Revue de presse Philippines - DATE

Philippines-Indonésie : Duterte donne son "feu vert" à Jokowi pour l'exécution de Mary Jane

La philippine Mary Jane est dans le couloir de la mort depuis avril 2010 en Indonésie, où elle a été arrêtée pour trafic de drogues. Copie d'écran du Jakarta Post, le 12 septembre 2016.
La philippine Mary Jane est dans le couloir de la mort depuis avril 2010 en Indonésie, où elle a été arrêtée pour trafic de drogues. Copie d'écran du Jakarta Post, le 12 septembre 2016.
The Jakarta Post – Il était attendu pour obtenir sa grâce. Mais le président Rodrigo Duterte a donné son accord ce lundi 12 septembre à son homologue indonésien, Joko « Jokowi » Widodo pour l’exécution d’une ressortissante philippine : Mary Jane Veloso. Suspectée d’implication dans un trafic de drogue, elle est emprisonnée en Indonésie depuis avril 2010. « J’ai expliqué la situation de Mary Jane au président Duterte, a déclaré Jokowi. Je lui ai dit qu’elle avait été jugée coupable d’avoir transporté 2,6 kilogrammes d’héroïne et je lui ai donné la date de l’exécution lors de cette conversation. »

L’année dernière, Mary Jane avait échappé de justesse au peloton d’exécution grâce à un témoignage de dernière minute. L’homme suspecté de l’avoir employée avait été arrêté aux Philippines où une enquête parallèle avait aussitôt été ouverte. Le 30 avril dernier, elle figurait de nouveau dans la liste des futurs exécutés avant que son nom en soit retiré, l’enquête étant toujours en cours dans son pays d’origine.

Lors de son investiture en 2014, Joko Widodo avait déclaré la guerre à la drogue. En 2015, 14 personnes suspectées d’être liées au trafic de drogue ont été exécutées dont deux Australiens, un Brésilien et un Nigérian. D’autres étrangers sont toujours dans le couloir de la mort comme le français Serge Atlaoui et la britannique Lindsay Sandiford. Duterte s’est lui engagé dans une guerre anti-drogue bien plus radicale puisque plus de 2 000 personnes ont déjà été exécutées depuis le début de son mandat. Apparemment, il n’aura pas voulu se déjuger en intercédant pour une compatriote.