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Les grandes manœuvres Chine/Japon/Philippines ont commencé autour de Taïwan

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi accueille à Tokyo le président philippin Ferdinand Marcos Jr. DR.
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi accueille à Tokyo le président philippin Ferdinand Marcos Jr. DR.
Le Japon et les Philippines ont annoncé fin mai la conclusion d’un accord de partenariat inédit portant sur la délimitation d’espaces maritimes dans des îles géographiquement sensibles car proches de Taïwan. Cet accord a suscité la fureur de Pékin qui a conduit peu après des manœuvres maritimes d’ampleur, dont certaines inédites. Des épisodes qui illustrent les tensions croissantes dans une zone devenue l’épicentre de rivalités géostratégiques mondiales.
Tout a commencé avec l’annonce le 28 mai à Tokyo par la Première ministre du Japon Sanae Takaichi et le président philippin Ferdinand Marcos Jr. d’un accord dont le but principal affiché est de délimiter les droits maritimes des Zones économiques exclusives (ZEE) des deux pays qui, à certains endroits, se chevauchent.
Une ZEE est une zone maritime s’étendant jusqu’à 200 milles marins à partir de la ligne de base d’un État côtier. Au sein de cette zone, les pays disposent de droits souverains pour explorer et gérer les ressources. En apparence, rien donc de plus normal.
Mais cet accord marque le lancement de négociations entre les deux pays voisins de Taïwan sur le tracé de leur frontière maritime, non résolu jusque-là entre les îles au sud-est du Japon et au nord des Philippines. Il prévoit également le partage de renseignements militaires, une aide logistique de nature militaire de la part du Japon aux Philippines et la possible livraison à ce pays de matériels militaires japonais.
Outre que cet accord consacre la poursuite d’un net rapprochement entre Tokyo et Manille, pour la première fois des négociations internationales portent sur des zones maritimes situées sur le flanc est de Taïwan, ce que Pékin n’aura pas manqué de noter avec inquiétude.

L’activisme du Japon pour nouer des liens stratégiques dans la région

« Il y a une logique. Côté Japon, il s’agit de renforcer les liens de solidarité, mais aussi des liens stratégiques, avec non seulement les Philippines, mais aussi les autres pays de la région, le Vietnam, même la Malaisie ou Singapour et, de manière peut-être plus discrète, l’Indonésie, où le Japon reste assez présent, » explique le sinologue Jean-Pierre Cabestan.
En dépit de la crainte qu’elle n’en devienne une victime collatérale, « dans l’ensemble, Taïwan n’est pas contre. L’inconvénient c’est que cela amène la Chine à sortir du bois et à se montrer beaucoup plus active à l’Est de Taïwan qu’elle ne l’était auparavant. Il faudra voir comment tout ça va se terminer, » ajoute-t-il dans une interview à Asialyst.
Même s’il est impossible pour Tokyo d’élargir publiquement les négociations à Taïwan du fait de l’absence de liens diplomatiques, « le sentiment de la direction japonaise est loin d’être hostile à Taïwan, » ajoute le sinologue. « La question est de savoir si les Philippines seraient prêts à s’associer à ce genre de discussion. » Taipei a salué « un dialogue pacifique » dans le cadre du droit international, tout en demandant aux deux gouvernements de veiller à ce que ses droits et ses mécanismes de pêche existants ne soient pas menacés.
Rappelons que Taïwan se trouve au cœur de la première chaîne d’îles de l’océan Pacifique avec au nord le Japon et au sud les Philippines. L’île en est donc le verrou et un enjeu de sécurité pour toute l’Asie. La prise de l’île par l’armée chinoise modifierait l’ensemble de l’équilibre militaire en Asie de l’Est au profit de Pékin, car elle permettrait à la Chine et sa marine de prendre le contrôle effectif de la mer du Japon (978 000 km²), de la mer Jaune (380 000 km²) et de la Mer de Chine Orientale (770 000 km²), d’immenses étendues océaniques totalisant 2,13 millions de km², vitales puisqu’elles ouvrent l’accès aux autres chaînes d’iles de l’océan Pacifique jusqu’aux rives du continent américain.
La Chine revendique sa souveraineté et exerce déjà un contrôle militaire sans cesse croissant sur la mer de Chine du Sud, soit quelque 3,8 millions de km² riches en ressources halieutiques et de ressources en hydrocarbures supposées. Cet espace maritime est lui aussi stratégique puisqu’il ouvre sur l’océan Indien. Un arrêt de la Cour internationale d’arbitrage de La Haye rendu en juillet 2016 déclare la souveraineté chinoise nulle et non avenue mais Pékin a décidé de passer outre.
Un blocus maritime de l’île sans réelle guerre chaude qui semble aujourd’hui le scénario préféré de Pékin pour s’emparer de Taïwan aurait la même conséquence à terme puisque l’objectif recherché serait dans une première étape l’asphyxie de l’économie taïwanaise, un chaos social dans une deuxième et la reddition des autorités dans une troisième et dernière étape.

La géopolitique des mers à l’est de Taïwan

L’accord conclu entre le Japon et les Philippines par lequel les deux pays ont élevé leurs relations au rang de « partenariat stratégique global, » stipule la mise en vigueur d’un accord d’accès réciproque, une assistance mutuelle et entérine le début de discussions sur la protection d’informations militaires classifiées. Le Japon prévoit en outre de renforcer les garde-côtes philippins et négocie le transfert d’équipements de défense.
Ces questions concernent les îles au sud-ouest du Japon et au nord des Philippines : des îles japonaises, telles que Yonaguni (与那国) et Hateruma (波照間) et des îles philippines, telles que Mavulis et Étayât, des zones maritimes susceptibles de se chevaucher, car la distance entre les côtes concernées est inférieure à 400 milles marins.
En vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), chaque État côtier peut revendiquer une ZEE et un plateau continental s’étendant jusqu’à 200 milles marins, ce qui rend la délimitation nécessaire en cas de chevauchement des droits. Mais la situation est d’autant plus complexe et sensible que cette future frontière entre le Japon et les Philippines se situe à l’est de Taïwan et chevauche de manière significative la ZEE de Taïwan.
La réaction Pékin ne s’est pas fait attendre : le 6 juin, la République populaire de Chine a déclaré ces discussions « illégales, » les qualifiant d’atteinte unilatérale à la « souveraineté et aux droits maritimes chinois » car portant sur des espaces maritimes dont elle revendique la souveraineté. Elle a alors lancé ce qu’elle a qualifié d’« opération spéciale de contrôle du trafic maritime » dans les eaux situées à l’est de Taïwan.
Cette opération d’ampleur a été organisée par le ministère chinois des Transports, et non par la Marine de l’Armée populaire de libération (PLAN) ni même par les garde-côtes chinois (CCG), bien que ces derniers aient apporté leur soutien. Elle a mobilisé l’Administration de la sécurité maritime du Fujian, l’Administration de la sécurité maritime du Guangdong, le Centre d’aide à la navigation de la mer de Chine orientale et le Bureau de sauvetage de la mer de Chine orientale.
Pékin a affirmé que cette action visait à renforcer les patrouilles en haute mer, à réguler le trafic dans des eaux stratégiques, à garantir la sécurité maritime et à protéger les droits nationaux. Cependant, il ne s’agissait pas d’une opération de sécurité maritime ordinaire. Il s’agissait d’un acte de diplomatie « sous le seuil » d’une guerre soigneusement mis en scène.
L’opération menée à l’est de Taïwan doit donc être interprétée moins comme une patrouille de sécurité que comme une réponse coercitive à l’égard de Tokyo et de Manille et comme une tentative d’effacer Taïwan en tant qu’acteur maritime indépendant.
La localisation de la patrouille renforce cette interprétation. La route empruntée par les navires chinois est passée à environ 40 milles marins de Lanyu (l’île des Orchidées) à 51 milles marins de la côte est de Taïwan, à 35 milles marins des îles Ryukyu japonaises et à 56 milles marins d’Itbayat, au nord des Philippines.
Il ne s’agissait pas d’un déplacement aléatoire car il a permis de positionner les navires d’État chinois à proximité de la frontière maritime reliant Taïwan, le Japon et les Philippines, et directement au sein de la zone faisant l’objet des discussions entre le Japon et les Philippines.
La formation elle-même était tout aussi révélatrice de l’importance donnée par Pékin à ce développement. Taïwan a identifié quatre navires chinois majeurs : le Haixun 09, un bâtiment de sécurité maritime de 10 000 tonnes exploité par l’Administration de la sécurité maritime du Guangdong ; le Haixun 06, un grand navire de patrouille et de sauvetage de 6 000 tonnes relevant de l’Administration de la sécurité maritime du Fujian ; le Haixun 08, un navire de levés hydrographiques en haute mer de 7 500 tonnes exploité par le Centre de soutien à la navigation de la mer de Chine orientale ; et le Donghaijiu 113, un navire de sauvetage maritime professionnel de 3 500 tonnes, relevant du Bureau de sauvetage de la mer de Chine orientale.
L’opération a également été soutenue par plusieurs navires de la Garde côtière chinoise (CCG) d’une capacité comprise entre 3 000 et 4 000 tonnes.

Pékin adresse un avertissement au Japon et aux Philippines

« L’opération chinoise à l’est de Taïwan n’était pas une simple patrouille isolée. Il s’agissait d’une démonstration de la manière dont Pékin peut utiliser des moyens civils de maintien de l’ordre, de sauvetage et de reconnaissance pour restreindre l’espace stratégique de Taïwan tout en adressant un avertissement au Japon et aux Philippines, » explique Zack Liao, chercheur associé au China Strategic Risks Institute (CSRI).
Pékin n’avait en réalité d’autre choix que de réagir car, sans le dire explicitement, la Chine s’inquiète du rapprochement en cours entre Tokyo et Manille qu’illustre cet accord puisque les deux dirigeants ont aussi annoncé le lancement de négociations relatives à un Accord général sur la sécurité des informations militaires (GSOMIA), un cadre institutionnel visant à gérer et à rationaliser le partage de données militaires sensibles pour des opérations critiques, améliorant ainsi la préparation conjointe et la coordination de la planification d’urgence.
Un tel accord n’aurait pu voir le jour sans un renforcement de la confiance entre les deux pays. Les deux dirigeants ont également convenu d’accélérer le transfert aux Philippines d’escorteurs de classe Abukuma du Japon, marquant ainsi la première exportation par Tokyo de matériel de défense létal vers ce pays d’Asie du Sud-Est.
La coopération en matière de sécurité entre les Philippines et le Japon s’est considérablement approfondie et élargie au cours des trois dernières années, en grande partie grâce à la nouvelle vision de la géopolitique régionale adoptée par Tokyo et exposée dans la Stratégie de sécurité nationale 2022 qui a été concomitante avec l’annonce d’un quasi doublement de ses dépenses militaires qui doivent atteindre en cinq ans 2% du PIB nippon.
Dans la perspective d’un rôle accru du Japon en tant que garant de la sécurité et partenaire dans la région indopacifique, le Japon a mis en place l’Assistance à la sécurité à l’étranger (OSA), destinée à renforcer les capacités de dissuasion des partenaires partageant les mêmes valeurs dans la région. En tant que premier bénéficiaire de l’OSA, les Philippines ont reçu du Japon des systèmes de radars de surveillance côtière et des bateaux pneumatiques à coque rigide.
Une autre étape importante a été franchie avec la signature de l’Accord d’accès réciproque (RAA) en juillet 2024, qui a rationalisé les collaborations interarmées entre les Forces armées des Philippines (AFP) et les Forces d’autodéfense japonaises (JSDF).
Alors que l’aide japonaise en matière de sécurité a longtemps été présentée comme modeste et mesurée, Tokyo a récemment réorienté cette approche, cherchant à renforcer la dimension sécuritaire de l’Initiative pour un Indopacifique libre et ouvert (FOIP), mise en place sous le gouvernement de Shinzo Abe en 2016.
À cette fin, le gouvernement Takaichi a plus que doublé la dotation budgétaire 2026 de l’OSA, la portant à 116 millions de dollars, contre 54 millions l’année précédente. Le 21 avril, le cabinet Takaichi a également annoncé sa décision de lever l’interdiction traditionnelle du Japon sur l’exportation d’une gamme plus large d’équipements de défense dotés de capacités létales, notamment des avions de chasse, des frégates et des destroyers.
Dans ce contexte, le transfert des navires de classe Abukuma aux Philippines revêt une importance encore plus grande, car il constituerait une avancée notable dans les exportations japonaises liées à la sécurité vers les Philippines, qui se sont traditionnellement concentrées sur des moyens destinés à la Garde côtière philippine (PCG), à vocation civile.
Afin d’approfondir leur collaboration en matière de base industrielle, le Japon et les Philippines envisagent également de mettre en place un groupe de travail chargé de superviser la maintenance et la gestion à long terme de ces navires. Une fois finalisé, le transfert de ces navires de guerre constituera un tremplin essentiel vers un intensification du commerce d’armes entre les deux nations.
Les Philippines ont également manifesté leur intérêt pour le système de missiles sol-navire de type 88 et le char de type 10 du Japon. Pour maximiser ce potentiel, Manille pourrait faire appel aux 500 millions de dollars de financement militaire étranger (Foreign Military Financing) fournis par Washington pour soutenir la modernisation des Forces armées des Philippines (AFP).
De plus, les Philippines ayant désormais conclu des accords de partage de renseignements tant avec les États-Unis qu’avec le Japon, tandis que les États-Unis ont également conclu un accord de ce type avec le Japon, les conditions semblent réunies pour que les trois pays renforcent leur coordination trilatérale en matière de partage d’informations.

Taïwan tend la main aux Philippines

Taïwan en a de son côté profité pour tendre la main en direction des Philippines, invitant son voisin à intensifier ses efforts pour renforcer ses partenariats afin de contrer les dernières pressions maritimes exercées par la Chine qui, selon Taipei, visent à instaurer une « nouvelle normalité, » a déclaré le chef de la diplomatie taïwanaise le 12 juin.
« Taïwan et les Philippines sont confrontés à de nombreux problèmes similaires, dont certains sont liés au changement climatique, mais aussi à d’autres menaces non naturelles, telles que les menaces militaires croissantes de la Chine, » a estimé Lin Chia-lung, ministre des Affaires étrangères de Taïwan et l’une des figures de proue du Parti démocratique progressiste au pouvoir.
« Je souhaite tout particulièrement renforcer la collaboration avec les Philippines » et mettre en place une coopération qui garantira « une sécurité économique globale et une résilience, » a déclaré la ministre.
L’image d’un effacement progressif des États-Unis en Asie depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier 2025 suscite des inquiétudes croissantes dans les milieux dirigeants de pays alliés de l’Amérique en Asie. Sous l’action résolue de Sanae Takaichi, le Japon s’est engagé dans un programme de réarmement accéléré, suscitant une rhétorique de plus en plus musclée de Pékin qui dénonce un retour du Japon à ses démons militaristes des années 1930.
Le 17 juin, le ministre japonais de la Défense Shinjiro Koizumi a justifié ce réarmement par la nécessité pour le Japon de revoir sa posture pacifiste qui caractérise le pays depuis la Seconde Guerre mondiale au risque d’une nouvelle guerre. Le Japon doit « renforcer ses capacités de défense, » a-t-il déclaré à la BBC.Le renforcement de la défense du Japon, « le renforcement de son alliance avec les États-Unis et l’élargissement de la collaboration avec des pays partageant les mêmes valeurs » s’inscrivent dans le cadre de la « mise en place d’une dissuasion à plusieurs niveaux, essentielle pour garantir qu’aucune nouvelle guerre n’éclate dans cette région, » a-t-il ajouté.
Il a évoqué les récents changements intervenus dans la politique de défense du Japon, tels que l’assouplissement des règles d’exportation d’armes en vigueur depuis des décennies. Pour la première fois depuis 50 ans, Tokyo a récemment adopté une loi qui l’autorise à vendre ou transférer du matériel de défense et des armes létales aux 17 pays avec lesquels il a signé des accords officiels, notamment les États-Unis et le Royaume-Uni.
« L’Australie a choisi des navires de guerre japonais. Des discussions sont en cours avec les Philippines concernant l’acquisition de destroyers d’occasion provenant de la Force d’autodéfense maritime japonaise. Nous menons des pourparlers approfondis avec l’Indonésie, et la Nouvelle-Zélande a également manifesté son intérêt pour l’acquisition de destroyers japonais, » a expliqué M. Koizumi lors d’un entretien à Tokyo avec la BBC.
L’effort de réarmement japonais se concentre en particulier sur ses îles méridionales proches de Taïwan qui ont elles-mêmes été ces dernières années la cible d’opérations d’intimidation de l’Armée populaire de libération chinoise. Tokyo s’est employé à y installer des stations radar sophistiquées et des structures permettant le lancement de missiles.
* GÉOPOLITIQUE DES MERS ET OCÉANS Sécurisation des espaces océaniques et gouvernance maritime, Marianne Péron-Doise, Éditions Le Cavalier Bleu
L’accord nippo-philippin aura-t-il ouvert la boîte de pandore dans les eaux à l’Est de Taïwan ? À l’évidence, cette zone serait cruciale pour la Chine si elle devait lancer les hostilités contre Taïwan. D’autant que, comme le rappelle la chercheuse Marianne Péron-Doise dans son dernier opus « Géopolitique des mers et océans, »* la marine de guerre chinoise, déjà l’une des plus importantes du monde, a pour ambition de rattraper celle des États-Unis. « Il s’agit, suivant en cela les ambitions de Xi Jinping, de faire de la marine chinoise une force navale équivalente ou supérieure à l’US Navy pour 2049 et le centenaire de la création du Parti communiste chinois, » écrit-elle..
Par Pierre-Antoine Donnet

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A propos de l'auteur
Ancien rédacteur en chef central de l'AFP, Pierre-Antoine Donnet est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages consacrés à la Chine, au Japon, au Tibet, à l'Inde et aux grands défis asiatiques. En 2020, cet ancien correspondant à Pékin a publié "Le leadership mondial en question, L'affrontement entre la Chine et les États-Unis" aux Éditions de l'Aube. Il est aussi l'auteur de "Tibet mort ou vif", paru chez Gallimard. Après "Chine, le grand prédateur", paru en 2021 (l'Aube), il a dirigé fin 2022 l'ouvrage collectif "Le Dossier chinois" (Cherche Midi). Début 2023, il signe "Confucius aujourd'hui, un héritage universaliste" (l'Aube) puis en 2024 "Chine, l'empire des illusions" (Saint-Simon) et "Japon, l'envol vers la modernité" (l'Aube). Son dernier livre, "Taïwan, survivre libres" (éditions Nevicata, collection l'âme des peuples), est paru le 14 novembre 2025.