Culture
événement

Peinture : "Ephémérides indiennes" de Michel Testard du 16 au 25 novembre

"Ladakh, songe d’un monastère sur sa vallée", par Michel Testard – Acrylique sur toile 150 x 75 cm - 2018. (Copyright : Michel Testard)
"Ladakh, songe d’un monastère sur sa vallée", par Michel Testard – Acrylique sur toile 150 x 75 cm - 2018. (Copyright : Michel Testard)
A découvrir ! Du 16 au 25 novembre, Michel Testard expose à Paris ses peintures, dessins, lavis et aquarelles, inspirés de ses vingt ans de pérégrinations en Inde.
Formé à l’Ecole des Ponts et Chaussées puis à l’INSEAD, Michel Testard a longuement parcouru le monde comme consultant en stratégie. Jusqu’au jour où l’Inde croisa son chemin en 2000. Son univers multiple, étrange et captivant le plongea dans une quête artistique d’une vingtaine d’années. Un véritable « Samadhi » ou « révélation » en art. L’Inde fît de l’homme d’affaire nomade un peintre, un peintre de l’Esprit de l’Inde.
Parcourant le continent indien de part en part – à travers 20 des 28 États, dont plus de 20 000 kms en moto Royal Enfield -, Michel Testard entreprit de saisir, dessiner ou peindre tout ce qu’il voyait. D’où les grands thèmes de cette exposition : forts et ruines, paysages parfois inspirés des gravures des Daniell’s, musiciens, scènes de rues et paysages urbains, visages de l’Inde. Il y ajoute ce qu’il appelle des « élucubrations » – caricatures de yogis, maharajahs, scènes « quirky » ou excentriques, et quelques autoportraits décalés. Ses techniques sont variées – crayon, fusain, lavis, aquarelle, pastel jusqu’à la peinture, acrylique et huile – du petit croquis à des toiles de grand format.
"Sitariste en ton bleu", par Michel Testard - Acrylic sur toile 100 x 80 cm - 2018. (Copyright : Michel Testard)
"Sitariste en ton bleu", par Michel Testard - Acrylic sur toile 100 x 80 cm - 2018. (Copyright : Michel Testard)
Michel Testard regarde le monde indien avec un œil spontané, admiratif, souvent amusé, avec la spontanéité d’un enfant. Ce faisant, il offre aux Indiens des impressions fugaces de la réalité indienne que peut-être ils ne perçoivent pas comme cela. Aux Européens, il tend un miroir de la fascination que l’Inde exerce sur leur imagination. Quelle expression ? Michel avoue qu’il ne peut se résoudre à une seule : il vole du figuratif réaliste ou suggéré à l’abstrait en passant par le cubisme ou l’élucubration totale. Ce qui relie tout cela, c’est l’Indian thread, le fil conducteur d’une authentique passion indienne.
Autodidacte en peinture, Michel Testard reconnaît des influences multiples, qui vont des caricaturistes de sa jeunesse (Hergé, Uderzo, Wolinski) à de grands noms de la peinture du XXème siècle (Braque, Gauguin, Duffy, Staël). Sans oublier les grand maîtres indiens (Sher Gill, Tagore, Ram Kumar et Sanyal).
"Swami marchant dans la nuit", par Michel Testard – Puri, Orissa – Fusain sur papier 42 X 30 cm - 2013. (Copyright : Michel Testard)
"Swami marchant dans la nuit", par Michel Testard – Puri, Orissa – Fusain sur papier 42 X 30 cm - 2013. (Copyright : Michel Testard)
« Ephémérides indiennes » fait suite à l’exposition « Glimpses of India » qui a eu lieu en mai dernier à Bikaner House, à New-Delhi. Michel Testard expose actuellement à Delhi à la galerie NVYA.
Du 16 au 25 novembre, retrouvez l’exposition « Ephémérides indiennes » au 2 rue Lord Byron, Paris 8ème. Le lieu d’exposition est au 6ème étage – les heures d’ouverture : de 11H à 19h. Le vernissage se déroulera le 16 novembre de 18h à 21h. Pour toute demande d’information, contacter Michel Testard.

Pour en savoir plus sur le travail de Michel Testard

Consultez son site Internet et compte Instagram.

A voir, un reportage commenté par Michel Testard (en anglais) sur son travail de peintre en atelier :

A propos de l'auteur
Joris Zylberman
Joris Zylberman est directeur de la publication et rédacteur en chef d'Asialyst. Ancien correspondant à Pékin et Shanghai pour RFI et France 24, cofondateur de la société de production Actuasia, écrit, réalise et produit des reportages sur la Chine depuis 9 ans. Il est co-auteur des Nouveaux Communistes chinois (Armand Colin, 2012) et co-réalisateur du documentaire “La Chine et nous : 50 ans de passion” (France 3, 2013).