Revue de presse Indonésie - La revue de presse en Indonésie dans les médias asiatiques et internationaux du 1er Septembre 2016

Indonésie : des militaires controversés promus au gouvernement

Copie d'écran de Nusa News, le 1er septembre 2016.
Jokowi nomme quatre militaires controversés à des postes importants au ministère de la Défense, à l’agence d’État contre le terrorisme et aux Renseignements généraux (BNI). Copie d'écran de Nusa News, le 1er septembre 2016.
Nusa news – Un mois après la nomination très critiquée au poste de ministre de la Sécurité du général Wiranto, un ancien commandant des forces armées accusé d’avoir commis des atrocités en 1998, (voir notre revue de presse du 28 juillet), le président indonésien Joko « Jokowi » Widodo déclenche un nouveau tollé. En effet, le 30 août, il a nommé à des postes importants au ministère de la Défense, à l’agence d’État contre le terrorisme (BNTP) et aux Renseignements généraux (BNI), quatre militaires anciens membres de la Tim Mawar (littéralement « équipe de la rose »), sinistrement impliquée en 1997 et en 1998 dans la disparition d’activistes pro-démocratie à la veille de la chute du président Suharto.
Selon le porte-parole de l’armée indonésienne, le général Mohamad Sabrar Fadhilah, cité par le Jakarta Post , ces nominations n’ont rien de critiquable car ces quatre anciens membres des forces spéciales indonésiennes, le général de brigade Fausani Syahrial Multhazar (ex-commandant adjoint de Tim Mawar), et les trois colonels Nugroho Sulistyo Budi, Yulius Selvanus et Dadang Hendra Yuda, ont été jugés et ont purgé leur peine. Plus de vingt mois de prison avaient ainsi été requis pour trois d’entre eux désignés coupables de l’enlèvement de treize militants. Qui plus est, alors que ces militaires avaient à l’époque été déchus de l’armée, ils ont en outre été promus généraux. L’annonce de ces avancements et de ces nominations coïncide avec la journée internationale pour les Disparus, le mardi 30 août dernier, et a scandalisé les survivants qui, désabusés, ne croient plus aux « belles paroles » du président Jokowi.
Tags de l'article