Revue de presse Cachemire - 10 août 2016

Cachemire indien : Modi déçoit, le soutien aux manifestations se poursuit

Le Premier ministre a enfin réagi aux manifestations qui secouent l’Etat du Jammu-et-Cachemire, mais ses propos déçoivent les habitants de la région. Copie d'écran du First Post, le 10 août 2016.
Le Premier ministre a enfin réagi aux manifestations qui secouent l’Etat du Jammu-et-Cachemire, mais ses propos déçoivent les habitants de la région. Copie d'écran du First Post, le 10 août 2016.
Firstpost – Modi n’a pas su apaiser le Cachemire indien. Le Premier ministre indien a certes enfin réagi aux manifestations qui secouent l’Etat du Jammu-et-Cachemire depuis l’exécution de Burhan Wani, jeune militant du groupe séparatiste terroriste Hizbul Mujahideen, en juillet dernier (voir notre revue de presse du 11 juillet). Après 32 jours de silence, Narendra Modi s’est exprimé hier mardi 9 août lors d’un meeting, rapporte le First Post. « Tous les Indiens aiment le Cachemire, a déclaré Modi. La liberté de chaque Indien appartient aussi à chaque Cachemiri. Nous voulons le même futur brillant pour chaque jeune au Cachemire… C’est triste qu’au lieu d’ordinateurs, de battes de cricket, on remette à des garçons des pierres. » Mais ce discours n’a pas convaincu au Cachemire indien, où le couvre-feu dure depuis un mois.

Selon Muhammad Yasin Khan, président de la Kashmir Economic Alliance, le commerce cachemiri est prêt à sacrifier ses affaires pour une solution « durable et réaliste » à la crise. « Le Cachemire, tout le monde doit le comprendre, est un conflit politique et a besoin d’une solution politique pour aboutir à une paix durable dans le sous-continent »,, a déclaré Khan. Omar Abdullah, ancien ministre-en-chef du Jammu-et-Cachemire, a lui aussi critiqué les propos du Premier ministre : « Voilà le noeud du problème. La réticence à accepter que le développement ne résout pas tous les problèmes. » Les manifestations devraient se poursuivre au Cachemire indien, malgré les nombreuses victimes des affrontements avec les forces de l’ordre.