Revue de presse Philippines - 9 septembre 2016

Philippines : les navires indonésiens autorisés à pénétrer dans les eaux territoriales pour lutter contre la piraterie

Rodrigo Duterte autorise les bateaux indonésiens à capturer les pirates présents dans les eaux philippines. Copie d'écran du Straits Times, le 9 septembre 2016.
Rodrigo Duterte autorise les bateaux indonésiens à capturer les pirates présents dans les eaux philippines. Copie d'écran du Straits Times, le 9 septembre 2016.
The Straits Times – C’est une avancée importante dans la lutte contre la piraterie en Asie du Sud-Est. Le président philippin Rodrigo Duterte a affirmé ce vendredi 9 septembre qu’il autoriserait les navires indonésiens à pénétrer dans ses eaux territoriales afin de « capturer » les pirates qui chercheraient à leur échapper. « Si la traque commence dans les eaux indonésiennes, se poursuit dans les eaux internationales puis dans les eaux philippines, [les Indonésiens] pourront aller de l’avant pour les détruire (sic), » a déclaré le chef d’Etat lors de sa première visite dans l’archipel. Un séjour qui intervient alors que le gouvernement de Jakarta fait pression sur Manille pour favoriser la libération de 9 marins indonésiens, otages aux mains du groupe islamiste Abou Sayyaf, dévoile le Jakarta Post. Pour comprendre les enjeux liés à la traque de la piraterie en Asie du Sud-Est, (re)lire notre dossier « L’Asie, royaume de la piraterie ».

Rodrigo Duterte a également tenu à s’exprimer de nouveau sur ses propos insultants à l’encontre de Barack Obama – il l’avait traité de « fils de pute » en amont du G20 (voir notre revue de presse du 6 septembre). Sa nouvelle stratégie consiste à nier les faits qui lui sont reprochés : « Je n’ai jamais fait aucune référence à Obama, se défend-il. Je n’ai jamais déclaré de telles choses : vous pouvez vérifier et revérifier. » Quoi qu’il en soit, le principal intéressé répond à la polémique avec flegme, comme le rapporte le Philippine Star : « Je ne prends pas ses remarques personnellement, a glissé Barack Obama. C’est une expression qu’il semble employer souvent, notamment à l’encontre du pape et d’autres encore, donc cela ressemble plutôt à une habitude pour lui. »