Revue de presse Cachemire - 22 septembre 2016

Cachemire indien : violents échanges entre l'Inde et le Pakistan aux Nations unies

L'Inde et le Pakistan se sont violemment opposés dans des diatribes verbales lors du sommet de l'ONU. Copie d'écran de Channel News Asia, le 22 septembre 2016.
L'Inde et le Pakistan se sont violemment opposés dans des diatribes verbales lors du sommet de l'ONU. Copie d'écran de Channel News Asia, le 22 septembre 2016.
Channel news Asia et Times of India – L’Inde fait obstacle à la paix. Voilà en substance le message du Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif à l’ONU, à propos de la région du Cachemire. Dimanche dernier, le Cachemire indien a connu le plus grave incident survenu ces quinze dernières années. La base militaire indienne d’Uri a été attaquée provoquant la mort de 18 soldats indiens. Ce mardi 20 septembre, militaires indiens et pakistanais ont échangé des tirs (voir notre revue de presse du 21 septembre) dans cette même zone violant le cessez-le-feu instauré. Cela marque une nouvelle étape dans l’escalade des tensions qui se sont accrues dans la région depuis la mort début juillet d’un leader séparatiste tué par les forces armées indiennes.

A New Delhi, de nombreuses voix s’élèvent pour demander une réponse musclée à l’attaque de dimanche, comme des frappes aériennes dans la partie du Cachemire contrôlée par le Pakistan. Le climat de tension s’est ainsi encore renforcé lorsque des avions militaires pakistanais ont été vus au nord-est du pays, faisant croire à la préparation d’une éventuelle attaque indienne, rapporte Dawn. Rien que des manœuvres militaires, ont précisé les autorités pakistanaises.

« La communauté internationale ignore les tensions grandissantes en Asie du Sud à ses risques et périls », a averti Nawaz Sharif affirmant que le Pakistan « souhaite être en paix avec l’Inde ». Accusant New Delhi de mettre en avant des conditions inacceptables pour entamer le dialogue, rendant ainsi le processus de paix impossible, il a ajouté que « le Pakistan est prêt à discuter avec l’Inde de toute mesure responsable et propice à la retenue, dans tout format ou lieu et sans aucune condition préalable ».

De son côté, New Delhi a fait valoir son droit de réponse et a répliqué avec virulence aux accusations pakistanaises devant l’ONU. Sushma Saraj, la ministre indienne des Affaires étrangères, a répris les soupçons de New Delhi contre Islamabad d’aider la rébellion armée au Cachemire. A la tribune de l’Assemblée générale onusienne, la ministre elle a déclaré que le Pakistan est un « État terroriste, (un pays) en échec démocratique (qui) pratique le terrorisme sur ses propres habitants. (…) Notre pays et nos voisins font face à la politique d’encouragement au terrorisme du Pakistan. »