Birmanie : le gouvernement appelé à régler la question de la citoyenneté pour les Rohingya

D'après une parlementaire birmane, la loi sur la Citoyenneté de 1982 devrait être un élément suffisant pour déterminer si une personne est un "faux" ou "vrai" citoyen. Copie d'écran du “Myanmar Times”, le 9 mai 2016.
D'après une parlementaire birmane, la loi sur la Citoyenneté de 1982 devrait être un élément suffisant pour déterminer si une personne est un "faux" ou "vrai" citoyen. Copie d'écran du “Myanmar Times”, le 9 mai 2016.
Myanmar Times – La question Rohingya ne cesse de bousculer l’élite politique birmane. Mercredi 4 mai, le gouvernement reprochait à l’ambassade des Etats-Unis d’avoir utilisé le mot « Rohingya » . Aujourd’hui lundi 9 mai, une parlementaire de l’Etat du Rakhine à l’ouest du pays, demande au gouvernement de s’occuper des problèmes de citoyenneté. « Les Bengalis viennent de la zone entre la Birmanie et le Bangladesh et ne sont pas une minorité nationale enregistrée. Ils sont entrés de façon illégale et troublent le pays », affirme la représentante. D’après elle, la loi sur la Citoyenneté de 1982 devrait être un élément suffisant pour déterminer si une personne est un « faux » ou « vrai » citoyen. Avant 1982, toute personne née sur le territoire était considérée comme un national. Mais depuis, la citoyenneté birmane est refusée aux communautés dont les ancêtres sont arrivés dans le pays après 1823.

Toujours selon cette parlementaire, l’ancien gouvernement est en partie responsable de la situation pour avoir institué le système de « Carte blanche » accordant un droit de vote aux personnes ne bénéficiant pas de la nationalité birmane en attendant de devenir un citoyen à part entière. La majorité des détenteurs de cette carte étaient des Rohingya, de l’ethnie musulmane de l’Etat du Rakhine que les nationalistes appellent « Bengali ». Ce système de la « carte blanche » a été supprimé le 31 mars 2015, fabriquant de fait 800 000 apatrides. Voir notre article sur la question.