons.

Selon le rapport de l’ITC sur les progrès réalisés en 2014, ces disparités « combinés avec la diversité de culture, coutumes, traditions, de trajectoires de développement et de systèmes de gestion […] pourraient rendre difficile la formulation des politiques régionales ».

La difficile gestion des aires marines protégées

La gestion des aires marines protégées (AMP), l’un des principaux objectifs de l’initiative, est un exemple patent des difficultés rencontrées pour harmoniser les politiques nationales et locales.

En Indonésie, 40% de la superficie des AMP sont actuellement gérés par le ministère des Forêts, tandis que 60% dépendent du ministère des Affaires maritimes et de la Pêche. En Malaisie, la gestion des AMP dépend des institutions nationales et régionales. Le département du Parc marin gère 42 aires marines protégées dans la Malaisie péninsulaire, comprenant la zone marine environnante avec 38 îles. Quatre AMP sont établies à Sabah, dont trois sont gérés par le gouvernement local (Sabah Park) et la dernière contrôlée par le parc privé. En PNG, la gestion se déroule majoritairement au niveau local : plus de 90% des ressources côtières dépendent du régime foncier coutumier.

Ces différents niveaux de pouvoirs, qui se chevauchent trop souvent, diminuent l’efficacité des AMP et leur sécurité. L’Indonésie possède la plus grande proportion de récifs protégés de corail à l’intérieur des AMP dans le Triangle de Corail, mais seulement 3 des 175 AMP établies ont été classées comme étant pleinement efficaces dans la gestion des stocks de poisson. Aux Philippines, 7% des récifs sont au sein d’une AMP, dont moins d’1% serait géré efficacement. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, moins d’1 % de la superficie totale des récifs du pays se trouvent à l’intérieur des AMP, jugées partiellement efficaces.

Ces faibles performances sont liées au manque de moyens d’application et de surveillance (personnel, bateaux, carburant, surveillance aérienne) à l’échelle nécessaire pour être efficace. Autant de difficultés rencontrées à l’échelle des APM existantes, alors que 84 % des récifs du Triangle de Corail demeurent en dehors de tout cadre formel de gestion.

La protection aléatoire des récifs de corail en Asie du Sud-Est.
La protection aléatoire des récifs de corail en Asie du Sud-Est.
Cependant, l’avenir n’est pas entièrement sombre. Les rapports récents montrent des progrès concrets accomplis par les pays de l’ITC. En Indonésie, 6 zones spéciales appelées « seascapes » ont été délimitées dans le détroit de Karimata, de la Sonde, de Makassar et Sulawesi du nord, dans le Golfe de Tomini, la Papouasie et la mer de Banda. Ces zones d’expérimentation doivent faire l’objet d’investissements importants et de bonnes pratiques à vérifier, et à généraliser.

Plus c’est inclusif, mieux c’est !

Réfléchir en écosystème, intégrer la gestion de la gestion de la pêche et des ressources halieutique et aquatiques… Voilà l’approche qui permettra d’améliorer l’approvisionnement en nourriture et d’assurer la sécurité alimentaire pour des millions de personnes dans la région. Cet objectif ne peut être atteint qu’avec une plus grande synergie à plusieurs niveaux de gouvernance allant des initiatives locales à la coordination régionale du Triangle de Corail.

Par conséquent, le succès de l’ITC dépend en grande partie de la prolifération d’initiatives telles qu’Adaptation Marketplace. Cette plate-forme créée par l’ITC et des organisations locales, vise à combler le fossé entre les bailleurs de fonds et les projets de conservation, et à éviter les lenteurs administratives.

La sensibilisation sur les pratiques de pêche destructrices et la nécessité de maintenir un équilibre écologique restent tout aussi cruciales. À Ang Pulo, une petite île dans la province de Batangas, aux Philippines, la communauté a fait pression avec succès sur le gouvernement local pour établir l’île comme zone protégée. Ce qui a permis la restauration d’une forêt de mangrove disparue sous la pression de la demande de carburants et de matériaux de construction.

Enfin, si la gestion des ressources communes se veut efficace et inclusive, les savoirs autochtones doivent y être intégrés. Face à de nouveaux défis écologiques et économiques, les Bajau Laut ont dû s’adapter ; ce qui n’implique pas nécessairement l’abandon total de leurs modes de vie. Le développement d’écoles spécialisées comme Rumah Pintar à Sulawesi offre la possibilité de préserver leur culture unique tout en les sensibilisant à la gestion halieutique, l’aquaculture, la culture d’algues et certaines compétences informatiques. L’objectif : mieux préserver la mer et l’utilisation de ses ressources.

L’un des défis dans la lutte contre le réchauffement climatique, est d’assurer la survie des peuples autochtones et leurs savoirs dont nous avons également besoin. La croyance ancestrale du peuple de Flores en Indonésie dans le prolongement de l’existence de leurs ancêtres dans divers milieux naturels a su, il y a longtemps, surmonter la dichotomie entre la nature et l’humanité. Un concept que nous découvrons seulement depuis peu.

Par Sarah Margono Samsudin et Razali Samsudin
A propos de l'auteur
Sarah Margono Samsudin
Experte en relations internationales et spécialiste des enjeux de développement (particulièrement en Asie du Sud-Est). Elle a été formée dans les instituts de la School of Oriental and African Studies (SOAS) à Londres et de l’INALCO à Paris. Engagée dans la problématique de développement humain, elle a notamment travaillé pour le think-tank Center for Strategic and International Studies et le Programme des Nations Unies pour le Développement à Jakarta.
Razali Samsudin
Expert en développement durable et environnement avec une prédilection pour la question de l’eau. Il a été formé dans les instituts de Dauphine à Paris et Imperial Collège à Londres. Animé par la recherche de solutions durables nouvelles, il aborde les questions d’économie circulaire, de technologies environnementales et d’éco-tourisme. Il a notamment travaillé au Forum for the Future à Londres et à Greenpeace à Jakarta.