Philippines : le fils de l'ancien dictateur Marcos manquerait la vice-présidence

Dans l'élection du vice-président des Philippines, Bongbong, le fils de l'ancien dictateur Ferdinand Marcos a de grandes chances d'être battu par la défenseuse des droits de l'homme Leni Robredo. Copie d'écran du "Philippine Star", le 10 mai 2016.
Dans l'élection du vice-président des Philippines, Bongbong, le fils de l'ancien dictateur Ferdinand Marcos a de grandes chances d'être battu par la défenseuse des droits de l'homme Leni Robredo. Copie d'écran du "Philippine Star", le 10 mai 2016.
Philippine Star – Ce n’est pas encore finalisé et elle n’ose pas crier victoire. Selon le décompte officieux des voix, la candidate à la vice-présidence Leni Robredo a de plus en plus d’avance sur Bongbong Marcos, rapporte le Philipine Star. Ce serait la grande déception pour le fils de l’ancien dictateur Ferdinand Marcos (1965-86). Très populaire, Bongbong avait promis d’accepter les institutions démocratiques du pays, sans critiquer officiellement les méfaits de son père. Bongbong Marcos est notamment connu pour avoir contribué à bloquer en 2015 le processus de paix entre le Front Moro islamique de libération (les rebelles musulmans de Mindanao) et le gouvernement, après le massacre de 44 policiers dans une ambuscade.

A l’inverse, Leni Robredo est une célèbre avocate des droits de l’homme. Elle était député du troisième district de Camarine Sur, avant de se présenter à la vice-présidence. Aux Philippines, le vice-président est en principe le remplaçant du président en cas d’absence. Cependant, il est de coutume que ce dernier occupe un poste ministériel. Le vice-président sortant Jomar Binay était ministre du Logement.

S’il est confirmé que Leni Robrédo est la prochaine vice-présidente, la coopération avec Rodrigo Duterte s’annonce tendue. Le nouveau président philippin s’est fait connaître pour avoir mené une politique anti-criminalité fort répressive dans la ville de Davao dont il est maire. Il a aussi menacé de fermer le Congrès si sa politique était bloquée par les parlementaires.
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