Près de quinze ans se sont écoulés depuis le séisme du 11 mars 2011 et le tsunami dévastateur qui ont frappé la côte Pacifique du Tōhoku, provoquant l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi. Cet enchaînement tragique, l’un des pires de l’histoire moderne du Japon, a profondément transformé la région. Des dizaines de milliers d’habitants ont été déplacés, des villages désertés, des terres agricoles rendues inutilisables, un tissu industriel anéanti. Pendant des années, Fukushima a été associée au traumatisme, à la contamination, à l’exode.