Birmanie : Aung San Suu Kyi demande de la "patience" sur les Rohingya

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a rencontré la conseillère d'Etat et ministre birmane des Affaires étrangères Aung San Suu Kyi à Nay pyi taw. Copie d'écran du site "Myanmar Times", le 23 mai 2016.
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a rencontré la conseillère d'Etat et ministre birmane des Affaires étrangères Aung San Suu Kyi à Nay pyi taw. Copie d'écran du site "Myanmar Times", le 23 mai 2016.
Myanmar Times – Aung San Suu Kyi ne cautionne ni le mot  » Rohingya » ni le mot « Bengali » . Lors de sa rencontre avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry, la ministre birmane des Affaires étrangères, a voulu souligner que les débats de nature terminologique n’aidaient en rien son gouvernement à trouver une solution crédible pour le conflit dans l’Etat du Rakhine dans l’Ouest birman. Lorsque Kerry a mentionné l’importance de promouvoir le développement et le respect des droits de l’homme dans la région, la « Dame de Rangoun » s’est justifiée : « Nous ne sommes en aucun cas en train de discréditer le désir d’un peuple à faire valoir sa propre identité. » Elle a affirmé que le gouvernement avait déjà fourni « beaucoup d’aide humanitaire » pour le camps de personnes déplacées dites « internes ».

En avril dernier, l’ambassade des Etats-Unis à Rangoun a fait polémique en exprimant ses condoléances aux victimes d’un nauffrage, dont la plus part étaient des musulmans apatrides de Birmanie. En utilisant le terme « Rohingya, la représentation américaine s’est attiré les foudres des militants nationalistes. Voir notre revue de presse du 13 mai 2016.

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