Revue de presse insolite - octobre 2016

La face B de l'actu asiatique

Voici un lychee dont l'ingestion risque de réveiller l'ankylosaure endormi. Copie d'écran du Taipei Times, le 5 octobre 2016.
Voici un lychee dont l'ingestion risque de réveiller l'ankylosaure endormi. Copie d'écran du Taipei Times, le 5 octobre 2016.

On ne joue pas avec la nourriture

Japon : les camions de vidange d’Osaka sentiront désormais le chocolat

Vice – Rendre gourmand le traitement des eaux usées ? C’est la mission que se sont fixé quatre entreprises d’Osaka, lassées de la puanteur des égoûts de la ville. Objectif : donner aux camions de vidange nippons la délicate odeur de chocolat, en imprégnant l’huile lubrifiante utilisée dans leurs équipements d’aspiration. Si la mission a bien été accomplie, la réaction des habitants a été plus que mitigée. Il faut dire que la couleur des eaux usées est bien souvent de la même couleur que celle du chocolat, rappelle Vice… L’entremêlement causé par la vue et l’odorat qui « forcerait » presque les riverains à « associer le chocolat avec les excréments ». C’est pourquoi certains d’entre eux ont proposé de développer des odeurs de citron ou d’orange, minimisant un risque de confusion pour le moins embarrassant.

Taïwan : il sculpte des fruits en forme de dinosaures

Non, cette noix de betel n'a pas subi de mutation. Copie d'écran du Taipei Times, le 5 octobre 2016.
Non, cette noix de betel n'a pas subi de mutation. Copie d'écran du Taipei Times, le 5 octobre 2016.
Taipei Times – Dans son « verger du jurassique », l’artiste taïwanais Ho Chia-hsin sculpte des fruits locaux en forme de dinosaures – une façon originale d’allier héritage familial et passion pour les films de Spielberg. Pour l’instant, sa production se limite à un ankylosaure endormi en lychee, et à un foetus de raptor en noix de betel, rapporte le Taipei Times. Recouverts d’une fine couche de résine, les exemplaires se monayent un peu plus de cinquante euros la pièce. « J’espère que toute personne pourra en acquérir un », confie Ho. C’est une question de goût.

Malaisie : les hot-dogs doivent-ils changer de nom ?

Ceci n'est plus un "hot-dog". Copie d'écran de la BBC, le 19 octobre 2016.
Ceci n'est plus un "hot-dog". Copie d'écran de la BBC, le 19 octobre 2016.
BBC – Les hot-dogs halal en Malaisie, c’est bientôt fini ? Le Département malaisien du Développement islamique, organe gouvernemental, vient d’émettre un jugement en faveur d’un changement de nom pour les petits sandwiches chauds. En effet, explique le directeur dudit Départenant, l’appellation « hot-dog » fait référence au chien, un animal considéré comme « sale » par la religion musulmane – et qui ne peut donc pas recevoir de certification halal. De manière générale, « les appellations des aliments halal ne doivent pas faire référence à des aliments non-halal […] afin de ne pas créer de confusion ». C’est ainsi que la chaîne américaine Auntie Anne’s a consenti à renommer ses « Pretzel Dogs » en « Pretzel Sausages » dans le pays. La décision du Département malaisien du Développement islamique a néanmoins irrité le ministre du Tourisme, qui l’a jugée « stupide et arriériste » – de même qu’elle a déclenché les railleries de bon nombres d’internautes malaisiens.

Amour et vocation

Chine : une amatrice d’escalade peint l’homme qu’elle aime sur une falaise

"Hello from the other side". Copie d'écran du Straits Times, le 16 octobre 2016.
"Hello from the other side". Copie d'écran du Straits Times, le 16 octobre 2016.
The Straits Times – Tous les week-ends pendant deux mois, une amatrice chinoise d’escalade a peint le portrait de son idéal masculin sur le mont Fanzheng, dans la province du Zhejiang. Résultat : une fresque de sept mètres de haut représentant « 33Liuyun », petit nom donné par Lingling à l’homme qu’elle aime à sens unique. Mais le principal intéressé a toujours refusé d’aller voir la falaise, qu’il avait escaladée à mains nues en 2012, déclare une Lingling triste mais pas découragée. « Je veux garder mon amour au sommet de la montagne pour toujours, et le célébrer depuis là-haut », confie-t-elle au Straits Times. Son cas fait débat parmi les internautes chinois : tandis que certains admirent sa persévérance, d’autres l’accusent tout simplement de vandalisme… Aigris, ou réalistes ?

Népal : la nonne bouddhiste devenue superstar de la chanson

A écouter, « Phoolko Aakhama », l’un des principaux tubes de la nonne superstar Ani Choying Drolma :
The China Post – Après Soeur Sourire en Belgique, Soeur Cristina en Italie, découvrez Ani Choying Drolma au Népal ! Cette nonne bouddhiste, connue dans tout le pays, doit sa célébrité à ses 12 albums qui ont fait d’elle une superstar de la chanson à travers l’Himalaya. « Je m’oppose totalement à l’idée conservatrice et conventionnelle de ce que devrait être une nonne bouddhiste », explique-t-elle au China Post. Ce qui n’est pas sans causer les critiques de certains membres de son clergé, prônant une « vie simple d’ascète, […] incompatible avec l’argent et la célébrité ». Drolma se justifie en donnant d’importantes sommes à des associations et en dirigeant un hôpital spécialisé dans les maladies rénales – ce qui ne l’empêche pas de vivre dans une villa luxueuse de la banlieue de Katmandou et de rouler en voiture haut de gamme, rétorquent ses détracteurs… La star de la chanson conclut, pleine de sagesse : « Je suis connue aujourd’hui, mais plus personne ne me connaîtra demain. La célébrité s’efface avec le temps. C’est la vie. »

Thaïlande : un éléphanteau sauve un homme de la noyade

A voir, un sauvetage en eaux troubles des plus adorables :
The Indian Express – Voilà une vidéo qui ferait fondre le coeur des plus insensibles. Dans le parc naturel de Thaïlande, Kham La l’éléphanteau s’est rué dans la rivière pour porter secours à l’un de ses soigneurs, Darrick, qu’il pensait être en train de se noyer. L’homme était en fait en train de nager paisiblement mais a bien remercié Kham La, qui l’a enlacé avec sa trompe une fois au bord du rivage. Des images pleines d’amour qui ont fait le tour du monde.

Sacrés cadeaux !

Japon : des touristes chinois volent un siège de toilettes, puis s’excusent

South China Morning Post – C’est un souvenir typiquement nippon ; mais difficile à voler sans braquer l’attention sur soi. Des touristes chinois en ont fait la malheureuse expérience dans un hôtel de Nagoya : ils ont décidé d’embarquer un siège de toilettes « de rechange » qui se trouvait sous le lit de leur chambre, informe le South China Morning Post. Ils pensaient qu’il s’agissait d’un oubli d’anciens clients et ont cru pouvoir l’emporter en toute discrétion. C’était sans compter sur le service d’ordre de l’hôtel, auquel la disparition du siège n’a pas échapper. Un coup de fil au tour-opérateur chinois aura néanmoins suffi pour retrouver la trace des toilettes – et obtenir les excuses des touristes peu scrupuleux.

Indonésie : les habitants de Jakarta payés 1,50 dollar pour chaque rat attrapé

Les rats de Jakarta n'ont qu'à bien se tenir. Copie d'écran de Channel News Asia, le 19 octobre 2016.
Les rats de Jakarta n'ont qu'à bien se tenir. Copie d'écran de Channel News Asia, le 19 octobre 2016.
Channel News Asia – Comment éliminer efficacement la vermine des rues de Jakarta, l’une des capitales les plus surpeuplées et polluées du monde ? En rémunérant tous ceux qui attraperont un rat grouillant dans les caniveaux, mort ou vif. Salaire : 20 000 roupies indonésiennes par tête, soit 1,50 euros. Les autorités municipales se chargeront ensuite d’enterrer les nuisibles. Une telle entreprise avait déjà été tentée à Hanoï sous la colonisation française, note Channel News Asia, sans que cela se traduise par un succès : les Vietnamiens coupaient seulement la queue des rats pour les présenter aux autorités de la ville et toucher la somme due, tout en relâchant les animaux dans la nature.

La Corée du Sud s’offre sa Tour Eiffel pour 2019

The Korea Times – Elle sera certainement très chic, la « Tour Eiffel version coréenne » que s’est commandée le port de Pohang pour 2019. La ville, située au sud de la péninsule, cherche à construire un monument emblématique pour attirer plus de touristes. Le choix des 20 experts convoqués s’est ainsi porté sur le symbole de la capitale française. D’une hauteur de 300 mètres, le batiment sera sensiblement de la même taille que notre Tour Eiffel (324 mètres), pour un budget de 130 millions d’euros.
Par Alexandre Gandil