Daech déclare la guerre à l'Indonésie et à la Malaisie dans une nouvelle vidéo

Un militant de Daech s'exprimant dans un mélange d'indonésien et d'arabe déclare la guerre à l'Indonésie et à la Malaisie au nom de l'organisation terroriste, dans une nouvelle vidéo. Copie d'écran du Straits Times, le 5 juillet 2016.
Un militant de Daech s'exprimant dans un mélange d'indonésien et d'arabe déclare la guerre à l'Indonésie et à la Malaisie au nom de l'organisation terroriste, dans une nouvelle vidéo. Copie d'écran du Straits Times, le 5 juillet 2016.
The Straits Times – La propagande du groupe Etat islamique en Asie du Sud-Est s’intensifie. Dernière preuve en date : la diffusion d’une vidéo dans laquelle un militant de Daech s’exprime dans un mélange d’indonésien et d’arabe, déclarant la guerre au « Nusantara » – le terme utilisé par les Indonésiens pour désigner leur archipel, mais aussi une partie de la Malaisie, note le Straits Times. « Sachez-le, déclare-t-il aux gouvernements de Jakarta et de Kuala Lumpur, nous ne sommes plus vos citoyens, nous nous sommes libérés de vous. […] Avec Sa permission et Son assistance, nous reviendrons dotés d’une force militaire que vous ne pourrez combattre. […] C’est la promesse qu’Allah nous a faite. » La vidéo se poursuit avec un autodafé de passeports étrangers (dont les malaisiens sont reconnaissables, note le quotidien singapourien) et des chants religieux d’enfants dans une salle de classe.

Cette nouvelle provocation intervient au lendemain de la confirmation par la police malaisienne du premier attentat commis par Daech dans le pays (voir notre revue de presse du 4 juillet). Aujourd’hui mardi 5 juillet, c’est au tour des Malaisiens eux-mêmes de réagir et d’exprimer leur colère à propos de l’attaque contre la boîte de nuit de Puchong, qui avait fait 8 blessés le 28 juin dernier. Channel News Asia rapporte par exemple les propos d’une habituée du club, âgée de 27 ans : « On a l’habitude de sortir dans des endroits comme ça tous les vendredis et samedis soirs, mais maintenant on a peur de retourner au Movida Puchong [le club frappé par l’attaque], comme dans tout autre endroit similaire. » Et un adjoint de direction d’ajouter : « On n’aurait jamais pensé avoir à subir ça dans un pays musulman moderne. Personne n’est en sécurité. » Les autorités malaisiennes craignent également que l’attentat n’ait un impact sur le tourisme, l’un des piliers économiques du pays.