Revue de presse Pakistan - 9 septembre 2016

Pakistan : colère de l'opposition alors que le gouvernement louvoie sur les "Panama Papers"

Des centaines d'hommes d'affaires et de politiques pakistanais, dont la famille du Premier ministre Nawaz Sharif, ont été éclaboussés dans le scandale des Panama Papers. Copie d'écran de The Express Tribune, le 9 septembre 2016.
Des centaines d'hommes d'affaires et de politiques pakistanais, dont la famille du Premier ministre Nawaz Sharif, ont été éclaboussés dans le scandale des Panama Papers. Copie d'écran de The Express Tribune, le 9 septembre 2016.
The Express Tribune – Les appels à tenir une enquête indépendante sur le scandale des Panama Papers au Pakistan sont-ils lancés en vain ? Les députés de l’opposition en sont convaincus, révèle The Express Tribune. Près de six mois après les premières révélations qui ont éclaboussé des centaines d’hommes d’affaires et politiques pakistanais – dont la famille du Premier ministre Nawaz Sharif -, Islamabad évite toujours d’apporter un « éclairage institutionnel » sur l’affaire. Deux événements récents font penser à l’opposition que le parti au pouvoir repousse à dessein toute avancée sur ledit « Panamagate ». D’une part, le cinquième blocage opéré par le Comité fédéral des Recettes publiques à l’encontre d’une requête du Comité permanent de l’Assemblée nationale, demandant l’ouverture d’une enquête institutionnelle. D’autre part, le boycott par quatre institutions d’Etat d’une session spéciale du Comité des Comptes publics sur le scandale d’évasion fiscale.

« C’est un mouvement planifié derrière lequel se trouve le gouvernement », estime un député de l’opposition ; « Les institutions gouvernementales ne remplissent pas leur rôle en raison de l’implication de la famille Sharif dans le scandale », déclare un autre. La colère gronde également autour de la Commission pakistanaise des Opérations de bourse qui, si elle a bien confirmé l’implication de 444 citoyens pakistanais dans des faits d’évasion fiscale, s’est déclarée incompétente pour entreprendre des poursuites judiciaires à leur encontre – ce qui lui est pourtant permis en vertu de la section 101 du Securities Act de 2015…