Revue de presse Hong Kong - 8 septembre 2016

Hong Kong : l'ancien chef de l'exécutif Donald Tsang sort de son silence

L’ancien chef de l’exécutif de Hong Kong, Donald Tsang, évoque l'indépendance de l’ancienne colonie britannique, au cœur des débats depuis depuis les élections législatives du 4 septembre dernier. Copie d'écran du South China Morning Post, le 8 septembre 2016
L’ancien chef de l’exécutif de Hong Kong, Donald Tsang, évoque l'indépendance de l’ancienne colonie britannique, au cœur des débats depuis depuis les élections législatives du 4 septembre dernier. Copie d'écran du South China Morning Post, le 8 septembre 2016
South China Morning Post« Les idées disparaissent d’elles-mêmes, si elles sont fausses. » Pour la première fois depuis son départ du gouvernement en 2012, l’ancien chef de l’exécutif de Hong Kong, Donald Tsang Yam-kuen sort de son silence pour évoquer le débat qui agite l’ancienne colonie britannique depuis l’élection le 4 septembre de plusieurs députés favorables à l’indépendance du territoire. « Certains choses ne disparaîtront jamais quels que soient les efforts fournis. D’autres, non fondées ou pas ancrées dans la réalité, finissent par mourir d’elles-mêmes sans qu’on n’ait à faire quoique ce soit. » Profondément chrétien, c’est dans la Bible que l’ancien dirigeant a cherché à éclairer ses propos : « C’est comme la façon dont les gens voyaient le christianisme il y a 2000 ans. À cette époque les sages juifs disaient : « ne vous inquiétez pas de l’apparition de tous ces nouveaux cultes, ils disparaîtront d’eux-mêmes. (…) Si c’est la vérité, on ne peut pas aller contre, du coup mieux vaut prendre les choses calmement et se détendre face à ce problème (de l’indépendance) ».

Le problème principal de Hong Kong, ce sont ses habitants a-t-il ajouté « facilement attirés par des positions extrêmes et qui se détournent de positions centristes plus modérées. » Renouvelant sa confiance, il a toutefois précisé que les Hongkongais étaient “intelligents et sauraient faire les bons choix”.
Pour l’activiste pro-indépendance Eddie Chu, surnommé le « roi des élections » pour avoir raflé 84121 votes dans les Nouveaux territoires dimanche dernier alors qu’il n’était soutenu par aucun parti important, les Hongkongais sont au contraire « trop dociles » et devraient reprendre

« La démocratie doit venir du bas » a déclaré celui qui pense créer des « repair cafes » en guise de QG de son mouvement, et bâtir un système communautaire dans ces lieux où les services (réparations, troc) s’échangeraient au même titre que les idées… « 5% de mes électeurs sont prêts à contribuer financièrement personnellement », a précisé Chu, ce qui rend ce projet de « repair cafes » tout à fait viable.

Optimiste, l’activiste de 38 ans se dit prêt à discuter avec l’actuel chef de l’exécutif Leung Chun-ying, mais ne voit pas l’intérêt de rencontrer les représentants de Pékin tant qu’aucun « ordre du jour n’a été clairement énoncé ». En attendant, contrairement à Donald Tsang, il pense que le jour viendra où son mouvement prendra la majorité au Parlement, le Legco.
Un optimisme et une assurance qui d’après le South China Morning Post lui valent, depuis sa victoire, des menaces de mort.

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