Revue de presse Inde - 14 octobre 2016

Inde : avant les BRICS, Modi rencontre Poutine, le "partenariat stratégique" en question

Malgré les apparences, la coopération russo-indienne en matière stratégique n'est pas prête de s'éteindre. Copie d'écran du Firstpost, le 14 octobre 2016.
Malgré les apparences, la coopération russo-indienne en matière stratégique n'est pas prête de s'éteindre. Copie d'écran du Firstpost, le 14 octobre 2016.
Firstpost – Cela va-t-il donner un coup de fouet aux relations entre Moscou et New Delhi ? Vladimir Poutine est arrivé en Inde ce vendredi 14 octobre – où il doit assister au 8e sommet des BRICS à Goa, mais aussi rencontrer le Premier ministre Narendra Modi dans le cadre du 17e sommet annuel Inde-Russie. Un partenariat initié en 2000 par Vladimir Poutine lui-même.

Cette visite intervient dans un contexte relativement incertain, explique le quotidien Firstpost. Car New Delhi s’inquiète du rapprochement entre Moscou et Islamabad, alors que les rapports entre les deux pays d’Asie du Sud sont au plus bas. Il y a quelques jours, la Russie et le Pakistan ont en effet conclu leur première série d’exercices militaires conjoints (du 24 septembre au 10 octobre). Mais que le peuple indien se rassure, annonce le journal : dans le même temps, Moscou et New Delhi conduisaient également de tels exercices, mais à un niveau « bien plus sophistiqué » (du 23 septembre au 2 octobre).

Cependant, pourquoi la Russie cherche-t-elle tout de même à développer ses relations avec le frère ennemi de l’Inde ? Deux raisons à cela : combattre le terrorisme et le trafic de drogue venus d’Afghanistan, et consolider les relations bilatérales dans un contexte post-guerre froide et post-retrait des troupes américaines en Afghanistan. « Rien d’anti-indien », donc, tient à souligner Moscou. Néanmoins, difficile pour New Delhi de ne pas y voir une réaction face à son rapprochement avec Washington…

Quoi qu’il en soit, la Russie reste « le principal partenaire stratégique » de l’Inde, tient à souligner Firstpost : 70 % des équipements indiens de défense proviennent de ce pays – ce qui ne crée pas pour autant de déséquilibre dans leur relation. Car la « collaboration » et le « transfert de technologies » est au coeur de leurs rapports (comme pour les sous-marins nucléaires) – ce que les Etats-Unis ou les autres pays occidentaux sont encore « réticents » à faire avec New Delhi. De plus, les deux Etats nourrissent « le même constat que l’architecture mondiale de sécurité actuelle, dont ses mécanismes fondés sur le droit international, ne garantissent pas l’égalité entre toutes les nations » : ce qui laisse présager que la Russie restera « le principal allié » de l’Inde pour les années à venir.

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