Revue de presse Népal - 19 septembre 2016

Les migrants népalais vers la Malaisie coincés dans un "système injuste"

Partir travailler en Malaisie devient hors de prix pour un ouvrier népalais. Copie d'écran du Kathmandu Post, le 19 septembre 2016.
Partir travailler en Malaisie devient hors de prix pour un ouvrier népalais. Copie d'écran du Kathmandu Post, le 19 septembre 2016.
Kathmandu Post – 665 euros. Voilà la somme moyenne que doivent payer les Népalais qui souhaitent partir travailler en Malaisie. La raison de ce coût exorbitant : la multiplication d’étapes administratives à accomplir pour obtenir un visa. En 2013, la Malaisie a décidé de sous-traiter la gestion des travailleurs étrangers à des agences multipliant par cinq le montant des frais.

Avant d’obtenir leur visa et de pouvoir travailler en Malaisie, les migrants népalais doivent ainsi traverser un véritable parcours du combattant. Et chaque étape à son coût. Le périple débute avec des visites médicales dans des agences malaisiennes installées au Népal. Puis il faut payer des charges à trois compagnies différentes : l’une s’occupe du visa, l’autre du passeport, et la dernière de l’identification biométrique des travailleurs. A cela s’ajoutent les frais pour obtenir un droit de travail, une assurance, et les services d’une agence de recrutement. Au total, partir travailler en Malaisie coûte aujourd’hui 282 euros de plus qu’auparavant (+ 75 % par rapport aux 383 euros initiaux).

Au Népal, les agences de recrutement accusent ainsi la Malaisie d’exploiter les travailleurs étrangers et appellent à suspendre ce système. Ces agences de sous-traitance appartiendraient majoritairement à des proches de personnalités politiques malaisiennes qui serviraient ainsi leurs propres intérêts économiques. De son côté, la Malaisie menace de ne plus engager de travailleurs Népalais si des actions étaient prises contre ces agences de sous-traitance. Ces dernières années, le nombre de travailleurs népalais partant en Malaisie connaît une forte chute. Seuls 60 979 Népalais sont partis l’année dernière, contre 202 828 l’année précédente (- 70 %).