Revue de presse Asie - 9 novembre 2016

Victoire de Trump : peur sur le libre-échange en Asie

Avec l'élection de Trump, c'est la vision américaine du libre-échange qui est remise en cause. Copie d'écran du "Straits Times", le 9 novembre 2016.
Avec l'élection de Trump, c'est la vision américaine du libre-échange qui est remise en cause. Copie d'écran du "Straits Times", le 9 novembre 2016.
Straits Times – « L’Asie aurait préféré une figure familière à la Maison Blanche », regrette l’éditorialiste du Straits Times. A ses yeux, outre les enjeux de sécurité régionale, c’est la vision américaine du libre-échange qui est remise en cause. Sur ce sujet, même la Chine et l’Inde ont des raisons d’être nerveuses face aux harangues anti-mondialisation de Trump. Mais c’est surtout le Vietnam, la Malaisie et Singapour qui vont être déçus de l’élection d’un nouveau président américain si opposé au Traité transpacifique. Le fameux TPP devait ouvrir la plus grande zone de libre-échange au monde avec 12 pays signataires jusqu’à présent, à l’exclusion de la Chine. Le magnat de l’immobilier désormais maître de la Maison Blanche a promis de le tuer avant qu’il naisse.

Cette même peur est soulevée à Séoul par le Korea Times. Le traité de libre-échange bilatéral entre la Corée du Sud et les Etats-Unis est en « grave danger », s’alarme le quotidien sud-coréen. Tout le long de sa campagne électorale, Donal Trump n’a en effet cessé de le qualifier de « catastrophique » et d’« injuste ». « Hillary s’est engagée vivement avec la Corée dans cet accord assassin pour les emplois », avait lancé le milliardaire le 2 août dernier, affirmant que le deal avait supprimé « 100 000 emplois, surtout dans l’industrie automobile ». Trump n’a pas dit s’il allait renégocier ce traité de libre-échange, mais ses appels répétés à revenir au « ground zero sur ce type d’accord, le laissent penser.

Soutenez-nous !

Asialyst est conçu par une équipe composée à 100 % de bénévoles et grâce à un réseau de contributeurs en Asie ou ailleurs, journalistes, experts, universitaires, consultants ou anciens diplomates... Notre seul but : partager la connaissance de l'Asie au plus large public.

Faire un don