Revue de presse Hong Kong - 8 novembre 2016

Hong Kong : Après la disqualification par Pékin des députés localistes, vers une crise plus aigüe ?

Faut-il s'attendre à une nouvelle vague de manifestations à Hong Kong ? Copie d'écran du Straits Times, le 8 novembre 2016.
Faut-il s'attendre à une nouvelle vague de manifestations à Hong Kong ? Copie d'écran du Straits Times, le 8 novembre 2016.
South China Morning Post – Avec son interprétation de l’article 104 ayant conduit à la destitution de deux députés localistes, les autorités de Pékin ont-elle « modifié » la loi fondamentale hongkongaise ? Oui, d’après certains députés pro-démocratie de l’ex-colonie britannique, qui y voient une « ingérence » dans les affaires judiciaires locales voire une « rupture » du schéma « un pays, deux systèmes » qui détermine les relations entre Hong Kong et la Chine depuis la rétrocession de 1997. Les analystes prévoient ainsi « un redoublement des tensions dans les jours à venir », et la police de la région administrative est « sur le qui-vive ». Pourtant, les rues étaient « particulièrement calmes » hier lundi 7 novembre, alors que les partis pro-démocratie donnaient leur conférence de presse – vif contraste avec la nuit précédente qui avait vu 4 000 manifestants s’opposer à la police devant le bureau de liaison avec Pékin, rapporte le Straits Times.

L’une des raisons pour lesquelles les tensions pourraient s’accroître réside dans la détermination de Pékin. Car après la disqualification de Sixtus Baggio Leung Chung-hang et de Yau Wai-ching, dont le serment n’avait jamais été validé, les autorités communistes pourraient bien souhaiter écarter deux autres députés localistes, bien investis cette fois-ci : Lau Siu-lai, dont le serment aurait été prononcé « trop lentement » et Nathan Law, qui a « froncé les sourcils avec intonation » lors de son intronisation. Argument avancé par Pékin d’après le South China Morning Post : son interprétation de l’article 104 est rétroactive… Les officiels hongkongais estiment cependant que le jugement reste entre les mains des cours de justice locales.