Revue de presse Corée du Nord - 21 septembre 2016

Corée du Nord : faut-il expulser Pyongyang des Nations unies?

Indifférente aux sanctions onusiennes, la Corée du Nord continue ses provocations face à une communauté internationale désarmée. Ci-dessus le leader nord-coréen Kim Jong-un, lors d'une visite de terrain dans une ferme collective de Kosan. Copie d'écran du Japan Times, le 21 septembre 2016.
Indifférente aux sanctions onusiennes, la Corée du Nord continue ses provocations face à une communauté internationale désarmée. Ci-dessus le leader nord-coréen Kim Jong-un, lors d'une visite de terrain dans une ferme collective de Kosan. Copie d'écran du Japan Times, le 21 septembre 2016.
Japan Times – Les dernières provocations de Pyongyang (voir notre revue de presse du 20 septembre) laissent la communauté internationale désarmée face à l’inefficacité apparente des sanctions onusiennes. Ces dernières jusqu’ici n’ont guère réussi à dissuader la Corée du Nord de poursuivre ses programmes nucléaire et balistique. Il s’en est fallu de peu pour que, hier mardi 20 septembre, le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Yun Byun-se n’appelle sous le coup de la colère à l’expulsion de la Corée du Nord des Nations unies. Rappelons que les deux Corées sont entrées en même temps à l’ONU relativement récemment en 1991, il y a vingt-cinq ans, au lendemain de la chute du bloc soviétique.

Pour le chef de la diplomatie sud-coréenne, « Pyongyang a battu tous les records de violation des normes globales telles que définies par les Nations unies. » C’est le seul pays qui ait mené des essais nucléaires au XXIème siècle et qui soit en outre déjà sous le coup de cinq résolutions. Ces dernières ont été qualifiées de « risibles » par Pyongyang. Pour Yun, il est temps que la communauté internationale se demande si réellement il est légitime que la Corée du Nord siège à l’ONU. À ses yeux, Pyongyang n’est rien d’autre qu’un « serial offender », un « provocateur en série ». Il devient donc urgent de se pencher sérieusement sur les failles des sanctions qui jusqu’ici n’ont pas eu l’effet escompté. Citant l’impact qu’avaient finalement eu les sanctions internationales sur le régime iranien, Yun a estimé qu’elles commençaient toutefois enfin à « mordre Pyongyang », en donnant pour preuve de ce début d’action, la récente multiplication de défections nord-coréennes à un haut niveau.

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