Revue de presse Maldives - 14 septembre 2016

Maldives : l'ex-président Nasheed veut "renverser légalement" le gouvernement Yameen

L'ancien président Mohamad Nasheed, en exil à Londres, est prêt à s'allier avec son pire ennemi, Maumoon Abdus Gayoom, qui a régné pendant 30 ans sur l'archipel. Copie d'écran de NDTV, le 14 septembre 2016.
L'ancien président Mohamad Nasheed, en exil à Londres, est prêt à s'allier avec son pire ennemi, Maumoon Abdus Gayoom, qui a régné pendant 30 ans sur l'archipel. Copie d'écran de NDTV, le 14 septembre 2016.
NDTV – Combien de temps le très autoritaire président Yameen restera-t-il à la tête des Maldives ? Difficile à dire car en coulisses, on s’organise pour le pousser vers la sortie. C’est le dessein de Mohamad Nasheed, leader de l’opposition et premier président démocratiquement élu des Maldives en 2008. Nasheed est aujourd’hui en exil à Londres, après des années de prison sous l’accusation de terrorisme, condamnation qu’il a toujours dénoncée comme « politique ». Pour se débarrasser de Yameen, Nasheed est aujourd’hui prêt à s’allier avec son pire ennemi, Maumoon Abdul Gayoom, qui a régné pendant 30 ans sur l’archipel.

Jusqu’à présent Nasheed accusait Gayoom d’avoir orchestré sa chute, et d’exercer encore son influence sur le régime actuel. Mais le temps du pardon est manifestement arrivé : Nasheed souhaite maintenant se rapprocher de son ancien ennemi pour le convaincre de retirer son soutien politique à Yameen et le « renverser légalement ». Car l’opposition ne peut agir seule, a déclaré Nasheed qui a perdu l’élection présidentielle de 2013 contre Yameen. Depuis sa victoire controversée, ce dernier a largement durci la démocratie maldivienne, en emprisonnant pas moins de 340 000 dissidents. Presque tous les leaders de l’opposition ont été incarcérés ou sont partis en exil. En juillet dernier, la fille de Gayoom, Dunya Maumoon a démissionné de son poste de ministre des Affaires étrangères pour protester contre la réinstauration de la peine de mort, plus de 70 ans après son abolition. D’où l’opportunité de nouvelles alliances.