Revue de presse Corée du Sud - 7 novembre 2016

Corée du Sud : après le scandale de la confidente, rôle symbolique ou démission pour Park ?

Park Geun-hye peut-elle vraiment être rapidement écartée du pouvoir ? Copie d'écran de Hankyoreh, le 7 novembre 2016.
Park Geun-hye peut-elle vraiment être rapidement écartée du pouvoir ? Copie d'écran de Hankyoreh, le 7 novembre 2016.
Hankyoreh – Comment faire pour apaiser l’opinion publique sud-coréenne, de plus en plus remontée contre sa présidente ? Selon Hankyoreh, la solution la plus « modérée » consisterait à former un « gouvernement neutre » qui détiendrait le « pouvoir réel » jusqu’à la fin du mandat de Park Geun-hye, reléguant cette dernière au « rôle symbolique de chef d’Etat ». Mais parce que la présidente pourrait « revenir sur sa décision à n’importe quel moment », d’aucuns demandent sa démission pure et simple. Dans cette perspective, deux camps s’opposent : ceux privilégiant la démission « immédiate » de Park, conduisant à des élections sous 60 jours (comme le dirigeant du parti Saenuri, Chung Jin-suk), et ceux en faveur de la formation d’un « gouvernement transitoire » avant des élections anticipées (comme le leader du Parti de la Justice, Shim Sang-jung).

Quelle que soit la solution privilégiée par l’opinion publique et la classe politique, Park Geun-hye semble bien déterminée à s’accrocher au pouvoir. Dans ce cas, la seule solution restante serait celle de l’impeachment, qu’aucun homme politique n’ose encore évoquer – à l’exception de Lee Jae-myung, maire de Seongnam. Cela nécessiterait l’accord de 200 députés sur 300, ce qui implique une alliance entre le parti Saenuri et les forces d’opposition. Une solution d’autant moins envisageable qu’aucune enquête n’a encore permis de mettre en lumière des « activités illégales » opérées par Park, que les parlementaires devraient pourtant présenter devant la Cour constitutionnelle s’ils veulent obtenir sa destitution.