Revue de presse Pakistan - 8 septembre 2016

Pakistan : pour Hafiz Saeed le rapprochement Inde-États-Unis est anti-musulman

"Anti-musulman" Voilà comment Hafiz Saeed, fondateur du groupe djihadiste Lashkar-e-Taliba perçoit l'accord entre l'Inde et la Chine contre le corridor économique sino-pakistanais. Copie d'écran de India Today, le 8 septembre 2016
"Anti-musulman" Voilà comment Hafiz Saeed, fondateur du groupe djihadiste Lashkar-e-Taliba perçoit l'accord entre l'Inde et la Chine contre le corridor économique sino-pakistanais. Copie d'écran de India Today, le 8 septembre 2016
India Today – « Anti-musulman ». Le verdict de Hafiz Saeed, fondateur du groupe djihadiste Lashkar-e-Taliba (Let) est clair : une alliance entre l’Inde et les Etats-Unis contre le corridor économique sino-pakistanais vise « le monde musulman ». Cet homme, accusé d’être impliqué dans les attentats de Bombay en novembre 2008, va plus loin. Selon lui, l’Inde et les États-Unis veulent du mal au Pakistan.

Une accusation sitôt réfutée par le porte-parole du département d’Etat américain, Mark Toner. « Nous avons une forte relation bilatérale avec le Pakistan, mais cela dépend de sa coopération en matière de lutte contre le terrorisme. Nous avons été très clairs. Le Pakistan ne peut pas choisir contre quels groupes terroristes ils luttent ou ne luttent pas », a-t-il déclaré, ajoutant que « le Pakistan doit lutter contre les groupes qui sont sur son sol et cherchent à blesser ses voisins. »

Lors de sa visite au Laos pour le sommet de l’ASEAN, Narendra Modi, premier ministre indien, a insisté sur la menace terroriste se déclarant inquiet face à « l’exportation de la terreur », visant clairement le Pakistan dans ses propos, rapporte India Today. « La menace est locale, régionale et transnationale. Notre partenariat avec l’ASEAN doit amener à une coopération et à une coordination pour trouver une réponse à cette menace », a-t-il déclaré. Lundi dernier, alors présent au G20, il avait à mots à peine voilés accusé le Pakistan d’être la seule nation d’Asie du Sud déployant « des envoyés de la terreur », et insisté sur l’importance de punir et d’isoler « ceux qui encouragent la menace ».

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