Revue de presse Cambodge - 1er Septembre 2016

Cambodge : l'armée resserre son étau autour du leader de l'opposition Kem Sokha Exemplaire

Copie d'écran du Phnom Penh Post, le 1er septembre 2016.
L'armée effectue des exercices militaires autour du siège du parti d'opposition, le CNRP. Copie d'écran du Phnom Penh Post, le 1er septembre 2016.
Phnom Penh Post – Les troupes se rassemblent autour du quartier général du principal parti d’opposition cambodgien à Phnom Penh. Une menace de plus en plus visible qui fait suite à une annonce hier, mercredi 31 août, par le général Kun Kim, rapportée par le Phnom Penh Post. Le général, proche du Premier ministre Hun Sen, a en effet déclaré qu’il « appliquerait la loi » si l’armée recevait l’ordre d’arrêter Sam Rainsy, président en exil du Cambodia National Rescue Party (CNRP), et son vice-président, Kem Sokha.

Ce jeudi, des hélicoptères militaires, des navires militaires, et des troupes ont été déployés aux alentours du siège du parti d’opposition à Phnom Penh. Ces « exercices militaires » sont perçus comme une tentative d’intimidation par les activistes du parti. « C’est une action pour effrayer les gens » a déclaré l’un d’entre eux, présent sur les lieux. Selon le Phnom Penh Post, Chhum Socheat, porte-parole du ministère de la Défense, a nié ces allégations : « Seules ceux qui ont quelque chose à se reprocher peuvent se sentir intimidés. »

Kem Sokha, le vice-président du CNRP, sera jugé la semaine prochaine, probablement par contumace, pour avoir refusé de se soumettre à un interrogatoire concernant une liaison présumée avec une coiffeuse (voir notre revue de presse du 26 mai) Sam Rainsy, quant à lui, a fui le pays l’année dernière afin d’éviter d’être arrêté dans le cadre d’une autre affaire.

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