Thaïlande : la junte mise au pilori sur les droits de l'homme

Pour le Conseil des droits de l'homme aux Nations unies, la répression militaire va trop loin en Thaïlande. Copie d'écran du site "The Nation", le 13 mai 2016.
Pour le Conseil des droits de l'homme aux Nations unies, la répression militaire va trop loin en Thaïlande. Copie d'écran du site "The Nation", le 13 mai 2016.
The Nation – Repression continue, emprisonnement des opposants, atteintes à la liberté d’expression et ingérence de la junte dans les réseaux sociaux. Lors de la rédaction de son Examen périodique universel, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU ne pouvait ignorer la dégradation de la situation depuis 2011. Dans un éditorial, le site thaïlandais The Nation revient sur la décision du Conseil de dégrader le classement de la Thaïlande. L’objectif du coup d’Etat de 2014 était à la base de mettre fin à des années de chaos et a été « accueilli positivement par les citoyens ». Pourtant, la majorité des Thaïlandais estiment aujourd’hui que les militaires n’ont pas leur place en politique.

La délégation thaïlandaise a eu beau se défendre en expliquant que les atteintes à la liberté d’expression visaient seulement les « fauteurs de troubles », pour le Conseil des droits de l’Homme aux Nations unies, la répression militaire va trop loin. Les délégués onusiens conseille à la junte de lever la loi martiale et d’arrêter de juger les civils dans des tribunaux militaires. Particulièrement visée, la loi sur le crime de lèse-majesté utilisée trop souvent, et dans le seul but de faire taire les critiques contre les militaires. Pour The Nation, il est temps que le gouvernement de Bangkok se débarrasse de ses « stratégies d’oppression ».