Revue de presse Japon - 15 septembre 2016

Japon : Renho, première femme à la tête du Parti démocrate

A 48 ans, Renho Murata effectue son troisième mandat à la chambre des conseillers. Son élection à la tête du parti démocrate est une première dans l'histoire de la démocratie japonaise. Copie d'écran du Mainichi, le 15 septembre 2016.
A 48 ans, Renho Murata effectue son troisième mandat à la chambre des conseillers. Son élection à la tête du parti démocrate est une première dans l'histoire de la démocratie japonaise. Copie d'écran du Mainichi, le 15 septembre 2016.
Mainichi Shimbun – C’est une première dans l’histoire de la démocratie nippone. Hier, mardi 14 septembre, le Parti démocrate japonais a élu à sa tête une femme de 48 ans qui effectue son troisième mandat à la Chambre des conseillers [chambre haute de la Diète japonaise, NDLR]. Renho Murata, connue publiquement et politiquement sous son seul nom de Renho, est née au Japon d’un père taïwanais et d’une mère nippone et a été naturalisée japonaise en 1985 à l’âge de 17 ans. Elle est élue à la Chambre des conseillers depuis 2004 dans la circonscription de Tokyo. Au cours de ces deux semaines d’élections internes au principal parti d’opposition du pays, elle s’est surtout exprimée sur sa volonté d’empêcher à tout prix une réforme de l’article n°9 de la Constitution – tel que voulue par le gouvernement de Shinzo Abe.

Selon le quotidien japonais, au terme de son élection, Renho doit désormais « améliorer la crédibilité du parti » afin que ce dernier soit vu comme une alternative possible au Parti libéral du Premier ministre, notamment en vue des prochaines élections à la Chambre des représentants [chambre basse de la Diète japonaise, NDLR]. Elle devra également décider si le Parti doit continuer sur la ligne politique décidée par son prédécesseur : à savoir une alliance électorale avec le Parti communiste japonais et d’autres formations politiques de moindre importance, malgré l’existence de fossés idéologiques évidents.
A l’issue de l’élection, alors même que le sujet avait trouvé un écho dans les rangs du Parti démocrate ces derniers jours, elle a annoncé avoir commencé les procédures de renoncement à la citoyenneté taïwanaise qu’elle avait jusqu’alors conservée – la double nationalité étant découragée mais pas pénalisée par la loi au Japon.