Revue de presse Malaisie - 9 septembre 2016

Malaisie : rumeurs d'élections générales anticipées

Najib Razak, en plein coeur d'un scandale financier va t-il organiser des élections anticipées ? Copie d'écran du Straits Times, le 9 septembre 2016.
Najib Razak, en plein coeur d'un scandale financier va t-il organiser des élections anticipées ? Copie d'écran du Straits Times, le 9 septembre 2016.
The Straits Times – Elections anticipées ou pas ? Voilà des jours que la rumeur se propage. Le Premier ministre malaisien Najib Razak et les hautes instances du parti de l’UMNO au pouvoir ont profité de la douzaine de rencontres du parti organisées ces dernières semaines pour pousser certains de leurs membres à aller à la rencontre des jeunes citoyens. Et dans leur bouche, il n’y a que les prochaines élections qui semblent compter. Au point que certains spéculent que les Malaisiens pourraient se rendre aux urnes bien avant mi-2018, date officielle des élections.

Au coeur du scandale financier 1MDB (1Malaysia Development Berhad) depuis plusieurs mois, la légitimité politique du Premier ministre Najib Razak est remise en question. Une victoire à des élections anticipées pourrait non seulement redorer son blason mais aussi lui assurer un nouveau mandat pour mettre en place ses réformes.

« Le mois de mars a été évoqué », a avoué un membre du parti de l’Umno souhaitant rester anonyme. En faveur du parti au pouvoir : les dissensions actuelles dans l’opposition qui peine à s’organiser, et qui rabattent les cartes politiques. « L’opposition est dispersée. Nous sommes plus prêts que jamais. » Les experts, quant à eux, sont plus mitigés. « Organiser des élections à une période où les prix du pétrole et des marchandises sont si bas, où la situation est si fluctuante, paraît risqué », explique Sholto Byrnes, professeur à l’Institut en affaires internationales à l’université de Kuala Lumpur.

Lors des dernières élections en 2013, Najib Razak avait dissout le Parlement à la dernière minute permettant à l’opposition de se renforcer. La coalition du Barisan national majoritaire avait fait son pire score depuis son arrivée au pouvoir cinq ans auparavant. Si la rumeur devait être vite confirmée officiellement, l’opposition serait prise par surprise.