Revue de presse Japon - 10 août 2016

Japon : l'empereur a songé à abdiquer dès 2008 pour raisons de santé

L'Empereur japonais Akihito aurait déjà songé à abdiquer en 2008 suite à un examen médical alarmant. Copie d'écran du Mainichi, le 10 août 2016.
L'Empereur japonais Akihito aurait déjà songé à abdiquer en 2008 suite à un examen médical alarmant. Copie d'écran du Mainichi, le 10 août 2016.
The Mainichi – L’idée d’abdiquer ne date pas d’aujourd’hui pour l’empereur nippon. Selon une source de l’Agence de la Maison Impériale, Akihito aurait commencé à envisager une abdication du trône en 2008 suite à la découverte de traces de sang dans son estomac, lors d’une endoscopie le 5 décembre de la même année. Des traces dues au stress, selon ses médecins. L’Agence impériale avait alors décidé de réduire ses devoirs officiels. Elle a notamment annulé ses discours d’ouverture lors des différentes compétitions sportives nationales annuelles.

L’Empereur, pour qui la position de symbole de l’Etat et les activités impériales sont inséparables, était pourtant contre la réduction de ses activités. Il a donc commencé à l’époque à se demander s’il pourrait continuer à son poste tout en étant incapable de remplir tous ses devoirs. Il a notamment étudié les différentes abdications d’empereurs et de rois étrangers, en particulier européens, et le système de régence. Son père, l’Empereur Shôwa, avait d’ailleurs était le régent de l’Empereur Taishô.

Akihito avait l’intention d’exprimer ses sentiments concernant sa position et ses devoirs en tant que symbole de l’Etat dès décembre 2015. Son allocution avait cependant était reportée à cause des préparatifs de sa visite aux Philippines. Lorsqu’il a ensuite exprimé son souhait d’abdiquer le 13 juillet dernier, l’Agence de la Maison Impériale avait démenti la rumeur. Elle n’a commencé à fournir des explications sur les pensées de l’Empereur qu’à la suite de la publication de son message vidéo ce lundi 8 août (voir notre revue de presse).

Lors de la conférence de presse tenue juste après la diffusion de la vidéo, le président de l’Agence, Noriyuki Kazaoka, a indiqué qu’il espérait que le public comprendrait les inquiétudes d’Akihito. Malgré l’interdiction de l’Agence de la Maison Impériale de parler au nom de l’Empereur, Kazaoka a osé insister sur la pression que ce dernier subit, avant d’ajouter qu’il ignorait quelle serait la décision du gouvernement face à la volonté d’abdication d’Akihito.