Revue de presse Birmanie - 7 novembre 2016

Birmanie : une presse pas si libre depuis la victoire d'Aung San Suu Kyi

La transition démocratique en Birmanie est progressive, et la liberté de la presse n'est pas encore assurée. Copie d'écran du Myanmar Times, le 7 novembre 2016.
La transition démocratique en Birmanie est progressive, et la liberté de la presse n'est pas encore assurée. Copie d'écran du Myanmar Times, le 7 novembre 2016.
Myanmar Times – Certes, la transition démocratique birmane est en marche. Mais ce n’est pas une raison pour « oublier les véritables défis restants ». Le mois dernier, alors que Barack Obama levait les dernières sanctions américaines sur le pays, deux cours de justice birmanes ont condamné plusieurs journalistes pour diffamation. En cause : le récit métaphorique d’un poisson dont les conditions de vie sont dégradées par la pollution (un journaliste condamné), et l’extorsion de fonds opérée par un leader politique local afin d’organiser son propre anniversaire (deux journalistes condamnés). Les accusés ont eu le choix entre payer 24 dollars d’amende ou subir un mois d’emprisonnement.

Le Myanmar Times voit dans « la menace de sanction pour diffamation » et les « procès coûteux » la perpétuation – par d’autres moyens – du régime de censure opéré au temps de la dictature et levé depuis la transition démocratique. Désormais, les journalistes birmans seraient donc incités à « s’auto-censurer » – une dynamique appuyée au sein des « zones auto-administrées » du pays, où gouvernent de facto les partis des minorités ethniques. Car contrairement à la Ligue nationale pour la démocratie, ces derniers peuvent s’avérer en faveur d’un « pouvoir autoritaire ».