Revue de presse Cachemire - 12 août 2016

Cachemire indien : maintien du couvre-feu, suspension des téléphones portables et manifestations à venir

Les autorités augmentent les mesures de restriction : le couvre-feu est étendu à de nombreuses villes et les lignes de téléphonie mobiles sont coupées afin d'empêcher de futures manifestations. Copie d'écran de The Hindu, le 12 août 2016.
Les autorités augmentent les mesures de restriction : le couvre-feu est étendu à de nombreuses villes et les lignes de téléphonie mobiles sont coupées afin d'empêcher de futures manifestations. Copie d'écran de The Hindu, le 12 août 2016.
The Hindu – Des mesures encore plus restrictives au Cachemire indien. Les autorités ont suspendu les services de téléphonie mobile dans la région par mesure de précaution. Le service d’État prépayé BSNL est le seul à ne pas être concerné. Selon un officier de police, le but de cette coupure des lignes mobiles est de maintenir l’ordre public et d’empêcher la diffusion de rumeurs. D’intenses affrontements ont en effet éclaté vendredi 5 août entre les forces de sécurité et des manifestants dans plusieurs zones du Cachemire indien, causant 3 morts et des centaines de blessés. Ces altercations entre la police et les manifestants font suite au meurtre le 8 juillet dernier de Burhan Wani, commandant du groupe séparatiste Hizb-ul-Mujahideen (voir notre revue de presse du 11 juillet). Elles durent maintenant depuis plus d’un mois et ont déjà fait 55 morts.

Le couvre-feu déjà établi dans certaines zones (voir notre revue de presse du 12 juillet) a quant à lui été étendu. Les autorités ont également imposé de sévères restrictions pour empêcher une manifestation prévue par les séparatistes à Eidgah. Le couvre-feu concerne désormais tout le district de Srinagar, les villes d’Anantnag, de Shopian, de Baranula, d’Awantipora, de Pampore et de Ganderbal et les régions de Bugdem, Chadoora, Magam, Kunzer Tangmarg et Pattan. Les écoles, collèges, commerces, stations-service, bureaux privés et transports restent quant à eux fermés au public. Selon un officier de police, le personnel est également très rare dans les bureaux du gouvernement et les banques.