Revue de presse Japon - 4 octobre 2016

Japon : Abe souffle le chaud et le froid sur de probables élections anticipées

CSi Schinzo Abe a affirmé ne pas du tout penser à la tenue d'élections générales anticipées en janvier prochain, il n'a pas exclu une dissolution anticipée. Copie d'écran du Mainichi, le 4 octobre 2016.
CSi Schinzo Abe a affirmé ne pas du tout penser à la tenue d'élections générales anticipées en janvier prochain, il n'a pas exclu une dissolution anticipée. Copie d'écran du Mainichi, le 4 octobre 2016.
The Mainichi – Le Premier ministre veut montrer qu’il garde la main. A ceux qui posaient la question d’élections générales anticipées en janvier prochain (voir notre revue de presse du 29 septembre), Shinzo Abe a répondu « ne pas du tout y penser ». Mais il n’a pas non plus exclu de dissolution anticipée alors qu’une révision des circonscriptions électorales de la chambre basse est attendue en mai. Cette révision doit réduire une disparité dans le poids des votes entre les circonscriptions plus ou moins peuplées. Certains observateurs pensent qu’Abe pourrait utiliser une nouvelle fois l’arme de la dissolution pour rester plus longtemps au pouvoir, jusqu’aux Jeux olympiques de Tokyo prévus en 2020.

C’est un député de l’opposition, Yuichi Goto du Parti démocrate, qui a posé la question à Shinzo Abe. Goto a averti : toute dissolution de la chambre basse avant la réforme des circonscriptions serait frappée « d’inconstitutionnalité », reprenant ainsi le terme de la Cour Suprême pour décrire les dernières élections législatives de décembre 2014, « biaisées » par la disparité du poids des votes. Tout cela n’effraie guère Shinzo Abe : « Même dans ces conditions, une dissolution de la chambre basse ne saurait être rejetée en vertu de la loi sur les élections aux mandats publics », a retorqué le Premier ministre nippon. Au Japon, le mandat de député dure 4 ans mais le chef du gouvernement peut dissoudre la chambre à tout moment.