Birmanie : 14 Rohingya blessés dans l'incendie de 400 maisons dans le camp de Sittwe

De nombreuses organisations ont régulièrement condamné les mauvaises conditions dans lesquelles vivent les personnes déplacées internes en Birmanie. "Rohingya". Copie d'écran du “Myanmar Times”, le 4 mai 2016.
De nombreuses organisations ont régulièrement condamné les mauvaises conditions dans lesquelles vivent les personnes déplacées internes en Birmanie. "Rohingya". Copie d'écran du “Myanmar Times”, le 4 mai 2016.
Myanmar Times – Les refuges de 2 000 Rohingya déplacés ont pris feu dans l’Etat de Rahkine, à l’ouest de la Birmanie. L’incendie, qui aurait été provoqué par un accident de cuisine, aurait blessé 14 personnes selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA). L’agence rapporte également des décès qui restent à confirmer. L’aide humanitaire sur place confirme que la plupart des résidents sont des Rohingya, officiellement appelés « Bengali » par les autorités birmanes. 448 tentes ont étés fournies par des associations locales et le gouvernement devrait bientôt subvenir aux besoins des familles en termes de nourriture et d’équipement sanitaire.

De nombreuses organisations dont les Nations unies ont régulièrement condamné les mauvaises conditions dans lesquelles vivent les personnes déplacées à l’intérieur de la Birmanie. Afin d’ « obtenir la bienveillance de la communauté internationale » , précise le Mya nmar Times, le gouvernement birman a relocalisé environ 20 000 Rohingya déplacés. Pourtant, le directeur du groupe « Fortify Rights » a annoncé que les personnes sujettes aux relocalisations voyaient toujours leur liberté de circulation limitée.

Toujours selon le Myanmar Times ce mercredi, le gouvernement a répondu aux exigences des nationalistes : le ministère birman des Affaires étrangères a demandé formellement à l’ambassade des Etats-Unis à Rangoun de ne pas l’utiliser le terme « Rohingya » pour désigner cette ethnie musulmane déclarée apatride par les militairs en mars 2015. « Le terme ‘Rohingya’ n’encourage pas la réconciliation nationale« , a fait savoir le ministère. En réponse, l’ambassadeur américain Scot Marciel a soutenu que l’emploi du mot n’était pas une « décision politique », mais « qu’il était d’usage d’appeler les gens tel qu’ils le souhaitent. »