Revue de presse Thaïlande - 12 juillet 2016

Thaïlande : la Commission électorale fustige les "7 raisons de voter Non" au référendum constitutionnel

Quatre étudiants activistes opposés au projet de constitution ainsi qu'un journaliste du site internet Prachatai ont été menottés et présentés à la justice pour avoir violé la Loi sur le référendum. Ils ont été libérés sous caution malgré la protestation des policiers qui réclamaient douze jours de plus pour interroger les cinq détenus. Copie d'écran du Bangkok Post, le 12 juillet 2016.
Quatre étudiants activistes opposés au projet de constitution ainsi qu'un journaliste du site internet Prachatai ont été menottés et présentés à la justice pour avoir violé la Loi sur le référendum. Ils ont été libérés sous caution malgré la protestation des policiers qui réclamaient douze jours de plus pour interroger les cinq détenus. Copie d'écran du Bangkok Post, le 12 juillet 2016.
The Bangkok Post – La bataille fait rage entre les deux camps opposés sur le projet de réforme constitutionnelle. Selon un sous-groupe de la commission chargée de l’élaboration de la constitution (Constitution Drafting Committee – CDC) , les « sept raisons de voter non » au référendum constitutionnel avancées par le New Democracy Movement (NDM) ont pour but de « déformer la réalité du projet, de tromper et d’inciter les électeurs à voter non ». Influencer les votes va à l’encontre de la loi sur le référendum, rappelle le Bangkok Post. Dans son rapport, le NDM s’opposait à quelques points clés du projet de constitution, telle que la nomination d’un Sénat et d’un Premier ministre non membre du Parlement. Le mouvement affirme par ailleurs que l’armée va tenter de garder le contrôle du pouvoir.

Pour le porte-parole du sous-groupe, trois options s’offrent à la CDC : engager des actions légales contre le NDM, demander à la Commission électorale de s’en charger, ou « travailler plus dur pour mieux expliquer le projet constitutionnel aux électeurs ». « Si ça ne se passe pas bien, je peux écrire un nouveau projet. J’écrirai ce que les gens souhaitent », avait déclaré pour sa part hier, lundi 11 juillet, Prayut Chan-ocha, inquiet des tentatives de « déformation » du projet de constitution. De leur côté, la société civile et certains partis politiques ont fortement critiqué les procédures autour du scrutin organisé le 7 août prochain, et ont dénoncé des infractions à la liberté d’expression (voir notre Revue de presse du 4 juillet). La bataille est loin d’être terminée…