Revue de presse Birmanie - 9 septembre 2016

Birmanie : Kofi Annan se défend de toute "partialité" dans sa mission en Arakan

Après six jours de visite dans l'Etat de l'Arakan, Kofi Annan a voulu rassurer les habitants de la région et a réaffirmé sa totale partialité. Copie d'écran du Myanmar Times, le 9 septembre 2016.
Après six jours de visite dans l'Etat de l'Arakan, Kofi Annan a voulu rassurer les habitants de la région et a réaffirmé sa totale partialité. Copie d'écran du Myanmar Times, le 9 septembre 2016.
Myanmar Times« On ne se réconcilie pas en se concentrant sur une partie du problème. » Devant la presse birmane ce vendredi 9 septembre, l’ex-secrétaire général de l’ONU a réaffirmé son impartialité dans sa mission de chef de la Commission consultative sur l’Etat de l’Arakan. A son arrivée dans la région mardi dernier, l’ex-secrétaire général de l’ONU chargé par Aung San Suu Kyi de trouver une solution au drame que vit la minorité Rohingya, majoritairement présente dans l’Arakan, avait été hué par des centaines de personnes manifestant contre l’implication d’un étranger dans leurs affaires intérieures.

Au total, trois étrangers ont été chargés de participer à cette nouvelle commission : Kofi Annan, Ghassam Salamé – politologue libanais – et l’ambassadeur norvégienne Laetitia Van Den Assum. Le Parti national arakanais, principal groupe politique de la région, avait rapidement fait savoir son mécontentement à cette annonce refusant de rencontrer Kofi Annan lors de sa visite.

Lors de son voyage, Kofi Annan s’est rendu dans le village de Thet Kay Pyin qui se situe à proximité de plusieurs camps où sont parqués des Rohingyas. Déclarés apatrides par l’ancien gouvernement militaire depuis mars 2015, ces derniers sont reclus dans des camps de fortune à la frontière avec le Bangladesh et privés de tout droit. Il a aussi rencontré le président Htin Kyaw, le commandant en chef des armées Min Aung Hlaing ainsi qu’Aung San Suu Kyi.

Un bureau permanent de la commission va maintenant être installé à Sittwe, capitale de l’Etat de l’Arakan. Dix personnes, dont un représentant de Kofi Annan, doivent élaborer un rapport qui devrait être publié l’année prochaine.