Revue de presse Inde - 19 octobre 2016

Inde : Modi compare ses troupes à l'armée israélienne

Le parallèle dressé par Modi entre son armée et Tsahal n'a pas plu au Pakistan. Copie d'écran de The Indian Express, le 19 octobre 2016.
Le parallèle dressé par Modi entre son armée et Tsahal n'a pas plu au Pakistan. Copie d'écran de The Indian Express, le 19 octobre 2016.
The Indian Express – C’est un parallèle étonnant que la presse du sous-continent indien n’a pas manqué de relever. Lors d’un discours de Narendra Modi au Madhya Pradesh, le Premier ministre indien a vanté les mérites de l’armée nationale tout en la comparant à celle d’Israël. Pourquoi ? D’après le quotidien indien Firstpost, la réponse est simple : la mission de Tsahal est de défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale d’Israël via « tous les moyens à sa disposition », ce qui a « un impact phénoménal sur l’ensemble de la structure sociale du pays ». Et l’armée indienne serait sur cette voie. Son « courage » est désormais « évoqué dans tout le pays », explique Modi, « comme ce fut le cas en Israël. » Le Premier ministre a d’ailleurs qualifié le territoire indien de « territoire divin » et « des martyrs », note Scroll.in.

Côté pakistanais, le quotdien Dawn est plus critique, voire acerbe. D’après lui, le parallèle entre l’armée indienne et Tsahal est à trouver dans « les opérations secrètes menées en territoire étranger […] qui constituent leur spécialité » – dressant de fait une comparaison entre le Pakistan et la Palestine. Dans le viseur du journal : les « frappes chirurgicales » opérées par New Delhi le mois dernier, au-delà de la Ligne de Contrôle divisant le Cachemire entre Inde et Pakistan… Modi se serait directement inspiré de la « vigueur israélienne » dans ce domaine.

La tension ne retombe d’ailleurs pas dans la région : 44 personnes ont été arrêtés dans la ville indienne de Baramulla, dans l’Etat du Jammu-et-Cachemire – à la limite de la Ligne de Contrôle. D’après des témoignages, l’ensemble de la vieille ville aurait été passée au peigne fin – ce qui a permis de découvrir des drapeaux pakistanais et chinois, mais aussi des cocktails molotov, des bloc-notes appartenant aux groupes terroristes Lashkar-e-Taiba (LeT) et Jaish-e-Mohammed, des téléphones mobiles et du « matériel séditieux », rapporte le Times of India. En représailles, le LeT a émis des menaces à l’égard du responsable du poste de police de Baramulla.

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